🇨🇺 Cuba: deuxième black-out dans tout le pays en moins d’une semaine (RFI/AFP)
Cuba est affectée ce 21 mars par sa deuxième panne de courant nationale en moins d’une semaine. C’est ce qu’a annoncé le ministère de l’Énergie de l’île. Cuba subit depuis le mois de janvier un embargo pétrolier américain qui pose de plus en plus de problèmes aux autorités.

« Le réseau électrique national a subi une panne totale. Les procédures de rétablissement sont déjà en cours de mise en oeuvre », a écrit le ministère de l’Énergie cubain sur le réseau social X. Cette coupure, la septième en près d’un an et demi à Cuba, a commencé à 18h45 (22h45 GMT), selon la même source.
Selon la compagnie d’électricité du pays, l’arrêt d’une unité de la centrale thermique de Nuevita (centre) a provoqué « un effet domino sur les machines qui étaient en service », et abouti à la déconnexion du réseau électrique national.
La production d’électricité à Cuba repose sur un réseau de huit centrales thermiques vieillissantes, dont certaines ont plus de 40 ans d’exploitation, qui subissent de fréquentes pannes ou doivent être mises à l’arrêt pour des cycles de maintenance.
Le pays de 9,6 millions d’habitants avait déjà connu une panne générale de plus de 24 heures les 16 et 17 mars. Les coupures de courant de plusieurs heures sont par ailleurs quotidiennes. Cette nouvelle panne générale survient alors qu’un convoi d’aide internationale a commencé à arriver à La Havane cette semaine, apportant à l’île des fournitures médicales, de la nourriture, de l’eau et des panneaux solaires.
Une femme à La Havane souhaitant rester anonyme explique à Justine Fontaine, du service international, qu’elle ne sort que tout près de chez elle, faute de transport et de carburant et qu’elle n’achète que le minimum quand elle trouve à manger, car elle n’a pas de quoi conserver les aliments. L’électricité va et vient, raconte-t-elle avant que la ligne se coupe.
Un autre habitant que nous avons pu joindre nous explique que sa femme est parfois obligée de cuisiner au feu de bois. Il travaille pour une petite entreprise de panneaux solaires. Il a deux enfants et gagne l’équivalent de dix dollars par mois. C’est le seul revenu de sa famille et il part travailler tous les jours sans avoir pu petit-déjeuner, faute d’avoir assez à manger. Les gens en ont marre, c’est pour ça qu’ils protestent dans la rue, poursuit-il. Il y a quelques mois son propre cousin a été frappé, arrêté et condamné à 15 ans de prison, « juste pour avoir exigé ses droits » dans la rue, conclut-il. (…)
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