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Pérou : suicide de l’ex-président Alan Garcia et affaire Odebrecht (articles/ Le Monde)

L’ex-président Alan Garcia s’est suicidé avant son arrestation (Amanda Chaparro/ Le Monde)

L’ex-président péruvien Alan García est mort, mercredi 17 avril, dans un hôpital de Lima, où il avait été opéré après avoir tenté de se suicider. Quelques heures plus tôt, au petit matin, une équipe de policiers était venue l’arrêter à son domicile pour le placer en détention provisoire dans le cadre de l’affaire Odebrecht – le scandale de corruption qui éclabousse de nombreux dirigeants latino-américains depuis cinq ans. Profitant de l’autorisation d’appeler son avocat, il s’est retiré dans sa chambre et s’est tiré une balle dans la tête.

Sa mort a laissé le Pérou en état de choc alors que l’affaire Odebrecht, du nom d’une société brésilienne de BTP ayant payé un nombre incalculable de pots-de-vin, n’en finit plus d’empoisonner la vie politique du pays. Mercredi 10 janvier, un autre ex-président péruvien, Pedro Pablo Kuczynski (surnommé « PPK »), avait été arrêté et placé en détention préliminaire. Mercredi, les médias révélaient qu’il était hospitalisé en soins intensifs pour une pression artérielle élevée.

À l’annonce de la mort d’Alan García, des dizaines de sympathisants et de curieux ont afflué vers l’hôpital où il est décédé. L’actuel chef de l’État, Martín Vizcarra, qui a succédé à « PKK » en 2018 après la démission de celui-ci, s’est dit « consterné » par la nouvelle, tandis qu’une polémique éclatait sur les conditions de son arrestation (…)

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Au Pérou, quatre ex-présidents impliqués dans l’affaire Odebrecht (Angeline Montoya/ Le Monde)

Tous les chefs d’État ayant gouverné entre 2001 et 2018, dont Alan García, qui s’est suicidé mercredi, sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin de l’entreprise de BTP brésilienne.

Alan García – qui s’est suicidé mercredi 17 avril d’une balle dans la tête –, Alejandro Toledo, Ollanta Humala et Pedro Pablo Kuczynski – hospitalisé mercredi pour un problème de tension artérielle – ont en commun d’avoir été présidents du Pérou. Mais tous les quatre ont également en commun d’être soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin de la société brésilienne Odebrecht.

Cette multinationale, à l’origine de 2 000 chantiers dans 30 pays, faisait partie d’un cartel formé avec d’autres groupes du bâtiment et des travaux publics (BTP) au Brésil pour se partager les appels d’offres de la société pétrolière Petrobras. Les marchés, surfacturés, offraient de généreuses contreparties aux cadres du groupe pétrolier dans la confidence, arrosant, au passage, les politiques de tout bord (…)

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