🇭🇳 Présidentielle au Honduras: le conservateur Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, déclaré vainqueur (TV5 Monde)
Au Honduras, le conservateur Nasry Asfura a été déclaré président de la République le mercredi 24 décembre. Le Conseil national électoral (CNE) l’a donné vainqueur trois semaines après le scrutin, après de multiples suspensions du dépouillement initial qui ont alimenté les soupçons de fraude électorale. Pour Donald Trump, il s’agit de l’arrivée d’un nouvel allié à la tête d’un pays d’Amérique latine.

Nasry Asfura sur X
Après le Chili, la Bolivie, le Pérou et l’Argentine, un nouveau pays d’Amérique latine bascule à droite. Après quatre années de mandat de la gauche, c’est l’homme d’affaires conservateur Nasry Asfura qui a été élu à la tête du Honduras, mercredi 24 décembre.
Les résultats ont été prononcés trois semaines après un scrutin marqué par un écart très faible et des accusations de fraude dues aux multiples suspensions du dépouillement initial. Nasry Asfura prendra ses fonctions le 27 janvier.
Le Conseil national électoral (CNE) l’a donné vainqueur avec 40,1% des voix, contre contre 39,53% pour Salvador Nasralla et 19,19% pour Rixi Moncada, candidate de la présidente de gauche sortante Xiomara Castro, selon les résultats officiels.
Qui est « Tito »?
« Honduras, (…) je ne vais pas te décevoir « , a réagi le vainqueur sur X. Surnommé « Tito » ou « Papi », Nasry Asfura est âgé de 67 ans. Il est né à Tegucipalga, la capitale, et il est le fils d’immigrés palestiniens arrivés dans les années 40 en Amérique centrale. Cet entrepreneur du BTP et candidat du Parti national (PN) s’est imposé face au présentateur de télévision Salvador Nasralla, lui aussi de droite, qui exigeait un large recomptage des voix. Les missions d’observation électorale de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’Union européenne (UE) au Honduras ont toutefois indiqué n’avoir constaté aucune irrégularité grave. […]
L’ombre des États-Unis dans la victoire du conservateur
Les États-Unis ont été accusés d’ingérence dans les élections du pays. Pour Donald Trump, cette nouvelle victoire d’un conservateur n’est pas pour lui déplaire. À peine Nasry Asfura déclaré président élu, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a salué dans un communiqué une victoire « claire » et « incontestable ».
« Nous sommes impatients de travailler avec son administration pour faire progresser notre coopération bilatérale et régionale en matière de sécurité, mettre fin à l’immigration illégale vers les États-Unis et renforcer les liens économiques entre nos deux pays », a-t-il ajouté. Washington est le principal partenaire commercial du pays et deux millions de Honduriens vivent aux États-Unis. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB national.
À la veille du scrutin à un tour du 30 novembre, Donald Trump avait menacé de réduire l’aide à l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine si Nasry Asfura n’était pas élu. Le locataire de la Maison blanche a parallèlement gracié le mentor du candidat conservateur, l’ex-président Juan Orlando Hernández, qui purgeait une peine de quarante-cinq ans de réclusion aux États-Unis pour trafic de drogue. (…)
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Pour rappel, voir :
– «Ils m’ont traîné et frappé»: au Honduras, les manifestants violemment réprimés après la présidentielle (Marie Griffon / RFI)
– Honduras : une élection encore indécise et controversée (revue de presse)
– Donald Trump a gracié l’ex-président du Honduras (Maxime Dhuin – Huffpost / RFI)
– Ingérences et incohérences de Donald Trump sur le continent américain (Éditorial / Le Monde)