Occuper, Résister, Produire


occuper-resisterDans son nouveau livre, le photographe Jorge Pousa présente le phénomène des usines récupérées en Argentine. Avec des images, l’auteur d’Abandonos montre comment les travailleurs peuvent vaincre le modèle néolibéral par l’appropriation des moyens de production privés abandonnés et leur transformation en moyens collectifs.

Le modèle néolibéral, mis en oeuvre selon les recettes dictées par le FMI a conduit l’Argentine à la situation de crise sociale la plus grave de son histoire. La dette extérieure, la désindustrialisation, la spéculation financière et l’affaiblissement de l’Etat ont entraîné une croissance énorme de la pauvreté, le chômage et la corruption, dans la période des années 90. Depuis, des usines en faillite abandonnées par les patrons, de longues files de chômeurs, demeurent devant le regard impassible du gouvernement et des syndicats.

Mais il y a eu des travailleurs qui n’ont pas abandonné et ont défendu leur source de revenus de la seule manière possible : occuper l’usine fermée, résister aux tentatives d’expulsion et produire sous leur propre contrôle. Occuper, résister, produire était le cri de ces usines récupérées.  Cette action, sans précédent se poursuit encore aujourd’hui, même si, les classes dominantes l’ignorent ou la répriment. Des centaines d’usines récupérées démontrent la viabilité de leur production, en utilisant des modes de production justes et solidaires.

Jorgue Pousa a travaillé pour ce livre sur ce phénomène. Il le présente à un moment crucial pour l’Europe : les mêmes recettes du FMI font des ravages en Grèce, se déplacent vers l’Espagne et d’autres pays européens, laissant présager des mêmes destinées que celles des travailleurs argentins.

PRIX : 20 € (+frais de port : 4 €) par chèque à l’ordre de FAL Toulouse (bon de souscription)

FAL Toulouse : 42 avenue de Lombez 31300  Toulouse

Le produit de la vente de ce livre sera versé aux associations de Tres Arroyos (ville de la province de Buenos Aires), qui travaillent directement avec la population, en particulier le « comedor popular », géré par l’APDH (Assemblée permanente pour les droits de l’Homme) qui assure des repas pour les enfants. »