Communiqué – Accord de Cessez le Feu et Cessation des hostilités bilatéral et définitif – Un pas décisif pour la paix en Colombie


France Amérique Latine se réjouit de la signature le 23 juin dernier à la Havane d’un Accord de Cessez-le-feu et Cessation des Hostilités Bilatéral et Définitif entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC-EP.

Cet événement historique, réalisé en présence du président de Colombie, Juan Manuel Santos et du commandant des FARC-EP, Timoléon Jiménez, est un pas décisif sur le chemin qui conduit à la paix par le dialogue en Colombie.

L’accord définit aussi les conditions pour le dépôt des armes, les garanties de sécurité et la lutte contre les organisations criminelles

FAL salue l’engagement des pays garants Cuba et la Norvège et des pays accompagnateurs le Chili et le Venezuela, également signataires de cet accord intermédiaire. Pour Cuba le président Raul Castro, pour la Norvège, le ministre des affaires étrangères, Borges Brende. La présidente du Chili, Michelle Bachelet et du Venezuela, le président Nicolas Maduro.

Nous saluons la forte implication de la communauté internationale représentée lors de la cérémonie : le secrétaire général des Nations Unies, monsieur Ban Ki-­Moon, en tant qu’invité spécial, accompagné par le Président du Conseil de Sécurité et le Président de l’Assemblée Générale. Ainsi que les envoyés spéciaux pour le processus de paix des États Unis et de l’Union Européenne. Une présence régionale représentée par le président de la République Dominicaine, en sa qualité de président de la CELAC; les présidents du Salvador et du Mexique.

France Amérique Latine, qui a toujours soutenu le dialogue et la négociation comme la seule voie pour la résolution du conflit interne en Colombie, se félicite de cette avancée porteuse d’espoir pour la paix et la stabilité dans la région.

Nous appelons les citoyens, les institutions et les associations à continuer cet effort pour soutenir le processus de dialogue et de négociation qui est constamment menacé par ceux qui tirent profit de la guerre et  malheureusement trouvent un écho dans une partie de l’opinion publique.

Nous déplorons les violences policières et la persécution contre les mouvements sociaux, nous condamnons les attentats et les menaces des groupes paramilitaires envers les leaders populaires et les défenseurs des droits humains et environnementaux, nous exigeons au gouvernement colombien de mettre fin a l’impunité de ces crimes. Nous restons vigilants et mobilisés pour le respect des accords et la poursuite des négociations initiées avec l’ELN (Armée de Libération Nationale).

Un accord final est proche et l’approbation démocratique par le peuple colombien sera nécessaire ; il faut mobiliser les bonnes volontés et favoriser la participation de la société civile dans une perspective de contribuer à la construction des espaces de paix et de réconciliation qui consolident l’organisation sociale et la lutte des peuples pour une société juste et respectueuse de la vie.

Paris, 25 juin 2016
FRANCE AMÉRIQUE LATINE