🇺🇸 🇵🇷 Grand vainqueur des Grammy Awards, Bad Bunny charge Trump et l’ICE (Tom Demars-Granja / L’Humanité)


La superstar portoricaine Bad Bunny a remporté, dimanche 1er février, une victoire inédite lors des Grammy Awards 2026, devenant le premier artiste à recevoir le trophée de l’album de l’année pour un projet en espagnol. Benito Antonio Martinez Ocasio, de son nom civil, en a aussi profité pour s’opposer à la politique raciste de Donald Trump et scander « dehors ICE ! » sur scène.

Bad Bunny lors de la cérémonie des Grammy Awards, le dimanche 1er février 2026 à Los Angeles. © Javier Rojas/PI via ZUMA Press Wire/ABACAPRESS.COM

En une soirée, Bad Bunny a marqué l’histoire de la musique et continué d’assumer la charge historique, au niveau politique cette fois-ci, qui lui incombe. L’artiste portoricain (de son nom civil, Benito Antonio Martinez Ocasio) était au centre des regards lors de la cérémonie annuelle des Grammy Awards, dimanche 1er février.

La réussite critique et commerciale de son huitième et dernier projet en date, DeBÍ TiRAR MáS FOToS, s’y est confirmée avec l’obtention du trophée de l’album de l’année ; une première pour un projet musical en langue espagnole. Bad Bunny est ainsi monté sur scène, les larmes aux yeux, pour récupérer son Grammy Awards, aux côtés de la superstar de la pop Harry Styles.

Quelques dizaines de minutes plus tôt, le porte-étendard de la culture portoricaine – érigé en ennemi de Donald Trump et des sphères Make America great again (MAGA) pour s’être inscrit dans l’histoire indépendantiste de son île d’origine, colonie états-unienne – avait déjà profité de sa soirée pour dénoncer les raids racistes en cours aux États-Unis.

« Avant de remercier Dieu, je vais dire : dehors ICE !, a-t-il lancé sur scène, le Grammy Awards du Meilleur album de musique urbaine en main. Nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes des êtres humains et nous sommes américains. »

Pour rappel, le chanteur reggaeton a préféré contourner les États-Unis lors de sa tournée, afin d’éviter que son public ne se retrouve en danger. « Cette putain d’ICE pourrait attendre à la sortie », avait-il lâché, dans une interview accordée au magazine i-D, en 10 septembre dernier. L’artiste a profité de son second discours – dont une partie a été prononcée en espagnol – pour dédier ce prix à l’Académie, sa mère, ses collaborateurs et « à tous ceux qui ont dû quitter leur pays pour réaliser leurs rêves ». (…)

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