🇦🇷 Argentine : plus de 15 000 hectares de forêts s’embrasent en Patagonie et Javier Milei joue les pyromanes (Antoine Portoles / L’Humanité)
Plus de 15 000 hectares de forêts sont partis en fumée dans le sud du pays depuis la semaine dernière. La politique de démantèlement de l’État promue par le président ultralibéral aggrave la crise.

Si prompt à brandir sa tronçonneuse pour mettre en scène son credo ultralibéral, Javier Milei ne semble pas disposer d’une lance à incendie pour lutter contre les feux de forêt qui ravagent la Patagonie argentine, les pires que connaît la région depuis trente ans. Alors que plus de 15 000 hectares sont déjà partis en fumée depuis la semaine dernière, la politique dévastatrice du président d’extrême droite est en cause.
La catastrophe a débuté du côté de Puerto Patriada, à environ 1 700 km au sud de Buenos Aires, provoquant l’évacuation de nombreux habitants, ainsi que d’au moins 3 000 touristes étrangers présents dans la station balnéaire. Avions bombardiers d’eau, hélicoptères et quelques centaines de pompiers sont toujours déployés ce mardi sur plusieurs fronts, épaulés par des soldats du feu chiliens.
« Un immense patrimoine millénaire de flore et de faune autochtones ainsi que les sociétés qui en dépendent sont détruits année après année, se désole la Fondation pour l’environnement et les ressources naturelles (Farn). Loin d’être des phénomènes isolés, ces méga-incendies sont la conséquence directe de décisions humaines. »
Outre l’origine criminelle de certains feux, on sait que, quelle que soit leur localisation sur le globe, le réchauffement climatique agit sur eux comme un facteur aggravant. En ce début d’été austral, la Patagonie connaît une sécheresse persistante et des températures élevées qui, combinées à des vents violents, forment un cocktail explosif pour la propagation des flammes.
Comme le rappelle également Greenpeace Argentina, « la croissance excessive de vastes plantations forestières d’espèces exotiques envahissantes (…) comme les pins, ajoutée à la mauvaise gestion et à l’absence de réglementation concernant ces pinèdes et au risque qu’elles représentent pour la population et l’écosystème autochtone, crée un terrain fertile pour ces phénomènes ». (…)
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