🇵🇪 Pérou: destitution du président par intérim José Jerí et désignation d’un nouveau président intérimaire (revue de presse)
À deux mois des élections générales, dont le premier tour a lieu le 12 avril, le Pérou change encore de président. Mardi 17 février, le Congrès a voté à la majorité – 75 votes pour, 24 contre – la destitution du président de droite par intérim, José Jeri, pour « inconduite » et « manque d’aptitude » à exercer ses fonctions, après seulement quatre mois au pouvoir. Il avait succédé à la présidente Dina Boluarte, qui avait été désignée présidente par intérim après la destitution de Pedro Castillo en 2022, dernier président élue, puis destituée le 10 octobre 2025. Le Congrès péruvien a désigné comme nouveau président par intérim José María Balcázar, huitième président du Pérou depuis 2016.

Pérou : un nouveau président intérimaire à quelques semaines des élections générales (RFI)
Après la destitution du président par intérim péruvien, le 17 février, sur fond de trafic d’influence, c’est un huitième chef d’État que connaît le Pérou depuis 2016. José Maria Balcazar a été élu par le Congrès et va tenter de mener le pays vers les prochaines élections générales prévues au mois d’avril. Pour les Péruviens, ce cycle infernal dans la vie politique de leur pays a fini par les lasser.

« José Maria Balcazar Zalada a été élu président du Congrès de la République. En conséquence, il assumera l’intérim de la présidence de la République du Pérou », a annoncé le Parlement péruvien sur son compte X, mercredi 18 février. Parlementaire depuis 2021, il a été élu lors d’un second vote après un premier tour sans majorité simple pour aucun des quatre candidats en lice. Il a recueilli 60 voix, contre 46 pour sa rivale centriste Maria del Carmen Alva.
« Nous allons garantir au peuple péruvien qu’il y aura une transition démocratique et un processus électoral pacifique, transparent », a-t-il déclaré après avoir prêté serment comme président par intérim.
Jusque-là, sur le papier, la mission de José Maria Balcazar est simple, mais tout est possible dans la politique péruvienne. D’autant plus que l’ancien magistrat de 83 ans, passé par la Cour suprême, est déjà visé par des affaires : des enquêtes pour détournement de fonds et corruption présumée. En 2023, José Maria Balcazar avait suscité une vive polémique en affirmant devant le Parlement que « les relations sexuelles précoces aident au développement psychologique futur de la femme », lors d’un débat sur l’interdiction du mariage infantile, des propos dénoncés par le ministère de la Femme et plusieurs organisations. (…)
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Le Pérou destitue son président : José Jéri visé par deux enquêtes pour trafic d’influence (France 24)
Le Parlement péruvien a voté la destitution du président par intérim José Jeri, visé par deux enquêtes pour trafic d’influence présumé, à l’approche de la présidentielle du 12 avril 2026. Récit de Lou Kisiela et Alexandra Quarini.
Pérou : le président José Jerí destitué à deux mois de la présidentielle (Luis Reygada / L’Humanité)
Par calcul politique et à deux mois de la présidentielle, le Congrès a censuré le président qui avait pris ses fonctions en octobre, pour « faute professionnelle » et « incompétence ». Le parlementaire José Maria Balcazar a été élu mercredi soir à la tête du Parlement péruvien, accédant automatiquement à la présidence par intérim du pays jusqu’à l’entrée en fonctions de son successeur fin juillet.

Il n’aura tenu qu’un peu plus de quatre mois. Par 75 voix pour, 24 contre, trois abstentions et à soixante jours de la présidentielle, le Parlement péruvien a destitué ce mardi, au terme d’une procédure éclair, le président par intérim José Jerí pour « faute professionnelle et inaptitude à exercer ses fonctions ». Le Pérou connaît ainsi son huitième changement à la tête de l’État en près d’une décennie d’instabilité politique dans un pays où le Congrès dispose de facto du pouvoir de nommer et destituer les présidents.
Conservateur, nommé le 10 octobre 2025 pour succéder à Dina Boluarte – elle aussi éjectée par le Congrès à l’issue d’une procédure de destitution accélérée – José Jerí était sous le feu de critiques depuis plusieurs semaines à la suite d’enquêtes ouvertes à son encontre pour trafic d’influence, notamment pour des réunions semi-clandestines organisées avec des hommes d’affaires chinois. Et ce, alors que le pays andin, un des meilleurs élèves latino-américains en matière d’alignement avec les intérêts états-uniens, est le terrain d’un affrontement politico-commercial entre Washington et Pékin, très présent sur place comme dans le reste de la région. (…)
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Pour rappel, voir :
– Pérou : destitution de la présidente Dina Boluarte et mobilisations (revue de presse)
– Départ de la présidente Dina Boluarte : le Pérou sous l’emprise d’un Congrès corrompu (Marc Thibodeau / La Presse)