🇺🇸 🇻🇪 Attaque des États-Unis contre le Venezuela : réactions internationales (revue de presse)


L’intervention militaire étasunienne au Venezuela et l’enlèvement de Nicolás Maduro ont suscité de nombreuses réactions à travers le monde.

Venezuela : cartographier les réactions internationales à l’opération militaire ordonnée par Donald Trump (Le Grand Continent)

Treize pays ont condamné l’attaque américaine et la capture de Maduro dont le Bélarus, le Brésil, le Mexique, le Chili, Cuba, la Colombie, qui a annoncé le déploiement de troupes à la frontière avec le Venezuela ; l’Iran, qui fait face à des contestations massives et que Donald Trump a mis en garde le 2 janvier, d’intervenir si le régime réprime les manifestations ; la Chine et la Russie. 


La Chine, premier importateur mondial de pétrole vénézuélien, s’est dite « profondément choquée » et « condamne fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et les mesures prises à l’encontre de son président. Ces actes hégémoniques des États-Unis constituent une grave violation du droit international et de la souveraineté du Venezuela, et menacent la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes. La Chine s’y oppose fermement. Nous appelons les États-Unis à respecter le droit international et les buts et principes de la Charte des Nations unies, et à cesser de violer la souveraineté et la sécurité d’autres pays ».

Le président colombien Gustavo Petro a été parmi les premiers à réagir en publiant dans la matinée un message sur X : « En ce moment même, ils bombardent Caracas. Alerte au monde entier, ils ont attaqué le Venezuela. Ils bombardent avec des missiles. » (…)

 (…) Lire la suite de l’article et consulter la carte régulièrement actualisée ici


L’Espagne et cinq pays d’Amérique latine condamnent la capture de Nicolás Maduro (Nouveaux espaces latinos / Euronews)

L’Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et l’Uruguay ont publié une déclaration commune rejetant les opérations militaires unilatérales. Les gouvernements décrivent ces actions comme des violations du droit international et mettent en garde contre les risques pour la paix régionale.

Photo : Nouveaux espaces latinos

Le président de l’Espagne, Pedro Sánchez, a confirmé dans un message sur son profil du réseau social X que l’Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et l’Uruguay ont signé une déclaration rejetant les opérations militaires américaines menées à Caracas le 3 janvier. L’opération comprenait des bombardements ainsi que la capture et l’extraction du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse. Les gouvernements signataires ont exprimé leur rejet total des actions militaires menées unilatéralement sur le territoire vénézuélien. Selon le texte commun, ces opérations violent les principes fondamentaux du droit international, en particulier l’interdiction du recours à la force et le respect de la souveraineté territoriale établis dans la Charte des Nations-Unies.

Le communiqué souligne que ces actions constituent un précédent dangereux pour la paix et la sécurité dans la région, en plus de mettre directement en danger la population civile vénézuélienne. Les six pays conviennent que toute intervention de cette nature est en contradiction avec les cadres juridiques internationaux existants. Hier, Pedro Sánchez a confirmé que, bien qu’ils n’aient pas officiellement reconnu le régime de Nicolás Maduro, ils ne pourront pas reconnaître une intervention qui viole le droit international. (…)

(…) Lire la suite ici


Voir aussi sur le site de Nouveaux espaces latinos :
En Amérique latine, la gauche condamne, la droite se réjouit
Le Mexique réagit à la capture de Maduro et condamne les attaques au Venezuela

Gabriel Boric, président du Chili, condamne l’attaque des États-Unis contre le Venezuela
La France s’oppose à une « solution imposée de l’extérieur » mais reproche à Maduro d’avoir confisqué le pouvoir


Publication de Euronews

Capture de Maduro au Venezuela : la communauté internationale entre larges inquiétudes et lourdes condamnations, Macron et des Européens détonnent (Libération / AFP)

Surtout appels à la «retenue» et au «respect» du droit et des conventions internationales : l’intervention militaire américaine au Venezuela et la capture de Nicolás Maduro ont suscité de vives réactions à travers le monde.

À l’instar du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui estime que l’intervention militaire américaine au Venezuela «contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international», les chancelleries européennes ont d’abord appelé, ce samedi 3 janvier, au respect du droit international.

Dans la matinée, la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a dit avoir appelé à la «retenue» lors d’un échange au téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, tandis qu’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclarée que l’Europe était «solidaire du peuple vénézuélien et [soutenait] une transition pacifique et démocratique. Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies», a-t-elle ajouté. Antonio Costa, président du Conseil européen qui représente les 27 pays membres, a dit suivre la situation avec «grande inquiétude» et a appelé à la «désescalade».

 Ailleurs en Europe, le gouvernement espagnol a proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les Etats-Unis, Madrid appelant à la «désescalade et à la modération et à agir toujours dans le respect du droit international». Pour le Premier ministre polonais Donald Tusk, «un événement comme l’attaque américaine d’aujourd’hui contre le Venezuela affecte le monde entier ; nous réagirons et nous préparerons à cette nouvelle situation». (…)

(…) Lire la suite de l’article ici


Attaque des États-Unis contre le Venezuela : tour des réactions dans le monde (France Info Outremer)

Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé son homologue vénézuélien, Nicolás Maduro, et son épouse après une « attaque de grande envergure » contre le pays sud-américain, et ajouté que les États-Unis avaient l’intention de « diriger » la transition au Venezuela.

Voici les principales réactions internationales :

– Chine. La Chine a appelé dimanche Washington « à garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela », dans un communiqué des Affaires étrangères, qui qualifie leur capture et exfiltration de « violation flagrante du droit international ». La veille, Pékin s’était dit « profondément choqué » par « le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain » et avait dénoncé un « comportement hégémonique des Etats-Unis (qui) viole gravement le droit international » et « menace la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes« .

– ONU. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est inquiété « que le droit international n’ait pas été respecté« , déplorant un « dangereux précédent » et appelant « tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit ».

– Colombie. La Colombie a annoncé le déploiement de troupes à sa frontière avec le Venezuela. Le président colombien, Gustavo Petro, proche de Nicolas Maduro, a qualifié les actions de Washington d' »atteinte à la souveraineté » de l’Amérique latine et déclaré qu’elles entraîneraient une crise humanitaire. M. Petro a demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU sur la « légalité internationale » de cette « agression ».

– Brésil. Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a condamné samedi une « grave atteinte à la souveraineté du Venezuela », estimant que « les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassaient les limites de l’acceptable » et menaçaient « la préservation de la région en tant que zone de paix ». Il a également exhorté sur X la communauté internationale, par l’intermédiaire des Nations unies, à « répondre vigoureusement » à ces attaques.

– Mexique. Le Mexique a condamné samedi les bombardements menés « unilatéralement » par les Etats-Unis contre le Venezuela, avertissant que toute « action militaire met(tait) gravement en péril la stabilité régionale« .

– Argentine. À l’inverse, les frappes américaines ont été saluées par un tonitruant « La liberté avance, vive la liberté, bordel ! » du président argentin pro-Trump, Javier Milei.

– Équateur. Le président de l’Equateur, Daniel Noboa, s’est également réjoui de la chute de M. Maduro: « l’heure est venue de reprendre possession de votre pays« , a-t-il lancé sur X aux figures de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado et Edmundo González Urrutia, ainsi qu’au « peuple vénézuélien ». (…)

 (…) Lire la suite de l’article ici


Enlèvement de Nicolás Maduro au Venezuela : Emmanuel Macron s’aligne, la gauche s’indigne (Cyprien Caddeo et Florent Le Du / L’Humanité)

Alors que le Quai d’Orsay s’était montré prudent, le chef de l’État s’est rapidement rallié à la position de Washington, sans un mot pour la violation du droit international. Les forces de gauche dénoncent une « honte » pour la France, poussant Emmanuel Macron à corriger – modestement – le tir lors du Conseil des ministres de ce lundi 5 janvier.

« Il n’y a pas de bonne invasion. Macron nous fait honte, il n’est pas la voix de la France », assure quant à lui le leader des insoumis, Jean-Luc Mélenchon, qui exige, comme les communistes, la libération de Maduro. © Adnan Farzat / NurPhoto via AFP

L’Élysée et le Quai d’Orsay parlent-ils encore la même langue ? Samedi 3 janvier, la première réaction officielle française à l’attaque américaine contre le Venezuela et l’enlèvement de son chef d’État, Nicolás Maduro, est venue du ministre des Affaires étrangères. Dans un communiqué où il accuse d’abord le président vénézuélien d’avoir « confisqué le pouvoir » de son peuple, Jean-Noël Barrot fustige aussi, avec une prudence toute diplomatique, la méthode américaine qui « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international ».

« La multiplication des violations de ce principe par des nations investies de la responsabilité principale de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies aura de lourdes conséquences sur la sécurité du monde, qui n’épargneront personne, ajoute le ministre. Instruite par l’histoire, la France s’y prépare, mais ne peut s’y résoudre. »

Pourtant, quelques heures plus tard, Emmanuel Macron n’a pas un mot pour le droit international. Le président de la République se fait au contraire VRP du banditisme trumpien, saluant un Venezuela « débarrassé de la dictature de Maduro » et formulant le souhait que la transition soit opérée par le « président Urrutia, élu en 2024 » – faisant mine d’ignorer qu’à Caracas le régime n’a pas changé, les chavistes étant toujours au pouvoir et l’intérim assuré par la vice-présidente, Delcy Rodriguez. Cité par Macron, Edmundo Gonzalez Urrutia avait perdu le scrutin en 2024 face à Nicolás Maduro, dans une élection dont les résultats ont été contestés par l’opposition, plusieurs ONG et les chancelleries européennes. Emmanuel Macron a également annoncé avoir appelé Maria Corina Machado, la contestée prix Nobel de la paix 2025, qui a appelé, depuis son exil espagnol, Urrutia à prendre le pouvoir à Caracas. Dans un communiqué aux allures de rupture diplomatique, le Venezuela a dit « rejeter avec force les déclarations injurieuses » du président français, et « prendre les mesures appropriées dans l’évaluation de ses relations avec la France. » (…)

(…) Lire la suite de l’article (réservé aux abonné·es) ici