🇨🇺 🇺🇸 Cuba : interception d’un groupe armé sur un bateau venu des États-Unis  (Christophe Deroubaix – L’Humanité / RFI)


Initiative isolée ou premier acte d’une stratégie plus large ? La question plane sur l’altercation armée qui a eu lieu mercredi 25 février au large des côtes cubaines, entre les gardes-côtes de la Grande Île et des occupants d’un bateau en provenance de Floride.

Un navire des gardes-côtes amarré à La Havane. Photo : AFP via Getty images / Adalberto Roque

On connaît néanmoins les faits avec précision. Une embarcation s’est approchée à moins d’un mille nautique (1,8 km) au nord-est du canal d’El Pino, au nord de Corralillo, une ville de la province centrale de Villa Clara. Cinq gardes-frontières cubains se sont approchés du hors-bord pour demander aux personnes à bord du bateau leurs papiers d’identité, lorsque ces dernières ont ouvert le feu, blessant un commandant cubain, selon le communiqué du ministère et les médias d’État.

On connaît également le bilan. « À la suite de cette confrontation, au moment de la rédaction de ce rapport, quatre assaillants étrangers ont été tués et six autres blessés », a déclaré le gouvernement, précisant que les blessés, évacués, avaient reçu des soins médicaux.

Mais les motivations de ce groupe, dont l’action isolée ressemble presque à une mission-suicide, demeurent inconnues. La Havane a dénoncé une tentative d’infiltration à des « fins terroristes »« Des fusils d’assaut, des armes de poing, des engins explosifs de fabrication artisanale (cocktails Molotov), des gilets pare-balles, des lunettes télescopiques et des uniformes de camouflage ont été saisis », a détaillé le ministère cubain de l’Intérieur dans un communiqué.

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Cuba dénonce une tentative d’infiltration d’un groupe armé depuis les États-Unis (RFI)

Quatre personnes qui se trouvaient à bord d’un bateau immatriculé en Floride ont été abattues et six autres blessées mercredi 25 février 2026 par des garde-frontières cubains après un « affrontement » dans les eaux territoriales de Cuba, a annoncé dans un communiqué le ministère de l’Intérieur. Cuba a dénoncé mercredi une tentative d’« infiltration » d’un groupe armé à des « fins terroristes ». De son côté, la justice de Floride annonce ouvrir une enquête. 

Reportage de RFI

« Il a été établi que la vedette rapide neutralisée, immatriculée en Floride sous le numéro FL7726SH, transportait dix personnes armées qui, selon les déclarations préliminaires des détenus, avaient l’intention de procéder à une infiltration à des fins terroristes », a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. « Des fusils d’assaut, des armes de poing, des engins explosifs de fabrication artisanale (cocktails Molotov), des gilets pare-balles, des lunettes télescopiques et des uniformes de camouflage ont été saisis », est-il ajouté.

« À la suite de l’affrontement […], du côté étranger quatre assaillants ont été abattus et six blessés, lesquels ont été évacués et ont reçu une assistance médicale », indiquait un précédent communiqué des autorités cubaines, sans préciser la nationalité des personnes tuées ou blessées.

Lors de l’incident, qui s’est produit dans un contexte de forte tension entre Cuba et les États-Unis, le commandant du navire cubain, sur lequel se trouvaient cinq garde-frontières, a également été blessé, de même source.

Selon le communiqué, « dans la matinée du 25 février 2026, une vedette rapide en infraction, immatriculée en Floride, États-Unis, sous le numéro FL7726SH, a été détectée dans les eaux territoriales cubaines », dans la zone du chenal d’El Pino, dans la province de Villa Clara (centre).

Lorsque le navire des garde-frontières « s’est approché pour procéder à son identification, des coups de feu ont été tirés depuis la vedette en infraction contre les effectifs cubains », précise le communiqué. Le ministère de l’Intérieur indique poursuivre son enquête « en vue de l’entier éclaircissement des faits ».

Le gouvernement cubain fait état régulièrement de l’incursion de vedettes rapides en provenance des États-Unis dans ses eaux territoriales, généralement liées au trafic de personnes, en lien avec des groupes de migrants cherchant à quitter l’île, ou au trafic de drogues. (…)

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