Au Chili, des étudiantes occupent des facs pour dénoncer le harcèlement sexuel et le sexisme à l’université (Justine Fontaine/ France Info)


C’est un mouvement inédit au Chili. Depuis plus de deux semaines, les universités sont occupées les unes après les autres par des étudiantes pour exiger la féminisation de l’enseignement supérieur et une lutte effective contre les violences sexuelles. Une manifestation est annoncée vendredi 11 mai à Santiago. « Non au harcèlement sexuel et à l’impunité » ou encore « Occupation féministe des universités » figurent parmi les slogans que l’on peut lire sur les banderoles accrochées devant une dizaine d’établissements dans le pays. 

Des étudiantes manifestent à Santiago du Chili le 9 mai 2018. (Claudio Reyes/ AFP)

Tout est parti de l’université australe de Valdivia au sud du pays. Des étudiantes ont commencé à occuper les locaux lorsqu’elles ont appris qu’un enseignant soupçonné de harcèlement sexuel sur une employée de l’université allait bénéficier d’une importante prime de licenciement. Par la suite, les annonces d’occupation féministe des universités se sont multipliées, touchant Valparaíso (centre-ouest), Concepción et Temuco (sud) ou encore l’une des plus prestigieuses universités du pays à Santiago, la capitale. 

Pour une féminisation de l’enseignement

À Santiago, les étudiantes de la faculté de droit dénoncent l’inefficacité de la procédure engagée contre un professeur accusé de harcèlement sexuel contre une étudiante. Après huit mois d’enquête, cet ancien président du tribunal constitutionnel chilien a simplement été sanctionné pour faute administrative. Au sein de l’université, aucun texte n’encadre le harcèlement sexuel entre professeurs et étudiants. (….)

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