Lucía, notre volontaire auprès de la Fondation Pachamama en Équateur


Photo_Lucia_EquateurLiée à l’Amérique Latine de par mes origines argentines et mes premiers grands voyages, j’ai toujours été passionnée par ses mouvements politiques, sa culture, et ses peuples. Ainsi, j’ai décidé de me spécialiser sur cette région en m’inscrivant au Master d’Etudes Latino-américaines de la Sorbonne Nouvelle Paris III à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine qui m’a apporté une connaissance pluridisciplinaire du contexte socio-politique latino-américain. Dans un premier temps, ma recherche s’est portée sur la science politique avec l’étude du mouvement social des piqueteros en Argentine, ensuite, dans le cadre du parcours de gestion environnementale du Master professionnel, l’étude de l’initiative Yasuní-ITT m’a emmenée en Équateur.

Après six mois de stage en tant que chargée de communication de la campagne Amazonia por la Vida auprès de l’association Acción Ecológica, j’ai pu connaître de nombreux acteurs de la lutte environnementale, rencontrer des communautés affectées par l’industrie pétrolière à Lago Agrio, visiter le Parc National Yasuní, et assister à de nombreuses rencontres internationales comme le Sommet des Peuples pour l’Eau et la Pachamama qui s’est tenu à Cuenca en juin 2011. Ma participation en tant que chercheuse-associée sur l’initiative Yasuní-ITT à la Facultad Andina Simon Bolívar à Quito, m’a également permis de rencontrer l’équipe de la commission Yasuní-ITT et de collaborer avec elle.

En rentrant en France, je voulais continuer l’action pour la conservation de l’Amazonie équatorienne et cherchais une structure d’accueil, c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai accueilli l’opportunité de partir en service civique avec FAL grâce au comité FAL Marseille qui a présenté ma candidature auprès de la Fondation Pachamama. Celle-ci œuvre pour la défense des droits de la Nature, des droits collectifs des indigènes, et des territoires ancestraux en Amazonie équatorienne. Ma mission débute à peine et j’ai déjà de nombreuses responsabilités : je suis en charge de l’édition de minis-reportages sur les nationalités de l’Amazonie centre-sud, de la coordination d’une recherche scientifique en collaboration avec la Facultad Andina Simon Bolívar, de la recherche sur l’impact socio-culturel de l’industrie pétrolière en Amazonie. En avril j’irai à la rencontre d’une communauté Shuar à Macuma au cœur du centre-sud de l’Amazonie équatorienne. J’enverrai régulièrement à l’association des informations sur l’actualité environnementale équatorienne et les luttes des organisations indigènes.