🇨🇴 En Colombie, la longue lutte d’un village contre l’industrie pétrolière ( Camille Bouju et Marina Sardina / Reporterre)


La population de Tauramena, en Colombie, a rejeté en 2013 par référendum un projet d’exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité. Mais, plus d’une décennie plus tard, la lutte continue.

Le débit de la rivière Cusiana est plus faible qu’il y a plus de dix ans en raison des répercussions environnementales de l’exploitation pétrolière. – © Marina Sardina / Reporterre

De la cordillère des Andes orientales aux plaines brûlantes et inondables du département du Casanare, la municipalité de Tauramena s’étend au cœur du bassin de l’Orénoque, à cheval entre la Colombie et le Venezuela, riche en ressources naturelles.

Commune devenue une zone clé de l’industrie pétrolière colombienne dans les années 1990 avec la découverte de l’un des plus grands gisements du pays, Cusiana, Tauramena a longtemps prospéré grâce à l’or noir. Une prospérité qui se fit au prix d’une dégradation progressive de ses ressources en eau.

Routes impeccables, complexes sportifs, plus de voitures que de motos. Les redevances continuent de passer par là alors que plusieurs plateformes pétrolières sont encore en activité dans le sud de la commune, dont un centre de production de gaz.Alors, lorsque vingt ans plus tard de nouveaux projets d’exploration ont menacé directement les sources hydriques de la municipalité, des habitants mobilisés ont convoqué un référendum. Victorieux. Aujourd’hui, le refus du pétrole tient encore, mais ils expliquent craindre un potentiel retour en arrière. Récit d’une victoire toujours fragile. (…)

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