Repères chronologiques
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Depuis l’indépendance (1821), le pays connaît un système bipartite. Parti libéral et Parti National (conservateur) se relaient au pouvoirRetour ligne automatique
Jusqu’aux années 1950, la production bananière constitue une ressource importante pour le pays. Mainmise des compagnies bananières étatsuniennes (United et Standart Fruit Co.)

Années 1960 : Gouvernement militaire. L’Etat rachète une partie des terres des compagnies bananières pour les affecter à la réforme agraire (principalement à des fins de contrôle des organisations paysannes qui font pression sur les grands propriétaires terriens). C’est l’époque de l’Alliance pour le progrès. Aujourd’hui encore, l’influence des Etats Unis est très perceptible. C’est le seul pays de la région qui conserve des bases militaires étatsuniennes (Palmerola).Retour ligne automatique
Le début des années 1980 voit le retour d’un gouvernement civil (Parti libéral). Le Honduras constitue la tête de pont des opérations militaires contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua voisin. Le Centre régional d’entrainement militaire (CREM) situé dans la région de l’Aguan sera pendant les années 1980 un centre important d’entrainement des forces contre-insurrestionnelles centraméricaines (en particulier les Contras nicaraguayens). Seul pays a ne pas connaître de conflit ouvert, la politique dite de “sécurité nationale” appliquée dans le pays se traduit néanmoins par une répression féroce des mouvements d’opposition, l’assassinat et la disparition de milliers de ses membres. Le Comité de Familles de détenus disparus du Honduras (COFADEH) se constitue en 1982 pour exiger la présentation en vie des disparus.

Années 1990 : les politiques d’ajustement structurles et la libéralisation de l’économie provoquent de forts conflits, en particulier autour de la loi de modernisation agricole, qui remet en cause l’usage social de la terre et permet sa marchandisation. Des centaines de coopératives perdent leur terres. Le rejet du projet de Zone de libre échange des Amériques (ZLEA) et des grands projets d’infrasructures (Plan Puebla Panama) mobilise un vaste spectre d’organisations populaires (syndicats, mouvements paysans, mouvements indigène, de quartier, étudiants…)

En 1998, l’ouragan Mitch détruit une grande partie du pays et a des conséquences particulièrement tragiques pour des milliers de familles paysannes perdent tout ce qu’elles possèdent. Retour ligne automatique
En 2000, face à l’absence de réponse de l’Etat aux demandes d’attribution de terres, des occupations massives de terres s’organisent. Celle de l’ancien centre d’entrainement militaire étatsunien (CREM) par le Mouvement paysan de l’Aguan (MCA pour son sigle en espagnol) est une des plus spectaculaires. De façon symbolique, la communauté qui s’y crée porte le nom de “Guadalupe Carney”, un prêtre étatsunien, connu pour son engagement auprès des mouvements paysans et porté disparu depuis 1983.

Dans les années 2000, la loi “anti-maras” (gangs) instaurée sous la présidence de Ricardo Maduro (Parti national) permet aux forces de l’ordre d’arrêter n’importe quelle personne surprise dans la rue après une certaine heure. Les organisations de droits humains dénoncent une criminalisation de la société et des disparitions (en particulier de jeunes) survenues dans le cadre de ce dispositif.Retour ligne automatique
2006 : Election de José Manuel Zelaya à la présidence du pays, pour le Parti Libéral, qui peu après lui retire son soutien. Zelaya se rapproche, de ce fait, vers les mouvements sociaux et adopte un certain nombre de mesures sociales, notamment des augmentations de salaires significatives, un projet de redistribution de terres (qui ne verra pas le jour en raison du coup d’Etat). Retour ligne automatique
Adhésion à l’ALBA. Parallèllement négociation de plusieurs traités de libre échange (avec la Colombie, le Canada, Taiwan…).Retour ligne automatique
28 juin 2009 : Coup d’Etat à la veille d’un referendum portant sur l’installation d’une urne destinée à consulter la population sur l’installation d’une assemblée constituante. Le président Zelaya est “exilé” au Costa Rica. En représaille, la participation du Honduras à l’OEA est suspendue.Retour ligne automatique
La résistance s’organise au sein du FNRP et rassemble une très grande partie des organisations sociales du pays, y compris une partie des militants du Parti libéral restés fidèles à Zelaya. Les manifestations sont durement réprimées. Les atteintes aux droits humains se multiplient, frappant autant de manière indiscriminée (manifestations) que sélective (disparitions, arrestations arbitraires, actes de torture, viols, assassinats de dirigeants connus de l’opposition, censure de certains médias, licenciements). Retour ligne automatique
En novembre, les élections sont boycottées par une grande partie de la population. Porfirio Lobo (Parti Conservateur) est élu président.Retour ligne automatique
2011 – Juillet, à la suite de l’accord de Cartagena négocié sous les auspices des gouvernements vénézuelien et colombien, Manuel Zelaya rentre au Honduras. La réintégration du pays au sein de l’OEA est entérinée quelques jours plus tard, lors du sommet de l’OEA à San Salvador. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent l’impunité des crimes perpétrés pendant la période du coup d’Etat. Des régions entières continuent d’être militarisées (en particulier la région de l’Aguan) et la criminalisation des mouvements sociaux s’accentue.Retour ligne automatique
Octobre 2011 : Fondation du Parti Libertad y refundación (LIBRE) qui rassemble une partie du FNRP favorable à la participation aux prochaines élections.Retour ligne automatique
Novembre 2012 : A l’issue des élections primaires, Xiomara Castro (épouse de José Manuel Zelaya) est désignée candidate pour le parti Libre.Retour ligne automatique
Le Parti conservateur (actuellement au pouvoir) désigne comme candidat l’actuel président du parlement Juan Orlando Hernandez. Quant au choix du candidat libéral Mauricio Villeda, il est le résultat de fortes luttes intestines entre les différents groupes d’influence au sein du Parti.

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