L’Argentine en pleine tempête néo-libérale – interview d’Emilio Taddei, chercheur en sciences politiques au Conicet. (École émancipée)
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Inflation galopante, dévaluation de près de 50% du peso en un an, fermetures d’usines…tous les indicateurs sont au rouge et la question n’est plus de savoir si l’Argentine, 3ème économie d’Amérique Latine fera défaut, mais quand et à quelles conditions.

Entretien avec Emilio Taddei, chercheur en Sciences politiques au CONICET, membre de l’Institut Tricontinental et militant altermondialiste.

EE : Crise financière et monétaire, inflation à deux chiffres, tensions sociales et politiques, l’Argentine est de nouveau au bord du gouffre. Les difficultés du gouvernement libéral actuel peuvent elles favoriser un retournement de cycle politique ? 

Depuis l’arrivée au gouvernement du président Macri, la société argentine connaît une brutale offensive néolibérale, qui n’a fait qu’amplifier et approfondir la crise économique et sociale lors des trois dernières années. La politique économique menée par le gouvernement bénéficie prioritairement à certains secteurs concentrés de l’économie : les banques, les milieux financiers internationaux, les entreprises multinationales de l’énergie (gaz et pétrole), les entreprises des services publics privatisées et la grande bourgeoisie de l’agro-business. Ce sont les grands gagnants de cette politique économique qui favorise un nouveau cycle d’accumulation centré sur la spéculation financière. D’où la relance d’un nouveau cycle d’endettement extérieur, qui sert à fournir les dollars pour alimenter la dynamique spéculative.

Lire l’intégralité de l’interview sur le site d’Ecole Emancipée.

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