Salvador : En prison pour une fausse couche (vidéo/Konbini News)

Le Salvador fait partie des cinq pays du monde où l’avortement est totalement interdit, même en cas de viol, de danger pour la vie de la mère ou de malformation du fœtus. Au Salvador, celles qui avortent finissent derrière les barreaux et certaines femmes victimes de fausses couches sont accusées d’homicide aggravé. Elles purgent des peines allant jusqu’à 30 ans de prison.

Depuis la modification de l’article 133 du Code pénal, en 1997, l’avortement est totalement interdit au Salvador, alors que, auparavant, il était autorisé sous certaines conditions. De plus, une réforme de la Constitution en 1999 assure que l’État « reconnaît comme personne humaine tout être humain depuis l’instant de sa conception ». « Peu importe que la vie de la femme soit en danger, que le fœtus ne soit pas viable, qu’une gamine de 11 ans victime d’un viol soit enceinte », écrit l’organisation Amnesty International. « Peu importe aussi qu’une jeune femme débarque, juste après une fausse couche, à l’hôpital public aux urgences en saignant abondamment. Dans le doute, le personnel médical appellera la police, de peur d’être ensuite accusé de complicité d’avortement, à moins que ce ne soit la famille, les voisins… ».

Reportage de Hugo Clément et Clément Brelet pour Konbini News.

https://knews.konbini.com/reportages/salvador-prison-fausse-couche/