Le président de la Cour suprême du Pérou emporté par un scandale de corruption (Martin Vizcarra/France 24)
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Le président de la Cour suprême du Pérou a présenté sa démission, jeudi 19 juillet, à cause d’une affaire de trafic d’influence qui ébranle l’appareil judiciaire du pays, poussant des milliers de Péruviens à descendre dans la rue.

 

Aux cris de “Dégagez tous les corrompus”, “Stop la corruption ! Notre honte nationale”, des milliers de Péruviens se sont rassemblés jeudi 19 juillet dans les rues de Lima et de plusieurs villes du Pérou pour réclamer des réformes anti-corruption, après la démission dans la journée du président de la Cour suprême, Duberli Rodriguez, en raison d’une affaire de trafic d’influence.

Le scandale a éclaté voici au début du mois de juillet, lorsque le site d’investigation IDL-Reporteros a commencé à diffuser des enregistrements audio de conversations téléphoniques dans lesquelles des magistrats semblaient discuter de projets d’échange de faveurs, d’aide à des criminels reconnus coupables, et évoquaient l’idée d’accorder des fonctions à des amis.

Des enregistrements compromettants dans une affaire de pédophilie

Duberli Rodriguez, qui n’est pas personnellement visé, a annoncé dans une lettre diffusée sur Twitter qu’il démissionnait de ses fonctions de chef de la Cour suprême et de président du système judiciaire “en raison de la crise institutionnelle que traverse la justice”. Dans l’un des enregistrements, on entend l’ex-juge de la Cour suprême César Hinostroza, encore en fonction à l’époque, évoquer le procès du violeur d’une fillette de 11 ans. “Que voulez-vous, qu’on réduise sa peine ou qu’on le déclare innocent ?”, propose-t-il à son interlocuteur.

Quelques heures avant la démission de Dubertli Rodriguez, jeudi, c’est un autre magistrat, Orlando Velasquez, à la tête du Conseil national de la magistrature et chargé de nommer et de superviser les juges et les procureurs, qui a lui aussi démissionné, tout comme deux autres membres de ce conseil, en lien avec la même affaire. Orlando Velasquez, qui a quitté son poste trois jours seulement après son entrée en fonction, a nié toute malversation, lors d’une conférence de presse tenue jeudi, et s’est dit injustement mis en cause (…) 

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