L’assassinat de l’élue brésilienne Marielle Franco lié à des enjeux fonciers (AFP/Le Monde)
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La conseillère municipale de Rio de Janeiro avait été abattue le 14 mars dans sa voiture. Plusieurs suspects ont été arrêtés, mais l’enquête piétine.

L’élue brésilienne Marielle Franco, assassinée en mars à Rio de Janeiro, a été tuée par des groupes criminels car elle menaçait leurs intérêts dans des affaires d’appropriations foncières illégales. C’est ce qu’a affirmé vendredi 14 décembre un responsable de la sécurité de l’Etat de Rio.

« Elle se battait dans une zone contrôlée par des miliciens, où des intérêts économiques de toute sorte sont en jeu », a expliqué le général Richard Nunes, dans un entretien au quotidien Estado de S. Paulo. Et ce dernier d’assurer que c’est ce qui a conduit au meurtre de la conseillère municipale et de son chauffeur.

Selon le général Nunes, les milices, des groupes parapoliciers formés d’agents ou d’ex-agents de sécurité, ont de nombreux intérêts fonciers dans les favelas. « Il y a de graves problèmes d’urbanisation et d’occupation de terres », notamment dans les quartiers ouest de Rio.

Marielle Franco se battait pour « sensibiliser » les gens de ces quartiers à la question de la propriété foncière. « Cela a causé de l’instabilité et c’est là que nous arrivons » à son assassinat, a ajouté M. Nunes…

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