🇦🇷 Argentine: le bras droit de Javier Milei contraint à la démission après un scandale de corruption (RFI)


C’est un coup dur pour Javier Milei. Manuel Adorni, chef du cabinet des ministres et proche du président argentin, a démissionné samedi 27 juin au soir sur fond de scandale, notamment lié à des accusations d’évasion fiscale. Une enquête de la justice fédérale est en cours.

Le président argentin Javier Milei (à droite) enlace Manuel Adorni, alors candidat aux élections de l’assemblée législative de la ville de Buenos Aires, lors du dernier meeting de campagne à Buenos Aires, en Argentine, le 14 mai 2025. AP Photo / Rodrigo Abd

Son départ était devenu inévitable : acculé par les affaires, Manuel Adorni a présenté sa démission au président argentin Javier Milei, qui a fini par l’accepter après l’avoir longtemps soutenu, explique notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience.

Accusé d’enrichissement illicite et d’évasion fiscale, l’ex-chef du cabinet des ministres fait l’objet d’une enquête de la justice fédérale. Après avoir martelé devant le Parlement qu’il n’avait rien omis dans sa déclaration de patrimoine, il a finalement reconnu avoir dissimulé 500 000 dollars au fisc.

« L’acharnement a ses limites, j’ai atteint la mienne », écrit-il dans sa lettre de démission, où il dénonce également « les attaques médiatiques incessantes » dont il dit avoir fait l’objet.

Depuis trois mois, l’affaire Adorni faisait les gros titres de la presse argentine, avec de nouvelles révélations chaque semaine sur son luxueux train de vie, entre voyages en première classe, hôtels cinq étoiles et achats de biens immobiliers. Dans ces conditions, il lui était devenu difficile de continuer à incarner un gouvernement qui applique une politique d’austérité drastique et qui affirme vouloir faire de la morale une politique d’État.

Pour justifier cette dissimulation, Manuel Adorni avait assuré avoir « épargné au noir » des investissements en cryptomonnaies réalisés entre 2014 et 2018, avant son entrée en politique. Il s’était engagé à payer « jusqu’au dernier impôt, jusqu’à la dernière amende, tous les intérêts, tout ce qui découle de cette erreur ».

L’enquête de la justice fédérale porte également sur l’achat et la rénovation de biens immobiliers pour des centaines de milliers d’euros. Le dernier épisode en date concerne un prétendu reçu d’achat de linge de maison d’environ 5 000 euros. (…)

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