🇦🇷 Argentine: mobilisations contre la réforme du travail (revue de presse)



Les députés argentins ont adopté dans la nuit de jeudi 19 février la loi sur la réforme de la législation du travail voulue par le président ultralibéral Javier Milei, après une journée de grève générale qui a mis le pays à l’arrêt. Cette loi dite de « modernisation du travail » facilite les licenciements, réduit le barème d’indemnités et rend possible l’extension de la journée de travail jusqu’à douze heures. Elle doit maintenant retourner au Sénat pour approbation définitive. Les syndicats fortement mobilisés considèrent ce texte comme une attaque majeure contre les droits des travailleurs.

Photo : The Associated Press

Argentine : la réforme du travail de Javier Milei adoptée malgré 24 heures de grève générale (France 24)

Les députés argentins ont adopté dans la nuit de jeudi à vendredi la loi sur la réforme de la législation du travail voulue par le président ultralibéral Javier Milei, après une journée de grève générale, ponctuée d’incidents, qui a mis le pays à l’arrêt.

Reportage de France 24

Argentine: la réforme du travail de Javier Milei adoptée après une journée de grève générale (Théo Conscience / RFI)

Amendée par la Chambre basse, qui l’a adoptée par 135 voix contre 115, la loi dite de « modernisation du travail » doit désormais retourner au Sénat pour approbation définitive, étape que le gouvernement espère franchir la semaine prochaine.

Manifestation devant le Congrès national argentin, à Buenos Aires, le 19 février 2026. © Reuters/Alessia Maccioni

Les députés argentins ont adopté, dans la nuit de jeudi à vendredi, la loi sur la réforme de la législation du travail. Le président Milei s’est félicité sur X du résultat du vote des députés, affirmant que la réforme « est destinée à en finir avec plus de 70 ans de retard dans les relations du travail des Argentins ».

Ce vote a eu lieu alors que l’Argentine était paralysée par la quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat de Javier Milei. Comme la semaine dernière, une manifestation largement pacifique a rassemblé plusieurs milliers de personnes aux abords du Parlement, avant de dégénérer en accrochages entre quelques dizaines de personnes et la police. (…)

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Grève générale contre la réforme du travail de Milei (Le Monde)

Jeudi 19 février , l’Argentine a été paralysée par la quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat de M. Milei. Comme la semaine dernière, une manifestation largement pacifique a rassemblé plusieurs milliers de personnes aux abords du Parlement, avant de dégénérer en accrochages entre quelques dizaines de personnes et la police.

Bouteilles et pierres ont volé en direction des forces de l’ordre, qui de leur côté ont fait usage de lacrymogènes, canons à eau et balles en caoutchouc, avant finalement d’avancer en force pour dégager la place, a constaté l’AFP. Une dizaine de personnes ont été interpellées.

Manifestation contre la réforme du travail à Buenos Aires, le 19 février 2026. AFP.  Tomas CUESTA

La grève de 24 heures a eu un suivi « très important », a affirmé Jorge Sola, codirigeant de la CGT (pro-péroniste, centre-gauche), principale centrale, revendiquant une activité arrêtée « à 90% ». Le mouvement a été largement suivi dans les transports aériens et ferroviaires, ainsi que par les bus. À Buenos Aires, les aéroports et les gares étaient vides, a constaté l’AFP. Aerolineas Argentinas avait annoncé plus de 250 vols annulés. […]

[…] La grève illustre un regain de tension sociale, quatre mois après le succès de Javier Milei aux législatives de mi-mandat. Projet-clé de la seconde moitié du mandat de M. Milei, la réforme facilite les licenciements, réduit le barème d’indemnités, rend possible l’extension de la journée de travail jusqu’à 12 heures, étend les services dits « essentiels » en cas de grève et autorise le fractionnement des congés. (…)

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Journées de douze heures, réduction du coût des licenciements… En Argentine, l’extrême droite fait adopter une loi menaçant directement les droits des employés (Charlie Barreira / L’Humanité)

Ce mercredi 11 février, le Sénat argentin a adopté la proposition de dérégulation du travail du président d’extrême droite Javier Milei. Vivement critiquée par la gauche et les syndicats, elle menace directement les droits des travailleurs dans leur ensemble.

Cette dérégulation est vivement critiquée par la gauche et les syndicats. Pour Axel Kicillof, gouverneur de la province de Buenos Aires, « c’est le projet que la dictature proposait ». © Lafargue Raphael/ABACA

Alors que le Mexique vient d’adopter une réforme réduisant la semaine de travail de 48 à 40 heures, le Sénat argentin a finalement adopté, après plus de quatorze heures de débat, la dérégulation du travail proposée par le président d’extrême droite Javier Milei.

Le gouvernement affirme que cette réforme est « synonyme de progrès » et qu’elle va inciter à la régularisation d’une grande partie des emplois informels, qui représentent 40 % des emplois du pays. Présentée par l’exécutif comme une « modernisation », cette réforme dispose en réalité de plusieurs points qui menacent frontalement les droits des travailleurs. Elle propose notamment d’augmenter la journée de travail réglementaire à 12 heures et limite le droit de grève en élargissant les services dits « essentiels ». (…)

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