Rencontre avec la journaliste hondurienne Dina Meza le 25 avril à 21h

Rencontre avec la journaliste Hondurienne Dina Meza, autour des Droits de l’Homme au Honduras, et du soutien à la résistance hondurienne en France.
Venez la rencontrer et lui poser toutes les questions que vous souhaitez !
RDV à 21h à la Maison de l’Amérique Latine !

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Présentation de Dina Meza

Dina Meza travaille sur le thème des droits humains au Honduras depuis qu’en 1989, l’un de ses frères a été séquestré, porté disparu, maintenu dans des prisons clandestines, puis présenté comme guerrillero, de même que d’autres personnes. Avec les autres familles, elle a constitué un comité de prisonniers politiques dont elle a été la coordinatrice jusqu’en 1992, date à laquelle les prisonniers ont obtenu l’amnistie et ont été libérés.

Elle travaille en tant que journaliste depuis 1990 dans le domaine de la communication pour différentes organisations du Honduras : le Centre des Droits des Femmes, le Mouvement des Femmes pour la Paix, la Visitación Padilla et d’autres organisations. Elle travaille actuellement avec le COFADEH (Comité des Familles de Détenus Disparus du Honduras).

En 2007, à Londres, Amnesty International lui a attribué le prix du Journalisme Menacé, pour son travail de défense des droits humains, ce qui lui a attiré d’innombrables menaces et a amené la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme à recommander des mesures de protection, en sa faveur, en décembre 2006, après la mort d’un avocat qui travaillait dans son équipe. Aucune enquête n’a été ouverte sur les circonstances de la mort de cet avocat et pas davantage sur les menaces reçues.

Après le coup d’Etat de juin 2009, de même que d’autres défenseurs et défenseures des droits humains et de journalistes, Dina Meza a été victime de nouvelles menaces en raison de ses activités de défense des droits humains. Bien que la CIDH ait une nouvelle fois sollicité qu’elle bénéficie de mesures de protection, il n’y a toujours pas eu d’enquête sur les menaces dont elle a fait l’objet.

Depuis février 2012, les menaces se sont intensifiées, notamment sous la forme de messages de violence d’ordre sexuel envoyés sur son portable, de filatures, d’hommes armés la recherchant à son domicile, de menaces et de filatures d’un de ses fils, ce qui l’a contrainte à changer de domicile.

En raison de cette situation, elle a décidé de partir pendant quatre mois en Angleterre et de demander protection à un programme destiné aux défenseurs menacés à l’Université de York, à travers le Centre d’Application pour les Droits humains. Elle retournera au Honduras début mai