🇨🇺 🇺🇸 Cuba: le président Miguel Díaz-Canel confirme des discussions avec les États-Unis (RFI)
Confronté depuis des mois à une grave crise énergétique qui s’est accentuée suite au blocus états-unien sur le pétrole, et à des concerts de casseroles désormais quotidiens à La Havane, le président cubain Miguel Díaz-Canel a reconnu ce vendredi 13 mars pour la première fois que son gouvernement était en discussion avec l’administration Trump. Déclarations faites lors d’une intervention retransmise à la télévision nationale. De premières remises en liberté de prisonniers ont eu lieu à Cuba ce vendredi, au lendemain de l’annonce par le gouvernement de la libération anticipée de cinquante-et-une personnes sous l’égide du Vatican.

« Des responsables cubains ont mené récemment des discussions avec des représentants du gouvernement des États-Unis », a déclaré Miguel Díaz-Canel devant les plus hautes autorités du pays, dont des membres du Bureau politique et du secrétariat du comité central du Parti communiste cubain (PCC).
Au premier rang figurait Raul Guillermo Rodriguez Castro, le petit-fils de l’ex-dirigeant Raul Castro (2006-2018), qui n’a pas de fonction officielle au sein du gouvernement mais a été mentionné récemment par des médias américains comme l’interlocuteur du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, dans le cadre de discussions secrètes.
« Ces discussions ont eu pour objectif de chercher des solutions, par la voie du dialogue, aux différends bilatéraux qui existent entre nos deux nations », a indiqué le président cubain.
Miguel Díaz-Canel a ajouté que « des facteurs internationaux ont facilité ces échanges », sans préciser lesquels. Mais, la veille, les autorités cubaines ont annoncé la libération prochaine de cinquante-et-un prisonniers, sous l’égide du Vatican, médiateur historique entre Washington et La Havane. (…)
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Les Cubains résidant à l’extérieur de l’île vont pouvoir y investir
Les Cubains qui résident à l’extérieur de leur pays vont pouvoir investir dans l’île, a annoncé le ministre du Commerce extérieur et de l’Investissement étranger, Oscar Pérez-Oliva Fraga, dans un entretien à la chaîne américaine NBC rendu public lundi 16 mars.
« Cuba est disposée à avoir une relation commerciale fluide avec les entreprises américaines », ainsi qu’« avec les Cubains résidant aux États-Unis et leurs descendants », a déclaré Oscar Pérez-Oliva Fraga, qui est également vice-Premier ministre, lors de cet entretien qui s’est tenu à La Havane. Le ministre précise que ces investisseurs pourront détenir leur propre entreprise sur l’île.
Cette annonce intervient au moment où Washington exerce une pression maximale sur l’île communiste en lui appliquant un blocus énergétique de facto, outre les sanctions imposées dans le cadre de l’embargo en vigueur depuis 1962. Ces investissements vont « au-delà de la sphère commerciale », a précisé le ministre. « Cela s’applique à des investissements, pas seulement à des petits investissements, mais également à d’importants investissements, en particulier dans les infrastructures », a-t-il ajouté.
L’objectif de cette ouverture, selon le ministre, sera notamment de relancer des secteurs clés de l’économie, comme le tourisme ou les mines, ainsi que la restauration du réseau électrique obsolète, qui connaît depuis plusieurs années des pannes récurrentes provoquant des coupures électriques massives.
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