🇵🇪 Pérou: le meurtre d’une journaliste candidate aux élections régionales suscite la colère (Martin Chabal / RFI)


Au Pérou, le meurtre d’une journaliste et candidate aux élections régionales fait scandale. Tuée par balle sur un marché d’une région du nord de la capitale samedi 19 septembre, les Péruviens sont sous le choc et demandent des comptes au gouvernement.

Le cercueil de la journaliste Susy Aponte Polo, surnommée «La China Polo», porté lors de ses funérailles, le 21 septembre 2026. © REUTERS – Sebastián Castaneda

C’est le silence radio sur le meurtre de Susy Aponte Polo, journaliste locale, de la part du gouvernement de Keiko Fujimori, qui est présidente depuis bientôt deux mois. Il n’y a tellement pas de réaction que c’est l’ONU qui a pris la parole avant Keiko Fujimori.

Alors que la présidente du Pérou se trouve actuellement à New York pour la 81e session de l’Assemblée générale, ce sont les Nations unies qui ont demandé au Pérou d’ouvrir rapidement une enquête pour éviter l’impunité face à ce type de crime. Pourtant, les vidéos de Susy Aponte Polo, la journaliste assassinée sur le marché de Caraz dans le nord de la capitale, font le tour des réseaux sociaux et les Péruviens demandent logiquement des explications.

Surtout que le contexte électoral actuel, avec des élections régionales et municipales au mois d’octobre, tout est encore plus explosif que d’habitude. Tous les partis politiques pointent du doigt Keiko Fujimori et son parti Fuerza Popular, qui semble bien muet face à cette affaire. Certains concurrents demandent la démission du ministre de l’Intérieur, César Astudillo Salcedo, lui aussi sous le feu des critiques. En plus de cela, Keiko Fujimori a été élue en grande partie pour ses promesses contre l’insécurité et la violence.

C’est donc la chute libre dans les sondages. La côte de popularité de Keiko Fujimori s’effondre ces dernières semaines. Alors que le mois dernier, les enquêtes estimaient que trois Péruviens sur cinq étaient satisfaits de la gestion du pays par la présidente, selon les derniers sondages du début de semaine, ils sont maintenant à peine plus d’un tiers à soutenir Keiko Fujimori. (…)

(…) Lire la suite de l’article ici