- France Amérique Latine - https://www.franceameriquelatine.org -

Salvador: elles ont fait 10 ans ferme pour des fausses couches (Tribune de Genève)

Jeudi, trois Salvadoriennes ont été libérées après avoir passé dix ans en prison pour des fausses couches, des homicides selon la justice.

Trois Salvadoriennes, condamnées à 30 ans de prison, ont été libérées jeudi. Elles ont passé une dizaine d’années en prison pour des fausses couches, considérées par la justice comme des homicides, a annoncé une organisation de défense des droits des femmes.


Salvadoriennes, Cintia Rodríguez, Alba Lorena Rodríguez et María Orellana ont été libérées après dix ans en prison pour des fausses couches. (Jeudi 7 mars 2019) Image: AFP

La Cour suprême a estimé que les peines infligées aux trois femmes étaient «disproportionnées et immorales» et a commué leur peine, a indiqué le Collectif citoyen pour la dépénalisation de l’avortement (ACDATEE), qui leur avait fourni un appui juridique.

Les trois femmes, condamnées pour «homicide aggravé», sont sorties de la prison de femmes de Ilopango, à une dizaine de kilomètres de San Salvador, après avoir reçu la décision des mains du vice-ministre de la Justice, Raul López.

«Je suis heureuse, heureuse de retrouver ma liberté après avoir tant attendu», s’est réjouie Cintia Rodríguez, une employée de maison, qui avait perdu son bébé en 2008. Condamnée à 30 ans de prison, elle a passé 11 ans derrière les barreaux.

Violées, emprisonnées… Après avoir vécu la perte de leur enfant lors d’une fausse couche, Cintia, María et Alba, trois Salvadoriennes, n’ont pas été prises en charge par un hôpital ou un psychologue mais jetées en prison. En effet, au Salvador, la loi anti-avortement est très dure. Après avoir purgé 11 ans sur les 30 auxquelles elle a été condamnée, Cintia Rodríguez et deux autres femmes, Alba Lorena Rodríguez et María Orellana, qui ont passé 9 ans derrière les barreaux pour le même motif, ont retrouvé leur liberté le 7 mars 2019 grâce au travail d’une association qui défend les droits des femmes, l’ACDATEE (…)

(…) Lire la suite de l’article sur le site de la Tribune de Genève