🇺🇸 🇻🇪 Venezuela un mois après l’attaque étasunienne (revue de presse)
Rapprochement avec Washington, ouverture pétrolière, amnistie générale… Un mois après l’attaque étasunienne et l’enlèvement de Nicolás Maduro et de Cilia Flores, les changements sont nombreux à Caracas. Revue de presse.
Venezuela: ce qui a changé en un mois sans Maduro (AFP / Sudouest)
La spectaculaire opération militaire américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro au cœur de Caracas s’est déroulée il y a tout juste un mois, le 3 janvier, avec de nombreux changements à la clé. Sous pression, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a mis en œuvre les changements exigés par le président Donald Trump tout en maintenant une rhétorique chaviste.

Rapprochement avec Trump
Donald Trump a ordonné le bombardement qui a abouti à la capture de Maduro et au cours duquel une centaine de personnes, civils et militaires, ont péri. Mais, contrairement à ce que les États-Unis avaient fait en Irak, ils ont évité une rupture totale, laissant Delcy Rodriguez s’installer au pouvoir. C’est une « stabilité sous tutelle », estime Guillermo Tell Aveledo, professeur à l’Universidad Métropolitana de Caracas.
Trump a depuis qualifié Delcy Rodriguez de « formidable » et l’a invitée à la Maison-Blanche à une date encore inconnue. « Tout se passe très bien avec le Venezuela », a-t-il déclaré le 14 janvier après leur premier appel. Les deux pays avancent en outre vers la reprise des relations, rompues par Maduro en 2019. Mais le secrétaire d’État américain Marco Rubio a averti que Delcy Rodriguez pourrait connaître le même sort que Maduro si elle s’écartait de la ligne tracée par Trump.
Ouverture pétrolière
Le Venezuela a approuvé à grande vitesse une réforme de sa loi pétrolière, balayant le modèle étatiste hérité de la présidence du feu Hugo Chavez en ouvrant le secteur au privé. Avec ce texte dicté par Washington selon de nombreux analystes, les entreprises privées peuvent désormais opérer seules et non plus seulement comme actionnaires minoritaires dans des coentreprises avec la compagnie publique géante PDVSA. Donald Trump souhaite ainsi que des compagnies pétrolières américaines, comme Chevron, investissent dans le pays et en tirent des bénéfices. (…)
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Venezuela : un mois après l’enlèvement de Maduro, des manifestations et un rapprochement diplomatique entre Delcy Rodriguez et Washington (Luis Reygada / L’Humanité)
Des milliers de personnes ont défilé ce mardi 3 février pour réclamer le retour du couple présidentiel enlevé par les États-Unis, tandis que la présidente par intérim continue les rapprochements avec l’administration trumpiste. Tout en assurant veiller à préserver la souveraineté nationale et renforcer l’économie.

Un mois après les bombardements tuant plus de cent personnes et l’enlèvement par les forces spéciales nord-américaines de Nicolas Maduro et sa femme, la députée Cilia Flores, des milliers de ses partisans ont de nouveau défilé, ce mardi, dans les rues de Caracas pour réclamer le retour du couple présidentiel.
Organisée dans le centre de Caracas, la manifestation a rassemblé des travailleurs, des étudiants et des membres de différents mouvements sociaux souvent habillés de rouge – la couleur du parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV). D’innombrables drapeaux et pancartes, ainsi que des portraits du président et de la « première combattante » étaient visibles lors de l’évènement, durant lequel diverses personnalités politiques ont pris la parole, selon des images et des vidéos diffusées par la chaîne pro-gouvernementale Telesur.
« Nous nous sentons confus, tristes, en colère. Après la colère, après le désespoir, après l’incertitude, l’espoir reste dans la rue. Tôt ou tard ils devront libérer notre président », a affirmé à l’AFP José Perdomo, 58 ans, employé municipal, tout en disant soutenir « à 100 % les décisions prises par notre présidente par intérim, Delcy Rodriguez ».
Avec les États-Unis : diplomatie, dialogue, respect de la légalité
Saluant les mobilisations du peuple vénézuélien pour réclamer la libération du couple présidentiel, celle-ci a souligné la stabilité institutionnelle et le calme qui prévalait dans le pays malgré la récente agression militaire. Lors d’une allocution prononcée depuis le palais de Miraflores, la présidente par intérim a réaffirmé sa volonté de résoudre ses différends et de collaborer avec les autorités états-uniennes par « la voie diplomatique et le dialogue », dans le respect de la légalité « nationale et internationale ». (…)
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Des milliers de partisans du pouvoir dans les rues pour réclamer le retour de Maduro (Ahiana Figueroa / La Presse)
Des milliers de partisans du pouvoir ont défilé mardi 3 février dans les rues de Caracas pour réclamer le retour de Nicolás Maduro, capturé par les États-Unis il y a un mois.

La présidente par intérim Delcy Rodríguez, qui a annoncé une loi d’amnistie générale vendredi sous pression américaine, a annoncé « travailler intensément » sur le texte. Il s’agira selon elle d’une « loi d’amnistie qui permettra, durant toute cette période de violence politique, d’extrémisme, de mener une politique nationale ». L’opposition espérait que le texte serait présenté mardi. Le député d’opposition Tomás Guanipa a demandé au pouvoir de faire « vite ». « J’espère que l’amnistie ouvrira la voie à la réconciliation, à la coexistence, à la paix, à la démocratie », a déclaré à l’AFP son collègue Stalin Gonzalez.
Dans la rue, des milliers de partisans du pouvoir, dont de nombreux employés du secteur public, ont scandé des slogans comme « Le Venezuela a besoin de Nicolás », ou « Vamos Nico ». Ils ont déployé un énorme drapeau avec la photo de M. Maduro et de l’ex-première dame, Cilia Flores, avec la mention, en anglais : « Bring them back » (ramenez-les à la maison, NDLR).
Organisée par le pouvoir dans le centre de Caracas, la manifestation a rassemblé des militants souvent habillés de rouge, couleur du parti de Maduro, le PSUV, et portant d’innombrables drapeaux pendant que des camions hauts-parleurs diffusaient de la musique. Certains manifestants brandissaient des photos de Maduro et de Cilia Flores.
« Ce peuple n’est pas américain », a lancé sur un podium le fils de Maduro, Nicolás Maduro Guerra, connu sous le nom de « Nicolasito », vêtu d’un survêtement aux couleurs du Venezuela.
« Nous nous sentons confus, tristes, en colère. Après la colère, après le désespoir, après l’incertitude, l’espoir reste dans la rue. Tôt ou tard ils devront libérer notre président », a affirmé José Perdomo, 58 ans, employé municipal, tout en disant soutenir « à 100 % les décisions prises par notre présidente par intérim, Delcy Rodríguez ».
Mme Rodriguez, qui outre la loi d’amnistie avait aussi annoncé vendredi la fermeture de la tristement célèbre prison de l’Hélicoïde et une réforme judiciaire, a promis mardi une réforme du code minier. Celle-ci devrait, tout comme la nouvelle loi sur le pétrole adoptée la semaine dernière, ouvrir le secteur au privé. (…)
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Venezuela : un mois après la capture de Maduro, le point sur la situation (France 24)
La spectaculaire opération militaire américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro au coeur de Caracas s’est déroulée il y a tout juste un mois, le 3 janvier, avec de nombreux changements à la clé.
Mise en place d’une représentation diplomatique: les États-Unis évoquent une «transition» post-Maduro au Venezuela (Le Temps / AFP)
Tournant dans les relations diplomatiques entre Washington et Caracas. La nouvelle cheffe de mission diplomatique des Etats-Unis au Venezuela Laura Dogu a évoqué lundi 2 février, lors de sa première rencontre avec la présidente par intérim Delcy Rodríguez, la nécessité d’une «transition» au Venezuela, un mois après la capture de Nicolás Maduro par l’armée américaine.

«J’ai rencontré Delcy Rodríguez et Jorge Rodríguez (président de l’Assemblée nationale) pour réitérer les trois phases que (le chef de la diplomatie américaine Marco) Rubio a proposées pour le Venezuela: stabilisation, reprise économique et réconciliation, et transition», a écrit sur X Laura Dogu, arrivée samedi à Caracas.
En parallèle, Delcy Rodríguez a nommé l’ancien ministre des Affaires étrangères Félix Plasencia comme chef de mission diplomatique aux États-Unis. Cette nomination marque un tournant dans les relations entre Washington et Caracas. Celles-ci avaient été rompues en 2019 quand les États-Unis, sous le premier mandat du président Donald Trump, avaient contesté la première réélection à la présidence de Nicolás Maduro et choisi de reconnaître à la place un gouvernement parallèle dirigé par l’opposant Juan Guaidó. (…)
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Amnistie générale au Venezuela (TV5 Monde)
La présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodriguez a annoncé vendredi 30 janvier une amnistie générale et la fermeture de l’Hélicoïde, redoutée prison politique de Caracas, moins d’un mois après la capture du président Nicolas Maduro par l’armée américaine.

« Nous avons décidé de promouvoir une loi d’amnistie générale couvrant toute la période de violence politique de 1999 à aujourd’hui », a lancé Mme Rodriguez lors d’une déclaration devant la Cour suprême de justice (TSJ), précisant que la loi sera présentée à l’Assemblée nationale.
« Qu’il s’agisse d’une loi qui serve à réparer les blessures laissées par la confrontation politique, nourrie par la violence et l’extrémisme. Qui permette de remettre la justice sur les rails dans notre pays et de réorienter la coexistence entre les Vénézuéliennes et les Vénézuéliens », a-t-elle dit.
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La loi d’amnistie ne comprendra pas les « violations graves » des droits de la personne (La Presse / AFP)
La loi d’amnistie générale promise par la présidente par intérim Delcy Rodríguez, sous pression américaine après la capture de Nicolás Maduro, ne comprendra pas « les violations graves des droits de la personne », selon le texte de présentation de la loi, au programme de l’Assemblée nationale jeudi 5 février.

« Sont exclus les crimes et délits qui, par leur nature, portent atteinte à l’éthique et à la dignité humaines, tels que les violations graves des droits de la personne, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, l’homicide intentionnel, la corruption et le trafic de stupéfiants ». La Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur de possibles crimes de ce type sous la présidence de Maduro.
« L’amnistie générale proposée vise la justice et la coexistence », selon le texte, qui souligne « l’importance de ne pas imposer la vengeance, la revanche ni la haine, mais d’ouvrir une voie vers la réconciliation ».
La présidente a promis une loi couvrant la période depuis l’élection du feu président Hugo Chávez en 1999, mais l’étendue de la future amnistie reste inconnue.
Depuis début janvier, quelque 350 prisonniers politiques ont été libérés, selon l’ONG Foro Penal. Près de 700 restent encore incarcérés et des dizaines de familles continuent à camper devant les prisons attendant la libération de leurs proches. (…)
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