Gran Marcha nacional por el derecho al agua y la vida
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PERU, Miércoles 01 al Sábado 11 de Febrero 2012

L’industrie minière étant un secteur économique clé du pays, son développement et expansion devraient faire l’objet de limitations lorsque ces derniers représentent un danger pour la santé publique, menacent le droit de nombreuses populations d’accéder à l’eau et violent les droits de l’homme en général.

Le droit dont disposent les entreprises minières à investir, prospecter et travailler ne peut cependant passer au-dessus du droit des peuples à être consultés lorsqu’un projet minier, aussi important soit-
il, est sur le point d’affecter considérablement nosvies, notre sécurité et tranquillité, notre droit à l’eau tout comme à un environnement sain et respectueux de notre santé.

L’entreprise minière Yanacocha a déjà un lour d passif dans la région de Cajamarca et le projet Conga ne fait que menacer une fois de plus les populations de Cajamarca.
C’est pour cela que nous disons qu’aucune lagune, aucun fleuve ne sera davantage détruit dans notre pays !
Nous garantissons la défense des ordonnances provinciale et régionale qui ont déclaré non viables les Mines Conga, toutcomme le processus de zonification écologique et économique régional. Nous dénonçons la répression et la criminalisation dela protestation sociale qui prétend taire les justes réclamations de nos peuples et nie la persécution dont font l’objet lesdirigeants et défenseurs de l’environnement qui, en risquant leurs vies, défendent nos eaux.
L’EAU EST UN DROIT DE L’HOMME FONDAMENTAL

La législation actuelle de l’état péruvien ne reconnait pas l’eau potable et son traitement comme un droit de l’homme ; un droit
qui cependant conditionne l’accès à tous les autres droits de l’homme puisque sans eau, il n’y a pas de vie humaine.
Comme nous le savons bien, la pollution de l’eau est une des principales causes de mortalité dans les pays les plus pauvres. Si
de l’accès à l’eau dépend nos vies et notre santé, ce droit ne peut pas continuer à nous être nier comme il ne peut être davantage fragilisé par des activités comme la minière, qui détruisent les sources naturelles d’eau et la polluent ou par ceux quivoient seulement l’eau comme une ressource commerciale.Le Congrès de la République doit modifier la Constitution en vue de permettre que l’eau potable et son assainissement soient reconnus comme un droit de l’homme fondamental et que la provision de l’eau ne soit
pas privatisée.
INTERDICTION DE L’ACTIVITE MINIERE A LA SOURCE DES FLEUVES COMME AU NIVEAU DES
GLACIERS
Le Pérou n’est pas un pays minier mais un pays comptant sur une grande richesse en terme de biodiversité et de multiples biensnaturels (pêche, forêts, eau, gaz, minéraux) mais aussi de nombreux et divers biens humains avec lesquels nous pourrionsapprendre à vivre, el buen vivir.

Nous reconnaissons que la principale richesse du Pérou sont ses habitants, surtout, lorsque ceux-ci savent utiliser demanière responsable les biens naturels pour réussir à obtenir de meilleurs conditions de vie pour tous. Si le Pérou, à cause duchangement climatique, vit actuellement des troubles écologiques bien plus importants et que, de plus, cette crise affecte déjà notre accès à l’eau, nous ne pouvons définitivement pas permettre que se poursuive la délivrance de licences d’exploitation à des activités de haut impact environnemental. Par conséquent, nous exigeons la promulgation de lois interdisant l’activitéminière à la naissance des fleuves comme au niveau des glaciers qui sont dangereusement en train de fondre sous l’effet du réchauffement climatique.
INTERDICTION DE L’A
CTIVITE MINIERE A BASE DE CYANURE ET MERCURE
Tant la petite comme la grande industrie minière se sont converties en activités chimiques de haut risque environnemental dans la mesure qu’elles requièrent l’utilisation d’immenses quantités de substances toxiques qui empoisonnent notre planète et, toutparticulièrement, nos eaux, nos sols et notre air, mettqnt( ?) en danger notre santé et celle des générations futures.
Dans son procédé d’extraction, la grande industrie minière produit du mercure.
Ce que l’on observe déjà dans les minesYanacocha et Antamina.
De son côté, l’activité minière illégale utilise, sans contrôle, de grandes quantités de mercure qui dans certains endroits, et surtout en Amazonie, est en train de provoquer de gravissimes dommages environ nementaux que l’on doit arrêter immédiatement.
Le cyanure est une des substances toxiques les plus dangereuses au monde et c’est pour cette raison que dans de nombreux son
usage a été interdit ou très strictement encadré. En revanche au Pérou, le cyanure est la principale substance utilisée par lesecteur minier aurifère qui se vend comme une industrie « responsable ».
Les crimes écologiques liés à l’emploi de cyanure etde mercure dans l’activité minière doivent cesser
une fois pour toute !
MORATOIRE SUR LES CONCESSIONS MINIERES
Le Pérou a été découpé en lots précis afin de faciliter les concessions faites aux entreprises minières et pétrolières. Sous la
présidence d’Alan Garcia, 72% du territoire amazonien a été concédé et plus de 20 millions d’hectares l’ont été à des entreprisesminières. Cela, sans se préoccuper que ces zones soient des zones urbaines, agricoles, des zones de production d’eau ou encor
edes sites archéologiques ; pis, à aucun moment n’ont été consultés les propriétaires de ces terrains ou les autorités localescensées les administrer.
S’il faut reconnaître que toutes les concessions ne se convertissent pas par la suite en zone d’exploitation de minerais, la réalitéest que le système actuel de la concession revient en pratique à octroyer des droits de primauté à ses titulaires, les mêmes qui par la suite cherchent, soit par la force ou par la corruption des autorités chargées de ce genre de situation, à s’approprier de manière définitive le sol et ses ressources. Cela doit cesser !
Nous devons pouvoir disposer d’une loi qui déclare le moratoire
sur toutes les concessions minières et que le gouvernement procède à la révision de celles-ci afin qu’elles cessent d’être la source de tant de conflits.
DROIT A LA CONSULTATION DES POPULATIONS
Les peuples d’Amazonie et les communautés paysannes, après des années de lutte acharnée et suite au massacre de Bagua, ont obtenu que l’Etat promulgue la loi de consultation préalable, libre et informée. A présent son règlement est en cours d’approbation, cependant notre pays devrait également lutter pour la reconnaissance du droit de consultation préalable à tous les citoyens et citoyennes qui verraient leur santé, leur sécurité et le respect des droits de l’homme menacés par ce type de projets.Nous exigeons que le règlement sur la loi de consultation préalable, qui est sur le point d’être promulgué, s’assure réellement des droits territoriaux des peuples indigènes et des communautés paysannes. De plus, nous demandons que soient formulées des lois de consultation préalable à toutes les populations qui se verraient affectées par des projets miniers ou pétroliers.
FORUM NATIONAL DE JUSTICE HIDRIQUE
La majorité des conflits socio-environnementaux du pays sont directement liés à l’activité minière et la question du droit d’accès à l’eau. Bien qu’un large secteur de la presse péruvienne « interprète » cette réalité et nous désinforme en permanence, lapersécution vécut par des milliers de paysans est bien réelle : amendes diverses et variées, détentions illégales et, dans certains cas, comme dans la région de Piura et de Cajamarca, tortures et assassinats pour avoir défendu le droit à l’eau et à un environnement sain.Nous devons en finir avec ces pratiques !Comme évènement de clôture de la Marche Nationale pour l’Eau, le grand Forum National de Justice Hydrique
nous permettrade recenser les conflits hydriques existants dans le pays et par la même, rendre visible cette réalité dans toute sa vérité. Nousmettrons également en place une instance de sanction éthique pour les destructeurs et pollueurs d’eau tout comme nous promouvrons une série de lois dédiée au droit à l’eau. Enfin, nous proposerons de constituer un espace de débat permanent sur
la problématique de l’eau dans le contexte du changement climatique
et la mise en place d’une politique économique « écocide » et « hydrocide », tout comme nous ferons du soutien aux luttes des populations qui défendent l’eau, un des piliers de notre action pour une justice hydrique et écologique.
Comité Nacional Organizador de la Gran Marcha Nacional del agua.

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