Crise en Équateur: dossier de presse et analyses
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À la suite de l’annonce de réformes néo-libérales en Équateur, la population se mobilise dans tout le pays. En réaction, le président Lenín Moreno a décrété l’état d’urgence et a fortement réprimé le mouvement. La mobilisation populaire a poussé le gouvernement équatorien à un premier recul. Mais la lutte se poursuit. Dans ce dossier régulièrement actualisé, France Amérique Latine vous propose une compilation d’articles et de documents en français et en espagnol avec différentes grilles d’analyses pour mieux comprendre la situation et suivre les évènements. Les articles les plus récents sont en haut de page, après les communiqués.

Lire ici le communiqué de France Amérique Latine: Non à la répression contre les mouvements populaires en Équateur

Répression: au 13 octobre, on dénombre 8 morts, 1340 blessé.e.s, une centaine de disparu.e.s, 1192 personnes incarcérées, dont des journalistes, des organes de presse censurés… Informations en espagnol ici, ici et ici

Ensemble avec le peuple équatorien/ Junto al pueblo ecuatoriano/ Déclaration du CADTM (Comité pour l’annulation des dettes illégitimes) en français et espagnol

Déclaration d’Amnesty International: Les États membres de l’OEA doivent exiger que l’Équateur enquête sur la répression violente menée pendant l’état d’urgence. Lire ici

Cayambe, foyer d’indignation indigène (Anne Proenza / Libération)

Le canton andin, pionnier de la lutte pour l’égalité des droits, a été l’un des initiateurs du bras de fer victorieux contre le gouvernement et la libéralisation du prix de l’essence. L’exécutif doit annoncer de nouvelles mesures économiques. Entre ciel et volcan, la petite église de Cayambe est pleine à craquer. À la fin de la messe célébrée en l’honneur du «sacrifice de nos frères tombés pour l’Equateur», le maire de cette petite ville située à 70 km de Quito, Luis Guillermo Churuchumbi, monte sur l’estrade, invité par le curé : «C’est le début d’un nouveau chapitre. C’est le moment de construire un nouveau modèle économique car, je vous le demande, avec le modèle néolibéral, la croissance de la richesse est-elle destinée à tous ou à quelques-uns ?» «À quelques-uns», répondent en chœur les fidèles (…)

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« Le plus intéressant dans le processus récent de luttes populaires, c’est l’émergence de nouveaux leaderships » (entretien de Gabriel Brito avec Decio Machado / DIAL)

(…) En Amérique latine et en d’autres lieux du système monde on assiste aujourd’hui à des expériences inédites dans la manière dont certains groupes communautaires développent des mécanismes de soutien mutuel et de construction de sociétés parallèles qui ne disputent plus le pouvoir en termes étatiques. Ces résistances en forme de processus autonomes antisystémiques pourraient jouer un rôle important face à l’effondrement annoncé (…)

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“Lo más interesante en el reciente proceso de luchas populares en Ecuador son sus nuevos liderazgos”: entrevista con Decio Machado en español aquí

Crearán Parlamento de los Pueblos en Ecuador (Últimas noticias)

Con la finalidad de construir un nuevo modelo económico, la Confederación de Nacionalidades Indígenas del Ecuador (Conaie) prevé conformar este viernes el Parlamento de los Pueblos, con el cual buscarán frenar las medidas neoliberales del actual gobierno. “Esta propuesta será participativa y dinámica en los territorios, a través de la conformación de asambleas populares”, anunció la Conaie a través de un comunicado, citado por Prensa Latina (…)

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Équateur : victoire historique des mouvements indigènes et populaires (Miriam Lang/ Contretemps)

Professeure à l’Université Andina Simón Bolívar de Quito, Miriam Lang explique ici comment une victoire sans précédent du mouvement indigène de l’Équateur a contraint le gouvernement de Lenín Moreno à retirer un décret d’ajustement structurel imposé par le Fonds Monétaire International (FMI) comme condition préalable à un crédit. Le programme d’ajustement avait principalement consisté en la libéralisation des prix du carburant et du diesel, jusqu’alors subventionnés, ainsi que le retrait de plusieurs droits sociaux des travailleurs. Le gouvernement a capitulé après douze jours de soulèvement populaire dans tout le pays, avec des émeutes conséquentes, notamment dans la capitale, Quito (…)

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Un nouveau cycle de résistance populaire contre le néolibéralisme commence (Mario Unda / À l’encontre)

(…) La droite et le néolibéralisme ont perdu une première bataille, mais peut-on supposer qu’ils s’arrêteront là? C’est peu probable. Une fois le dialogue terminé, le différend sur le contenu du nouveau décret qui remplacera le décret 883 s’ouvre: cela nous dira quelque chose. Le dialogue proposé entre le gouvernement et les travailleurs sera-t-il achevé le mardi 15 octobre? Quels seront les prochains mouvements du bloc néolibéral au pouvoir? Soutiendront-ils Moreno ou préféreront-ils s’en débarrasser? Le mouvement populaire saura-t-il trouver et construire les voies pour des confluences et des articulations sectorielles ou va-t-il se perdre dans les strictes limites des intérêts particuliers? La seule chose certaine semble être qu’un nouveau cycle de résistance populaire contre le néolibéralisme a commencé. Il a commencé avec beaucoup de force, mais il aura une tâche beaucoup plus difficile à accomplir (…)

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En Équateur, « c’est tout l’accord avec le FMI » qui est contesté (Marie Delcas/ Le Monde 16/10/ 2019)

Après le recul de Quito, qui a rétabli les subventions aux carburants, le calendrier des réformes avec l’institution devrait être renégocié. Chapeau de feutre sur la tête et fichu coloré sur les épaules, Guadalupe Quishpe, 63 ans, ne cache pas sa satisfaction. « Nous avons donné une bonne leçon au FMI », se réjouit cette paysanne quechua. Onze jours d’une mobilisation sans précédent des peuples indiens d’Equateur ont contraint le président, Lenin Moreno, à abandonner l’idée d’augmenter le prix des carburants, jusqu’à présent subventionnés par l’Etat. La mesure avait été décidée dans le cadre d’un vaste plan d’ajustement, noué avec le Fonds monétaire international (FMI) en échange d’un chèque de 4,2 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros). Fragilisé politiquement, le gouvernement négocie un « nouveau décret » avec la Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur (Conaie). Sans le FMI (…)

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Le peuple équatorien engrange une première victoire (Julie Maenaut/ Solidaire Belgique)

Le décret qui mettait fin aux subventions au carburant est abrogé. C’est le résultat d’un mouvement social sans précédent depuis 15 ans en Équateur. Une victoire significative dans le contexte latino-américain. Un dialogue de paix entre le président équatorien Lenín Moreno et les dirigeants de la Confédération des nationalités autochtones (CONAIE) et du Front uni des travailleurs (FUT) a commencé le dimanche 13 octobre dans après-midi, suite au soulèvement populaire que connaît le pays. Après quatre heures de discussions, les négociateurs sont parvenus à un accord : l’abrogation du décret 883 (qui permettait une hausse du prix du carburant) et la fin de la grève nationale. Une commission composée de représentants du Gouvernement et des peuples autochtones, avec la médiation de l’ONU et de la Conférence épiscopale équatorienne, a été mise en place pour élaborer le nouveau décret (…)

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Dernière heure: premier recul du gouvernement équatorien face au soulèvement populaire. Il ouvre des négociations avec les organisations sociales et indigènes et promet l’abrogation du décret 883. Mais la vigilance s’impose et la population reste mobilisée face à de possibles manipulations.

Voir quelques articles sur Libération La Izquierda Diario et La Mula

En Équateur, «jamais nous n’avons été traités avec cette violence» (Anne Proenza/ Libération)

«S’il ne négocie pas, il tombe», avait prédit en début de soirée le dirigeant indigène Yaku Pérez, gouverneur de la province d’Azuay. Et samedi vers 21h40, le Président, Lenín Moreno, élu en 2017 avec le parti Alianza País (AP, centre gauche) a semble-t-il lâché un peu de lest en annonçant sur toutes les chaînes de télévision nationales qu’il acceptait de «réviser» le décret 883 libéralisant les prix de l’essence (celui qui a déchaîné la colère populaire le 3 octobre) et de reconsidérer certains points des réformes négociées avec le Fond monétaire international (FMI) et rejetées par une partie de la population. Le chef de l’État est intervenu après qu’un immense cacerolazo («un concert de casseroles») a retenti dans plusieurs quartiers de la capitale, bravant le couvre-feu instauré dès 15 heures en plein après-midi dans Quito et ses alentours, en signe de protestation contre la répression et un début de militarisation de la capitale (…)

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Desde Quito, crónica del Estado feroz (Cristina Vega/ El Diario)

Mientras tratamos de organizar humildes cocinas familiares que sumen a los lugares grandes de acogimiento para proveer a todos los compañeros indígenas, mujeres, hombres, wawas, que desde todo el país han ido llegando a Quito, no dejan de ocurrir cosas. Hacemos cuerpo con otra gente en los lugares del conflicto, protestamos y nutrimos un núcleo de rechazo barrial, nos replegamos a cocinar para cubrir algo de lo mucho que se precisa: una colada, unos almuerzos, un poco de ropa, alcohol, medicamentos (…)

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La commune de Quito : crise et insurrection en Équateur (interview d’un militant équatorien, impliqué dans le mouvement, par le collectif brésilien Facção Fictícia/ Traduction Lundi Matin)

La résistance qui a lieu actuellement, qui dure depuis plus de huit jours, représente d’ores et déjà un événement historique. C’est la plus grande révolte de ces dernières années dans le pays et la plus grande grève depuis un moment, ayant comme protagonistes les indiens. Aucun des épisodes de révoltes de ces dernières années n’avait duré aussi longtemps… L’austérité et la politique de réduction des subventions publiques affectent la vie quotidienne en Équateur. Cela dit, on peut observer une fracture de classe dans les évènements actuels dans la ville de Quito et dans le reste de l’Équateur. Une partie de la population ne comprend pas les raisons de la révolte (…)

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En Équateur, la révolte populaire contre l’austérité secoue le pouvoir (Anne Proenza/ Libération)

Les réformes économiques annoncées la semaine dernière ont entraîné des manifestations d’une ampleur telle que le gouvernement a dû quitter Quito. État d’urgence décrété depuis jeudi, transfert du gouvernement lundi soir de Quito, la capitale, à Guayaquil, la deuxième ville du pays, manifestations tendues : la situation a pris un tour chaotique en Équateur, où la rue a déjà fait tomber trois présidents dans les années 1990-2000. Et même si la situation de ce petit pays de 15 millions d’habitants est aujourd’hui bien différente, nul ne sait comment cela peut évoluer.

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Tres manifestantes indígenas de diferentes regiones de Ecuador cuentan por qué han salido a las calles para protestar contra el Gobierno de Lenín Moreno (video de AJ+)

Los pueblos originarios de Ecuador se levantan

Tres manifestantes indígenas de diferentes regiones de Ecuador cuentan por qué han salido a las calles para protestar contra el Gobierno de Lenín Moreno.Producido en colaboración con GK.

Gepostet von AJ+ Español am Donnerstag, 10. Oktober 2019

Des manifestants envahissent le Parlement (vidéo de Le Huff Post)

Équateur : un pays révolté par « le retour du FMI dans la politique » (Lorène Lavocat (Reporterre)

Un mouvement social d’ampleur secoue l’Équateur, marqué par des blocages de routes et de puits pétroliers en Amazonie, des manifestations et des grèves. Pour la chercheuse Marie-Esther Lacuisse, le président Moreno n’a pas tenu ses promesses écologiques et sociales et en paye le prix. (…)

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Conaie: el movimiento indígena que hace temblar a Lenín Moreno (Página 12)

Las organizaciones indígenas ocupan un lugar central en las jornadas de protesta que se están viviendo en Ecuador contra el presidente Lenín Moreno. La Confederación de Nacionalidades Indígenas del Ecuador (Conaie) aglutina a 14 nacionalidades y cerca 15.000 pueblos originarios. Desde su conformación en 1980 tuvo un papel central en la política ecuatoriana formando parte de movimientos que derrocaron presidentes. Hoy le dicen al gobierno que las protestas no van a parar hasta que el FMI se vaya del país (…)

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Comment expliquer l’embrasement social en Équateur ? (Christophe Ventura/Les Inrocks)

Depuis le 3 octobre, l’Équateur est plongé dans une crise politique et sociale qui a conduit le président Lenín Moreno à transférer la capitale de Quito à Guayaquil. Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, spécialiste de l’Amérique latine, décrypte la situation. “Cette décision intervient dans un contexte d’embrasement assez subit de l’Equateur depuis le 3 octobre. Le président équatorien a décrété l’état d’exception, équivalent à l’état d’urgence en France, pour soixante jours renouvelables. La Cour constitutionnelle a amendé cette décision en la réduisant à 30 jours, avec des exceptions pour certains secteurs professionnels. Dans ce cadre, Lenín Moreno a demandé le changement de siège du gouvernement, de Quito, capitale politique de l’Equateur, à Guayaquil, capitale économique.”(…)

(…) Lire l’interview de Christophe Ventura ici

Autre interview de Christophe Ventura : comment la fin des subventions aux carburants a mis le feu aux poudres (audio)

Crónica desde Quito, capital de la revuelta contra Lenín Moreno. (Decio Machado et Fernando López Romero/ Correspondencia de Prensa)

La revuelta de los sectores populares e indígenas contra las medidas neoliberales del Gobierno de Lenin Moreno abre un nuevo escenario en el Ecuador post-Correa donde todo es posible. El pasado jueves 3 de octubre, la dirigencia de la Confederación de Nacionalidades Indígenas del Ecuador (Conaie) convocó, junto a sectores del sindicalismo tradicional, un paro nacional con el objetivo de expresar su discordancia respecto a las últimas medidas económicas establecidas por el Gobierno. El anuncio de la Conaie conllevó el inicio de una serie de movilizaciones en distintas localidades del país y asambleas permanentes en territorios con fuerte presencia indígena bajo el objetivo de coordinar una gran movilización a Quito demandando la derogación del Decreto 883, que incluía el alza de precios de los combustibles en todo el país (…)

(…) Leer los dos artículos en la página web de Correspondencia de Prensa

Manifestations en Équateur : symbole d’un revirement annoncé ? Le point de vue de Guillaume Long, ancien ministre de Rafael Correa, chercheur associé à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

Le mouvement social en Équateur est consécutif aux annonces de réformes économiques et sociales du président Moreno. Il y a trois volets distincts. D’une part, la fin des subventions étatiques sur le prix du carburant, avec pour conséquence une augmentation de 123% du jour au lendemain. Celle-ci a un effet très sensible dans un pays comme l’Équateur puisque les subventions touchent non seulement le carburant servant au transport individuel, mais aussi au transport public et à celui des denrées alimentaires, qui ont subi une hausse de prix généralisée. D’autre part, une réforme du droit du travail avec notamment la réduction des congés payés des fonctionnaires de 30 à 15 jours. Enfin, le président Moreno a annoncé une réforme dans le domaine macro-économique, moins visible, mais tout aussi grave, car l’Équateur est une économie dollarisée et donc très sensible à la chute de capitaux. Il y avait auparavant un impôt sur les capitaux sortant du territoire pour éviter la fuite des devises, qui a été supprimé. Des barrières commerciales ont été enlevées et l’entrée des importations a été libéralisée, ce qui veut aussi dire que plus de dollars sortiront du pays. Cela peut mener à une crise et même remettre en cause le système financier de dollarisation du pays qui pourrait s’écrouler (…)

(…) Lire la suite de l’article ici

Quand une mesure “écologique” déclenche une grave crise politique (Maxime Combes/ Blog Médiapart)

En décidant de supprimer les aides publiques subventionnant les carburants, le président équatorien a déclenché de vastes mobilisations sociales le conduisant à devoir quitter la capitale, Quito. Si comparaison internationale n’est pas raison, voilà, après les Gilets Jaunes, un nouvel exemple de mesure “écologique” perçue comme une injustice sociale qui déclenche une grave crise politique.

(…) La déclaration de l’ONG environnementale Acción Ecológica – dont je produis une traduction rapide ci-dessous – est digne d’intérêt. Cette déclaration peut nourrir certaines de nos réflexions collectives sur l’articulation entre le social et l’écologie d’une part, et des deux ensemble face aux politiques libérales, ici, dans le cas équatorien, dictées par le FMI (…)

(…) Lire la suite de l’article ici

Leer en español la declaración de Acción Ecológica

Lenín Moreno y el FMI lograron unir a los ecuatorianos en las calles y las rutas (Eloy Osvaldo Proaño/Centro Latinoamericano de Análisis Estratégico)

El presidente Lenín Moreno y el Fondo Monetario Internacional (FMI) lograron unir a los diferentes sectores de la sociedad ecuatoriana: el miércoles, el mandatario enfrentará un paro nacional convocado por organizaciones sindicales, campesinas, indígenas y populares en rechazo al “paquetazo” y la «flexibilización» del mercado laboral.

(…) En perspectiva estratégica, cada sector del pueblo separado y aislado nunca será nada, incluso obteniendo alguna victoria circunstancial y este parece ser el momento de construir una corriente solidaria más allá de cualquier diferencia coyuntural (…)

(…) Leer en la página web de Estrategia

En Équateur, «le FMI est aveugle face aux conséquences» de sa politique (interview de Pablo Ospina par Jean-Baptiste Mouttet/ Médiapart)

Un puissant mouvement social pousse Lenín Moreno dans ses retranchements. Après avoir décrété l’état d’exception le 3 octobre, s’être réfugié dans la seconde ville du pays, Guayaquil, quatre jours plus tard, le président équatorien a décrété mardi soir un couvre-feu partiel à Quito. Des manifestants ont brièvement envahi le Parlement ce jour-là. Le pouvoir semble dépassé alors qu’une vaste manifestation a eu lieu ce mercredi. Des milliers d’Amérindiens ont rejoint la capitale pour crier leur colère avec les syndicats et les étudiants. La fin des subventions pour le carburant a mis le feu aux poudres. En accord avec le FMI pour obtenir un prêt de 4,2 milliards de dollars, Lenín Moreno a lancé une sévère politique d’austérité afin de réduire le déficit budgétaire du pays. Malgré la puissance du mouvement, le président équatorien demeure inflexible. Il préfère voir dans cet élan populaire une manœuvre pour le déstabiliser. Il accuse le président vénézuélien Nicolás Maduro et son prédécesseur, Rafael Correa (2006-2016), dont il a été le vice-président, d’être « derrière cette tentative de coup d’État ». Pablo Ospina, historien équatorien de l’Université andine Simón-Bolívar et spécialiste des mouvements sociaux, proche d’une gauche critique du corréisme, dénonce cette version des faits (…)

(…) Lire l’interview de Pablo Ospina ici (article réservé aux abonnés)

Rebelión indígena (Marcelo Alvarado Lincopi/ Convergencia Medios)

Se da un factor común en al menos dos países latinoamericanos (Argentina y Ecuador) que, ante los malos resultados de las planificaciones neoliberales, proponen resolver la crisis con la siguiente fórmula: ajustar su política económica nacional a los requerimiento del FMI. En Ecuador, esa «solución» llevó al presidente Moreno y a su partido, Alianza País, a implementar un reajuste económico que implicó el «Paquetazo», esto es, la pérdida de subsidios (entregados hace más de 40 años) a los combustibles, la reducción del sueldo de los empleados públicos, entre otras medidas.

El resultado es claro. Protestas en las calles, barricadas, sectores de la sociedad paralizados que tienen la determinación de hacer retroceder al gobierno y sus políticas neoliberales. Las y los “indígenas”, los y las trabajadoras públicas, los y las universitarias y así amplias franjas de pueblo se encuentran movilizados con este objetivo (…)

(…) Leer el artículo en la página web de Convergencia Medios

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