La leader indigène Berta Cáceres assassinée au Honduras/ Berta Cáceres, leader indígena hondureña,fue asesinada
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Berta Cáceres, leader indigène, féministe et écologiste, a été assassinée dans la nuit du 3 mars chez elle, à La Esperanza, dans la province d’Intibucá au Honduras.

Berta Caceres

Cofondatrice du Conseil national des organisations populaires et autochtones du Honduras créé en 1993 (COPINH), elle a mené un grand nombre de manifestations pour défendre l’environnement en s’opposant à la construction de projets hydroélectriques au Honduras. Elle avait reçu pour son combat le prestigieux prix Goldman Environmental Prize en 2015. Elle a joué un rôle primordial dans la lutte du peuple indigène Lenca du Honduras contre la construction d’un grand barrage sur le Rio Blanco, dont les conséquences environnementales et sociales auraient été dramatiques. Berta Caceres avait aussi été candidate à la vice-présidence au cours des élections nationales qui avaient précédé le coup d’État en juin 2009 contre le président élu Manuel Zelaya. Son implication politique, notamment dans les luttes socio-environnementales des peuples indigènes lui avait déjà valu de nombreuses menaces de mort et de violence à son encontre et à celle de sa famille. Les organisations de défense des droits humains expriment leur indignation face à cet assassinat et exigent qu’il ne reste pas impuni.

Ci-dessous en espagnol une vidéo réalisée en Colombie en 2015: elle y explique le sens de sa lutte. 

Berta Cáceres, leader indígena hondureña fue asesinada.

Mujer de todos los combates, dirigente del Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras (COPINH). Defensora de la tierra, de las mujeres, de los pueblos oprimidos, de los derechos humanos… Defensora de la vida! Las organizaciones de derechos humanos expresan su indignación frente a este asesinato. 

Esta conversación con ella se realiza en Colombia en agosto de 2015.
“Somos guerreras porque estamos ahí luchando por los ríos, por el agua, por la salud, por la soberanía alimentaria, por las semillas, por el conocimiento ancestral; todas esas formas de sabiduría, de cultura, de arte que tenemos nosotros…es una gran batalla, y es, yo creo, lo que permite a este planeta estar vivo. Y nosotros como pueblo lenka somos también custodios de esas formas de vida”.

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