En Argentine, les femmes se mobilisent pour le droit à l’avortement (Angelina Montoya/ Le Monde)
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Mi-octobre, les 34èmes Rencontres nationales des femmes ont rassemblé des dizaines de milliers de manifestantes. Une mobilisation qui visait à replacer l’IVG au centre des débats, à quelques jours de l’élection présidentielle.

On en attendait 100 000, ce qui aurait déjà été un record. Elles ont été plus du double à converger, du samedi 12 au lundi 14 octobre, vers La Plata, la capitale de la province de Buenos Aires, pour participer aux 34es Rencontres nationales des femmes (ENM, selon le sigle en espagnol).

Une marée verte, la couleur du combat pour l’IVG, a envahi les rues de La Plata, le 13 octobre.
EPA/Demian Alday Estévez via MaxPPP

Venues de tout le pays, de toutes les classes sociales, origines ethniques, orientations ou identités sexuelles, elles ont occupé les hôtels, les places, les rues, pris d’assaut les restaurants et débattu dans l’un des 87 ateliers organisés sur des thèmes liés aux problématiques de genre.

Le vert, symbole de la lutte pour l’IVG

Une foule bruyante, joyeuse, colorée, où le vert, symbole de la lutte pour l’interruption volontaire de grossesse (IVG), dominait. Les femmes affichaient ainsi leur volonté de replacer au centre du débat l’avortement, grand oublié de la campagne des élections présidentielle et législatives qui se tiendront le 27 octobre. Lancées à la suite de la troisième Conférence mondiale sur les femmes, à Nairobi, au Kenya, en 1985, ces rencontres annuelles ne sont pas un simple festival. « Lieu d’échanges intenses, de débats, de confrontation d’idées, elles ont été, soutient l’avocate féministe Nina Brugo, à l’origine des discussions pour l’obtention de nombreux droits » : loi de parité politique, création de programmes de santé sexuelle et reproductive, loi contre la violence de genre, mariage pour tous… (…)

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