Communiqué de France Amérique Latine : Crimes contre l’humanité, la justice française doit extrader l’ex-policier argentin Mario Sandoval


Communiqué de presse (26 mars. Paris, Buenos Aires)

Crimes contre l’humanité : la justice française doit extrader l’ex-policier argentin Mario Sandoval.

AUDIENCE LE 28 MARS A 9h00 CHAMBRE CRIMINELLE DE LA COUR DE CASSATION, PALAIS DE JUSTICE-PARIS
[Ce matin 28 mars, la Cour de Cassation a fixé une nouvelle date d’audience au 11 avril 2018 à 9h00]

Mercredi 28 mars, la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation tiendra audience sur la demande, soumise il y a 6 ans par la République d’Argentine, d’extradition de Mario Sandoval.

Ancien officier de la police de Buenos Aires, il est poursuivi en Argentine pour crimes contre l’humanité commis durant la dictature (1976-1983). Pour nos organisations, il est temps que Mario Sandoval – installé en France depuis 1985- soit extradé et réponde de ses actes devant la justice argentine.

Cette audience fait suite au pourvoi présenté par Mario Sandoval devant la Cour de Cassation à l’encontre de l’avis favorable à son extradition rendu par la Cour d’Appel de Versailles, le 19 octobre 2017. Un premier avis favorable avait été rendu par la Cour d’Appel de Paris, le 28 mai 2014.

Mario Sandoval est poursuivi dans le cadre de l’enquête menée par le juge argentin Sergio Torres sur les crimes commis au sein de l’École Supérieure de Mécanique de la Marine (ESMA) de Buenos Aires, le plus grand centre de détention et de torture clandestin, dans lequel plus de 5 000 détenus ont disparu durant la dictature. Mario Sandoval est mis en cause, alors qu’il était agent de la division des affaires politiques de la police fédérale argentine, dans l’enlèvement et la disparition, en octobre 1976, d’Hernán Abriata, militant de la Jeunesse universitaire péroniste.

La famille Abriata, en particulier la mère d’Hernán, Beatriz, âgée de 92 ans, et son épouse, Mónica Dittmar, témoins impuissantes de l’enlèvement par Mario Sandoval et son commando, réclament justice depuis plus de 40 ans.

Nos organisations demandent à la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation de rejeter la défense de Mario Sandoval remettant en cause le caractère continu du crime de séquestration et d’approuver les décisions exemplaires des Cours d’Appel de Paris et de Versailles conformément aux obligations internationales de la France, en matière de poursuites des auteurs de disparition forcée.

ACAF – Assemblée de citoyens argentins en France
ACAT – Action des chrétiens pour l’abolition de la torture
FAL – France Amérique latine
FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’homme-
LDH – Ligue des droits de l’homme
CAJ – Comité de Acción Jurídica
CELS – Centro de Estudios Legales y Sociales
LADH – Liga Argentina por los derechos del hombre