Argentine et Chili: la révolution féministe (articles CADTM et RTL/ Vidéo)


En lien avec notre FAL Mag sur les luttes des femmes en Amérique latine, quelques articles récents sur la vague féministe qui submerge le continent. 

Argentine : les enjeux du vote sur l’avortement ? (Emeline Ferry/ RTL)

Le parlement argentin se prononce, ce mercredi 13 juin, pour ou contre la légalisation de l’IVG. Depuis plusieurs semaines dans le pays, les manifestations s’enchaînent pour défendre le droit à l’avortement. Des rassemblements de solidarité avec la lutte des femmes argentines se multiplient également en Europe.

« Pañuelazo » pour le droit à l’avortement des femmes argentines. Paris 13 juin 2018.

Deux semaines après la légalisation de l’avortement en Irlande,c’est au tour de l’Argentine de décider si, oui ou non, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) peut être autorisée. Ce mercredi 13 juin, le Parlement se penche sur ce sujet qui divise le pays. L’Argentine s’est montrée novatrice en devenant le premier pays d’Amérique latine à autoriser le mariage pour tous en 2010, ou encore avec ses lois pour les droits des personnes transgenres. Pourtant très imprégnée de la culture catholique conservatrice, la législation du pays est très restrictive en ce qui concerne l’IVG. Depuis plusieurs semaines, les militants et militantes pro-avortement se mobilisent et manifestent pour défendre ce droit fondamental. De quoi faire pencher la balance ? On vous explique les enjeux de ce vote qui pourrait changer la vie de millions de femmes.(….)

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Chili : « Elles s’affrontent au patriarcat », « la vague féministe » (Horacio Brum/ Article publié dans l’hebdomadaire Brecha, en date du 1er juin 2018 ; traduction À l’Encontre)

Un cas présumé de harcèlement sexuel à l’Université du Chili a suffi pour que les étudiantes chiliennes de tout le pays montent sur les barricades contre une société aux racines profondément patriarcales et autoritaires, suscitant une sorte de mai 68 féministe.

Manifestation étudiante à Santiago, le 16 mai. Photo José Miguel Rojas. Sipa

« La pomme Pink Lady va employer Facebook et Instagram pour conquérir les femmes chiliennes (…) va cibler le public féminin en s’attachant à des concepts comme la coquetterie et le glamour. » Cette annonce d’une campagne de vente de pommes paraissait dans El Mercurio, le quotidien le plus important du Chili, au même moment où plus d’une douzaine de facultés universitaires de tout le pays étaient occupées par les étudiantes. Les médias ont appelé cela « la vague féministe », tandis que le gouvernement [de Sebastián Piñera, en fonction depuis mars 2018] s’efforce de sortir tous les trucs de sa manche pour freiner ce mouvement. Tout a commencé il y a un mois, quand les étudiantes en Droit de l’Université du Chili ont occupé leur faculté pour exiger l’aboutissement de la procédure d’enquête, très retardée, contre Carlos Carmona, un professeur de renom et ex-président du Tribunal constitutionnel, qui aurait fait des caresses bien plus que paternelles à une étudiante assistante. Lors d’une assemblée des étudiants et étudiantes de la faculté de Droit, environ 600 participant·e·s ont voté le 27 avril dernier en faveur de cette mesure de protestation pour dénoncer non seulement le cas particulier de leur camarade plaignante mais « une institution complètement dépassée qui a démontré il y a longtemps déjà être incapable d’apporter des solutions réelles aux problèmes auxquels nous sommes confrontées en tant que femmes dans nos locaux », selon un communiqué qu’a publié cette assemblée. (…)

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