- France Amérique Latine - https://www.franceameriquelatine.org -

Regards croisés sur la crise au Venezuela: un dossier régulièrement actualisé (articles en français et en espagnol)

Depuis début avril, le Venezuela est le théâtre de manifestations de l’opposition et de contre-manifestations de soutien au gouvernement, suivies d’affrontements violents à l’origine de la mort de plus de 100 personnes. La polarisation entre le gouvernement et l’opposition s’accentue avec des conséquences tragiques pour les classes populaires. Les points de vue sur cette situation de crise économique, politique et humaine sont contrastés, y compris dans le camp progressiste et solidaire. France Amérique Latine, qui débat actuellement sur ces événements, propose à ses lecteurs ce dossier pluriel et non exhaustif composé de quelques articles récents, qui prennent le contre-pied des clichés médiatiques habituels et fournissent des analyses diversifiées.

Ce dossier est actualisé et enrichi régulièrement: n’hésitez pas à y revenir. 

Les articles les plus anciens sont en bas de page.

Communiqués de France Amérique Latine:  

Les sanctions de l’Union Européenne contre le Venezuela (25 novembre 2017)

Voir: https://www.franceameriquelatine.org/communique-les-sanctions-de-lue-contre-le-venezuela/

Crise au Venezuela.  Pour l’autodétermination, contre la violence ! (30 juin 2017)

Voir: https://www.franceameriquelatine.org/communique-de-france-amerique-latine-crise-au-venezuela-pour-lautodetermination-contre-la-violence/

Bon à savoir:

Vous pouvez consulter en ligne le numéro 111 de notre revue avec un dossier consacré au Venezuela

(décembre 2012): https://www.franceameriquelatine.org/FALMAG/111/index.html

Quelques sites alternatifs à consulter pour se tenir informés

En français :

En espagnol:

Après avoir dominé les élections régionales, le camp gouvernemental a remporté une écrasante majorité de mairies ce dimanche. Plus que jamais divisés, les adversaires du pouvoir ne profitent ni de la crise économique ni du manque de popularité du président. Ils devront surmonter leurs divisions avant l’élection présidentielle de 2018. « Nous devons le crier au monde (…) crier la consigne du peuple (…) nous avons obtenu la grande victoire, l’élection municipale ! » (…) Aux côtés de Erika Farías qui a remporté la mairie de Libertador (district de Caracas), Nicolás Maduro annonce que son camp a gagné « plus de 300 mairies » sur les 335 que compte le pays.

Lire la suite sur: https://www.mediapart.fr/journal/international/111217/venezuela-les-chavistes-lemportent-encore-face-une-opposition-eclatee (article réservé aux abonnés)

Plus de 300 mairies gagnées sur les 335 à pourvoir, un poste de gouverneur repris à la droite dans l’État pétrolier stratégique du Zulia. L’importante victoire du chavisme aux élections du 10 décembre 2017 confirme – comme lors des votes de juillet et d’octobre – l’abîme entre l’image martelée par les médias d’une « dictature » et une démocratie qui bat des records en matière d’élections. Ce scrutin est le 24ème en 18 ans de révolution. Le Conseil des Experts Electoraux d’Amérique Latine (CEELA) a rappelé par la voix de son président Nicanor Moscoso que les partis de droite comme de gauche ont déclaré être satisfaits du déroulement des 9 audits préalables aux élections.

Lire la suite sur: https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/12/11/nouveau-triomphe-chaviste-aux-elections-municipales-du-venezuela/

Le Parlement européen a décerné ce jeudi 26 octobre son Prix Sakharov 2017 pour «la liberté de l’esprit» à l’opposition vénézuélienne, précisément à plusieurs prisonniers politiques et à l’Assemblée nationale vénézuélienne dominée par l’opposition dissoute en juillet dernier. Mais, moins de dix jours après les élections régionales au Venezuela, l’opposition affaiblie est en train d’éclater. Entretien avec Christophe Ventura, chercheur à l’IRIS, l’Institut des relations internationales et stratégiques.

http://fr.radiovaticana.va/news/2017/10/26/venezuela_lopposition_fragilis%C3%A9e_et_divis%C3%A9e_r%C3%A9compens%C3%A9e_par_le_prix_sakharov/1345314

El 15 de octubre, los venezolanos votarán finalmente para gobernadores. Luego de cuatro meses de protestas, la oposición se encuentra dividida y debilitada, aunque la mayoría de la población rechaza al gobierno de Nicolás Maduro. Venezuela ocupa hoy un lugar preponderante en la coyuntura regional. Para unos se trata de un gobierno de izquierda, antiimperialista, víctima del asedio del gobierno estadounidense y de poderosos actores políticos y económicos del establishment global; para otros de un gobierno corrupto, autoritario, ineficiente, que ha conducido al país a un colapso en cámara lenta, mientras se resiste a salir del poder. Y la verdad es que hay un poco de todo, pero ya queda poca poesía del cambio.

Seguir la lectura en http://www.lavanguardiadigital.com.ar/index.php/2017/10/12/venezuela-sin-poesia-1/

Avec l’Assemblée Nationale Constituante le modèle de société est en débat. Dans ce modèle, l’économie occupe une place centrale. Le pain de chaque jour est vital à tout le reste, sauf dans les moments d’exceptions politiques, qui, nous le savons, ne sont pas éternels. Produire ce pain peut être garanti par un privé, par l’Etat, par une communauté organisée, ou par une alliance entre parties. Cela semble être un consensus dans le chavisme actuellement et pour les années à venir. À l’intérieur de ce possible consensus des débats ont lieu. L’un d’entre eux concerne l’Etat. Le point d’accord est que l’intervention de ce dernier est nécessaire, et que certaines branches de l’économie doivent être sous son contrôle. Il serait nécessaire de déterminer lesquelles, selon les objectifs pour l’étape que nous traversons, et dans une perspective de  transition au socialisme. Cependant, la discussion se complique à l’heure de tirer le bilan de dix-huit ans de tentatives, d’essais, de plans déjà exécutés. Qu’est-ce qui a pu se faire et qu’est-ce qui n’a pas pu ? Et pourquoi ?

Lire la suite sur https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/09/18/les-debats-de-lassemblee-constituante-de-la-corruption-comme-usage-prive-de-la-chose-politique/

En español: La corrupción: el uso privado de la cosa pública

https://hastaelnocau.wordpress.com/2017/09/12/la-corrupcion-el-uso-privado-de-la-cosa-publica/

L’Assemblée Nationale Constituante (ANC) est installée depuis plus d’un mois. La dynamique politique du conflit au Venezuela a changé depuis cette date jusqu’à aujourd’hui, le pays n’est plus en surface ce qu’il était il y a quelques mois: l’insurrection de la droite s’est éloignée des rues. C’était un des objectifs centraux de l’élection de l’ANC : faire rentrer le débat politique dans le champ de la démocratie, au moins pour le moment – même si en sous-main des mouvements de violence sont en marche. Avec ce nouvel équilibre des forces, une autre initiative a vu le jour : le déploiement d’une partie des députés constituants dans les territoires (….) Dans tout ce qu’on a entendu lors de ces assemblées on peut dire qu’il existe trois grands axes et besoins exprimés par la base: la production, la corruption et la justice.

Lire la suite sur https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/09/17/lassemblee-constituante-dans-les-territoires/

En español: La Asamblea Nacional Constituyente en los territorios

https://hastaelnocau.wordpress.com/2017/09/11/la-asamblea-nacional-constituyente-en-los-territorios/

(analyse de Fabrice Andréani CQFD)

La crise politique qui met le Venezuela en ébullition depuis des mois est au cœur d’une guerre d’information et de propagande qui s’invite même, quoique à d’autres fins, dans le débat politique français. Au-delà des discours binaires, nous avons voulu prendre le risque de la complexité avec Fabrice Andreani, doctorant à Lyon-II, qui travaille sur la révolution bolivarienne.

lire l’entretien sur http://cqfd-journal.org/C-est-une-curieuse-guerre-ou

Débat entre Maurice Lemoine (journaliste spécialiste de l’Amérique Latine) et Thomas Posado (docteur en Sciences Politiques-Paris VIII) sur Radio Plurielle (02/09/2017 )

À écouter sur:  http://www.hebdo-julialaure.info/spip.php?article109

 

La partialité du haut-commissaire aux droits humains à propos du Venezuela conforte les caricatures des deux camps. Exergue. Violations massives des droits de l’homme et démocratie moribonde, les accusations portées il y a dix jours par le haut-commissaire onusien Zeid Ra’ad al Hussein contre le gouvernement du Venezuela avaient fait bondir Nicolás Maduro. D’abord annoncé présent lundi à Genève, le président vénézuélien a finalement laissé son ministre des affaires étrangères répliquer à la violente charge portée par le jordanien.

https://www.lecourrier.ch/152468/zeid_maduro_mauvais_rapports_a_l_onu

À écouter sur https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/venezuela-quelles-sont-les-consequences-diplomatiques-de-la

 

À lire sur: https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/LAMBERT/57892  (abonnés)

Nous abordons avec lui dans cet entretien  la crise vénézuélienne dans ses multiples facettes. Au programme : conflits de légitimité entre le chavisme et ses opposants, élévation du degré de violence politique, difficultés économiques et poids de l’histoire coloniale, implication des acteurs régionaux, nature de la révolution bolivarienne et du chavisme.

Lire la suite sur:  http://lvsl.fr/entretien-avec-christophe-ventura

Le processus bolivarien a suscité de grandes espérances dans la gauche radicale, il est aujourd’hui dans une situation critique. La polarisation politique entre les soutiens du gouvernement et les opposants atteint des niveaux très élevés alors que la majorité de la population, confrontée à une précarité croissante, ne se reconnaît dans aucun des deux camps. La chute des cours du pétrole et l’effondrement de la monnaie provoquent des difficultés économiques majeures pour les classes populaires vénézuéliennes : une inflation galopante et des pénuries massives notamment de produits de première nécessité.

Lire la suite sur https://www.contretemps.eu/venezuela-crise-classes-populaires/

Flickr – Alejandro Forero Cuervo

Rien n’est plus urgent au Venezuela aujourd’hui que d’éviter, de désactiver (ou arrêter) la guerre. La perspective de paix la plus immédiate ne va pas plus loin que l’espoir que toutes les stratégies et pulsions de mort à l’œuvre dans le pays ne débordent pas massivement. Des formes de violence extrême et de barbarie ; la destruction de l’environnement quotidien ; des secteurs radicalisés et fascisés de l’opposition vénézuélienne, principaux initiateurs de la situation actuelle ; des déclarations et des politiques gouvernementales arrogantes, provocatrices et irresponsables ; une répression déraisonnable et des excès des forces de sécurité de l’État ; des acteurs informels armés ; la politique nord-américaine la plus agressive et frontale contre le Venezuela jamais connue dans l’histoire républicaine de notre pays ; les seigneurs de la guerre : une accumulation d’acteurs, de conditions matérielles et de divers facteurs sociaux nous ont menés là où nous sommes : au bord de l’abîme…

Lire la suite sur http://www.cadtm.org/Violence-et-gouvernabilite-face-a

En español: Violencia y gobernabilidad ante una nueva fase del extractivismo en Venezuela http://www.rebelion.org/noticia.php?id=229902

partie 1 http://www.medelu.org/La-guerre-economique-pour-les-Nuls
partie 2 http://www.medelu.org/La-guerre-economique-pour-les-Nuls,2641
partie 3 http://www.medelu.org/La-guerre-economique-pour-les-Nuls,2642
partie 4 http://www.medelu.org/La-guerre-economique-pour-les-Nuls,2643
– Réflexions critiques sur l’Assemblée Constituante « maduriste »: le point de vue du sociologue Edgardo Lander. (également en espagnol un peu plus bas)

Le décès de Chávez en 2013 et la chute des prix du pétrole peu de temps après ont correspondu à l’effondrement de deux piliers fondamentaux du processus bolivarien, qui entra alors dans une crise profonde. La crise structurelle due à l’épuisement du modèle pétrolier rentier qui s’était imposé depuis le début des années 1980 et qui avait semblé s’effacer au cours de la première décennie de ce siècle, surgit à nouveau avec une vigueur renouvelée…

lire la suite sur http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article41704

– Venezuela: « Une Constituante légitime pour défendre un message de paix »: interview du sociologue et journaliste franco-argentin Marco Terrugi  par le journal La Marseillaise.

….Il s’agissait d’une journée clé dans la dynamique de ce conflit politique. Décisive pour le chavisme qui a placé au cœur de sa politique la volonté d’ouvrir un espace démocratique et de freiner la violence. Mais c’était aussi une journée clé pour la droite qui voulait empêcher le scrutin. Dans ce contexte, il s’agissait bien plus qu’une élection mais d’un grand moment politique où l’enjeu était de savoir comment endiguer le conflit. La majorité a choisi de sortir voter pour dire son désaccord avec la méthode violente de l’opposition…

lire la suite sur http://m.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/62661-venezuela-une-constituante-legitime-pour-defendre-un-message-de-paix

Nicolás Maduro a inauguré vendredi l’Assemblée constituante élue dimanche dernier. Alors que les critiques internationales ne cessent de pleuvoir et que de nouvelles manifestations de l’opposition étaient prévues, le président vénézuélien ne cède pas face aux pressions. Franck Gaudichaud, maître de conférences à l’Université de Grenoble Alpes et spécialiste de l’Amérique latine analyse les enjeux…….

Lire la suite sur http://plus.lesoir.be/node/107871

La asamblea constituyente madurista (Edgardo Lander, sociólogo venezolano,   miembro de la Plataforma Ciudadana en Defensa de la Constitución en Venezuela) “… A partir de hoy, viernes 4, cuando al parecer se instale la nueva asamblea constituyente, el país entra en un período de mayor incertidumbre. Los portavoces del gobierno han anunciado que se trata de una asamblea plenipotenciaria y supraconstitucional que podrá, por ejemplo, intervenir directamente a la Fiscalía General de la República y remplazar el parlamento nacional actual, cuya vigencia está prevista hasta enero del año 2021…”
Leer en https://brecha.com.uy/la-asamblea-constituyente-madurista/
Fracasó la estrategia de la derecha (Atilio Borón, sociólogo argentino) “Pocas veces se celebraron elecciones en un contexto tan signado por la violencia como las de este domingo en Venezuela. Hay pocas experiencias similares en el Líbano, Siria e Irak. Tal vez en los Balcanes durante la desintegración de la ex Yugoslavia. Por eso que algo más de ocho millones de personas hayan desafiado a la derecha terrorista con sus sicarios, pirómanos, saqueadores y francotiradores demuestra el arraigo del chavismo en las clases populares y un valor a toda prueba…..”
Leer en: https://www.pagina12.com.ar/53711-fracaso-la-estrategia-de-la-derecha
Tout se passe au Venezuela comme si l’opposition avait été prise de court. Peut-être dopée par l’écho démesuré fait par les médias internationaux aux manifestations organisées depuis plusieurs mois contre le pouvoir, la droite n’a pas pensé un seul instant que plus de 8 millions de Vénézuéliens allaient se déplacer pour participer à l’élection de l’Assemblée nationale constituante (ANC). 41,5 %, alors que l’opposition appelait au boycott, c’est, dans n’importe quel pays du monde, une légitimité…..
lire la suite sur  https://www.humanite.fr/venezuela-lopposition-sort-groggy-du-scrutin-639786

Sur le même thème:

Es momento para que la Izquierda Internacional tome partido sobre Venezuela

Il est temps que la gauche internationale prenne position pour le Venezuela

(par Gregory Wilpert qui était directeur du site Telesur en anglais et auteur de « Changing Venezuela by taking power : the history and policies of Chavez governement »)

Dimanche 16 juillet, jour de consultation populaire organisé par l’opposition au Venezuela, le président colombien Juan Manuel Santos s’est rendu à La Havane. Selon le Financial Times, le but de ce voyage était de trouver une solution à la crise qui s’enlise à Caracas, en tentant de convaincre le dirigeant cubain Raul Castro de retirer son soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro.

lire la suite sur  http://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/crise-Venezuela-enjeu-dela-frontieres-2017-07-19-1200864083

Venezuela está atravesando un momento de extrema tensión, que intensifica el debate en torno a la situación que se vive en el país y su futuro. ¿Qué factores de carácter histórico han condicionado el origen y desarrollo de la situación actual? ¿Y qué propuestas concretas se están planteando para la superación de la crisis desde perspectivas emancipatorias? A través de este material buscamos contrarrestar el bombardeo mediático y las posiciones maniqueas que, por lo general, tienden a desvirtuar y/o invisibilizar las aristas y factores más problemáticos del proceso venezolano, para contribuir desde múltiples voces y miradas de activistas e intelectuales vinculados con las luchas populares y el pensamiento crítico latinoamericano, a un análisis pormenorizado de su compleja realidad.

Para  descargar el pdf:  https://www.tni.org/es/publicacion/venezuela-lecturas-urgentes-desde-el-sur

Il est douloureux d’écrire sur le Venezuela. En partie parce que cela implique de rendre compte du drame d’un peuple qui, pour la première fois, commençait à participer à la redistribution de ses ressources. Mais également parce que cela implique d’aborder le déclin d’un processus politique qui a été une référence pour la gauche latino-américaine pendant les dernières décennies. C’est la raison pour laquelle il est fondamental d’encourager un débat critique et réfléchi sur la crise vénézuélienne. Cela n’implique pas qu’il faille se soumettre à l’opportunisme de la droite, qui, sous une façade démocratique, réduit tout débat à la question de savoir si oui ou non le régime vénézuélien est une dictature, alors que ses intentions vont dans le sens de réinstaller un modèle aussi socialement et politiquement excluant que celui de type néolibéral. Mais il ne serait pas non plus responsable d’éviter le débat comme le fait la majorité des penseurs critiques, qui prônent une sorte de solidarité inconditionnelle avec le processus, au point de se montrer apathiques face à la tragédie que vit le peuple vénézuélien….

Lire la suite sur: http://www.contretemps.eu/venezuela-crise-maduro/

En español:  Crisis de una experiencia cardinal para la izquierda latinoamericana (Giorgio Boccardo y Sebastián Caviede) http://vientosur.info/spip.php?article12743

Sometido a un violento embate internacional, el gobierno de Nicolás Maduro se topa con sus propios límites y contradicciones. Lo sostienen el legado chavista y la percepción en sus bases del carácter enemigo de quienes capitalizan la oposición. Cuando parecía que el chavismo hacía agua por todos lados y que, esta vez sí, el presidente Nicolás Maduro había perdido completamente la iniciativa en manos de una oposición que le ganó la calle, el gobierno bolivariano convocó a una controvertida Asamblea Constituyente “comunal” y puso en marcha todo el aparato estatal para materializar esa iniciativa, que curiosamente derogaría la Carta Magna que el propio Hugo Chávez calificó como “la mejor del mundo”.

Lire la suite sur:  http://www.eldiplo.org/notas-web/herida-en-el-corazon?token=&nID=1

Il n’y a pas de baguette magique qui résoudrait tous les problèmes. Par contre, on discerne bien la tendance qui vise à remettre en question le pouvoir politique au Venezuela ; on entrevoit la possibilité d’un revanchisme pour lequel la droite a préparé une partie de la société et de ses dirigeants. La nécessaire recomposition des forces pour contrecarrer tout cela réside dans les territoires. Là il existe une forme héroïque de chavisme -illustrée par exemple cette semaine par la confiscation populaire des terres de ce latifundiste qui avait collaboré à l’attaque du village de Socopo en prêtant ses machines agricoles- ; c’est ce type de mouvements, dont la volonté et la résistance se sont consolidées et affinées au fil de nombreuses années d’économie de guerre, qui ramènera au bercail ceux qui s’étaient éloignés du chavisme. Bien sûr, certains de ses dirigeants doivent encore changer la façon de faire de la politique ; mais ces semaines de débats constituants doivent justement être mises à profit à cette fin.

Lire la suite sur: https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/07/01/ou-reprendre-ses-forces-pour-briser-lencerclement/

En español:  https://hastaelnocau.wordpress.com/2017/06/24/donde-recomponer-fuerzas-en-medio-del-asedio/

Cette photo de Paris-Match résume ce que la plupart des citoyens savent du Venezuela. Une croyance entretenue jour après jour par la nouvelle église que sont les transnationales de l’information. Le vieux rêve industriel est devenu réalité : que la population du monde pense la même chose au moment voulu. Or… Ces 80 jours ne sont pas de simples manifestations contre le gouvernement Maduro. Ce sont 80 jours de manifestations d’une droite dont le secteur pacifique en perte de vitesse se fait déborder quotidiennement par une insurrection entraînée, financée et armée par qui rêve de reprendre le contrôle politique d’un continent – et pas seulement des réserves pétrolières du pays.

Lire la suite sur: https://venezuelainfos.wordpress.com/

El presidente Nicolás Maduro avanza a marchas forzadas para tener en menos de dos meses una asamblea constituyente, con amplias potestades, que le ayude a revertir la crisis económica, social y sobre todo política que envuelve al país petrolero, mientras la violencia se abre paso entre las protestas con un saldo, en 65 días, de 65 muertos y más de mil heridos. Lejos de amainar, la contienda política en Venezuela ha entrado en una verdadera carrera contrarreloj después de que el presidente Nicolás Maduro convocara a una asamblea nacional constituyente, “obrera y comunal”, a elegirse el próximo 30 de julio, deadline para esta batalla entre el heredero de Hugo Chávez y la oposición, que transformó en callejera su fuerza electoral.

Lire la suite sur: http://www.sinpermiso.info/textos/venezuela-asi-estan-las-cosas

Texte original sur: http://brecha.com.uy/constituyente-via-rapida/

Durante los últimos dos meses Venezuela afrontó una terrible oleada de violencia. Ya se computan más de 60 muertos entre escuelas saqueadas, edificios públicos incendiados, transportes públicos destruidos y hospitales evacuados. Los grandes medios de comunicación sólo transmiten en cadena denuncias macabras del gobierno. Han instalado la imagen de un dictador en conflicto con los demócratas de la oposición. Pero los datos de lo ocurrido no corroboran ese relato, especialmente en lo referido a los fallecidos. Cuando totalizaban 39, un primer informe destacó que sólo 4 fueron víctimas de las fuerzas de seguridad. El resto murió en saqueos o confusas balaceras al interior de las movilizaciones opositoras. Otra evaluación señaló que el 60 por ciento de los ultimados era totalmente ajeno a la confrontación.

Lire la suite sur: http://www.rebelion.org/noticia.php?id=227863

En entrevista exclusiva, el investigador Alejandro Velasco analiza el papel de los sectores populares en las protestas de Venezuela, que ya llevan más de 70 días, con muertos y heridos, en el marco de una multiplicidad de crisis. Mucho se habla, y se escribe, sobre la crisis venezolana pero faltan algunos eslabones. Entre ellos está la pregunta por los sectores populares: ¿participan de las protestas?, ¿cuál es su relación con la oposición?, ¿y con el gobierno de Nicolás Maduro?, ¿quiénes son y cómo operan los famosos «colectivos»?

Lire la suite sur: http://nuso.org/articulo/venezuela-por-que-no-bajan-de-los-cerros/

Quels sont les principaux défis de la convocation d’une Assemblée constituante ? La promesse d’une sortie de crise ou le réaménagement de l’échiquier politique et social ? Décryptage de la crise vénézuélienne. Après presque deux mois de manifestations et mobilisations de plus en plus violentes et afin de canaliser la crise politique et sociale qui ravage le Venezuela depuis 2015, le président Maduro a pris l’initiative, le 1er mai 2017, de convoquer une Assemblée nationale constituante. Cette mesure a suscité de nombreuses réactions – tant au niveau national qu’international – cherchant à valider ou non sa légitimité et, plus précisément, sa cohérence vis-à-vis de la constitution vénézuélienne.

Lire la suite sur: http://www.cetri.be/De-quoi-la-constituante

Quelques étapes : d’abord une crise économique d’une insondable profondeur qui débouche sur des pénuries de toutes natures, y compris pour les produits de première nécessité.

À partir de là, et au nom du droit à la désobéissance civile, l’opposition se met à manifester contre le pouvoir de Nicolás Maduro, successeur d’Hugo Chávez. Comment le Venezuela peut-il sortir de cette spirale ?

Écouter l’émission sur: https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-26-juin-2017

Ce sociologue et journaliste franco-argentin vit au Venezuela et suit actuellement les convulsions politiques et sociales qui saisissent le pays. Qui est l’opposition pour laquelle les médias européens ont pris fait et cause ? Que se passe-t-il au quotidien lors des manifestations dans les rues de Caracas ? Quels sont les rapports de force au sein du chavisme ? Pourquoi une « assemblée constituante nationale » ? Quelles perspectives pour le pays ? Marco Terrugi donne son point de vue sur le site Mémoire des Luttes.

Pour voir la vidéo http://www.medelu.org/Venezuela-au-dela-des-cliches

Le débat au sujet de la situation au Venezuela traverse la gauche mondiale. Plusieurs appels internationaux de personnalités intellectuelles et politiques circulent. Le 1er juin 2017, une centaine d’intellectuels de gauche signent un « Appel international urgent pour stopper la montée de la violence au Venezuela ». Ce texte exprime une « profonde préoccupation face à la situation incontrôlée de violence politique et sociale au Venezuela » et considère qu’il existe dans le pays de la Révolution bolivarienne « d’un côté (…) un gouvernement de plus en plus délégitimé, prenant un fort caractère autoritaire » et, de l’autre, « des secteurs extrémistes dans l’opposition (très large et hétérogène) qui recherchent (…) une issue violente ». Souhaitant « se placer au-dessus de cette polarisation » pour « chercher de nouvelles voies pour le dialogue politique et social », l’appel propose « la formation urgente d’un Comité international pour la paix au Venezuela afin de mettre fin à la montée de la violence institutionnelle et de la violence de rue ».  

Lire cet appel sur  http://llamadointernacionalvenezuela.blogspot.fr/2017/05/appelinternational-urgent-pour-stopper.html. En español: https://www.aporrea.org/actualidad/n308976.html

L’ «Appel international urgent pour stopper la montée de la violence au Venezuela » a donné lieu à une réponse intitulée « Qui accusera les accusateurs ? » (¿Quién acusará a los acusadores ?), diffusée par le Réseau des Intellectuels, Artistes et Mouvements Sociaux en Défense de l’Humanité. Dans ce document  signé lui aussi par de nombreuses personnalités intellectuelles, universitaires, et politiques de gauche du monde entier, les auteurs considèrent que le Venezuela est victime d’une « guerre de quatrième génération ou d’une guerre de basse intensité » menée par les États-Unis. Pour eux, « ignorer [cette] dimension conduit à développer des analyses superficielles ».

Lire cette réponse (seulement en espagnol) sur http://www.alainet.org/es/articulo/185862

Sur le site de Mémoire des Luttes, le sociologue portugais Boaventura de Sousa Santos, figure très respectée du mouvement altermondialiste, a publié un texte précisant les raisons pour lesquelles il a décidé de signer l’appel international urgent pour stopper la montée de la violence au Venezuela.

Je suis toujours solidaire de la Révolution bolivarienne, mais être solidaire n’empêche pas d’être solidairement critique. La position opposée nous a fait commettre de nombreuses erreurs dans le passé. Il est connu que j’ai été solidairement critique de la révolution citoyenne de l’Équateur, mais je n’ai pas hésité à manifester mon soutien à Lenin Moreno. Les intellectuels vivent avec un pêché originel : ils trahissent facilement les causes. Il y a deux manières de trahir : critiquer trop tôt, quand les processus de transformation sont encore dans leur phase ascendante ; ne pas critiquer quand des signes évidents montrent que les processus de transformation ne vont pas bien.”

Lire la suite de son point de vue sur http://www.medelu.org/Ma-position-sur-le-Venezuela

Dans l’hémicycle du Parlement vénézuélien, deux portraits ont été décrochés des murs depuis la victoire de l’opposition de droite aux élections législatives fin 2015. Celui de Simón Bolívar, figure de l’émancipation des colonies espagnoles en Amérique latine au XIXe siècle, et celui d’Hugo Chávez, président de la République vénézuélienne de 1999 à 2013, qui s’inspirait du premier pour construire son “socialisme du XXIe siècle” sous le label de “Révolution Bolivarienne”. Ce symbole en dit long sur la volonté de l’opposition de tourner la page du chavisme. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Quatre ans après la mort du leader socialiste, et la victoire de son dauphin – Nicolás Maduro – à la présidentielle, le Venezuela est à feu et sang.

Lire la suite sur http://www.lesinrocks.com/2017/06/02/actualite/venezuela-comment-nicolas-maduro-perdu-le-controle-de-son-pays-11950863/

Retour de la politique à la politique. Tel est l’appel à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC). Après plus d’un mois, avec des milliers de candidats inscrits, il est d’une clarté brutale que la droite n’abandonnera pas sa stratégie insurrectionnelle/interventionniste. Son bloc est resté uni ‒ avec ses divisions historiques internes ‒ autour du rejet du dialogue national. S’il existe des secteurs qui veulent s’asseoir à la table, ils sont éjectés de la direction du mouvement putschiste.

Lire la suite sur:

https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/06/09/la-double-attaque-contre-lassemblee-constituante/

Loin de l’image de jeunes pacifistes réprimés, le Venezuela affronte un mouvement organisé et violent de déstabilisation, témoigne notre reporter. La réplique de l’État peine à ramener la concorde, tandis que la Colombie voisine joue désormais le même rôle que la Turquie dans le conflit syrien : francs-tireurs et paramilitaires colombiens (mais aussi vénézuéliens) servent de bras armé à la restauration néolibérale.

Lire la suite sur:

https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/06/09/le-pouvoir-par-tous-les-moyens-par-maurice-lemoine/

Il est impossible de comprendre la crise que connait aujourd’hui le Venezuela sans analyser l’ensemble des facteurs que nous vivons « de l’intérieur », et que les principaux médias n’expliquent pas. Nous présentons ici sept clés de la crise actuelle et insistons sur l’impossibilité qu’il y a à comprendre ce qui se passe au Venezuela si l’on ne tient pas compte de l’intervention étrangère et du fait que le concept de « dictature », inopérant pour expliquer le cas du Venezuela, n’est pas une spécificité régionale de ce pays. Nous pensons quant à nous que le contrat social, les institutions et les cadres de l’économie formelle sont en train d’exploser et que le futur et les politiques de notre pays sont déterminés par la force et un certain nombre de mécanismes informels, exceptionnels et souterrains. Nous pensons que les deux blocs partisans qui se disputent le pouvoir partagent le même horizon néolibéral et que nous assistons à une crise historique du capitalisme rentier vénézuélien. Les communautés, les organisations populaires et les mouvements sociaux font face à une désagrégation progressive du tissu social.

Lire la suite sur http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article41066

François Houtart, grand militant anti-impérialiste et de l’émancipation, est décédé à 92 ans le 6 juin à Quito (Équateur) où il vivait depuis 7 à 8 ans. Il avait écrit récemment l’article ci-dessous suite à sa dernière visite au Venezuela.

Après une visite à Caracas, j’aimerais faire quelques réflexions sur la situation du pays. L’idée d’une révision de la Constitution sur des bases plus populaires est, en principe, bonne, mais implique un processus qui s’étend à moyen voir à long terme alors que les problèmes existants sont à court terme. Avant la fin du processus, les gens risquent de se fatiguer face aux difficultés de la vie quotidienne. Celles-ci proviennent évidement du boycott et de la spéculation de la part du capital local et de l’impérialisme, mais également de problèmes ordinaires en ces temps de pénuries : marché noir, accaparement de marchandises, changement dans la production en fonction de la loi du marché, des intermédiaires, mais aussi la corruption des agents de l’État.

Lire la suite sur: http://reseauinternational.net/francois-houtart-le-venezuela-daujourdhui-et-de-demain/

En español:  La Venezuela de hoy y de mañana http://www.alainet.org/es/articulo/185683