Brésil. Le président Lula proposé pour être le Nobel de la paix (Lina Sankari/ l’Humanité)
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Près d’un demi-million de personnes ont déjà signé une pétition lancée par l’artiste argentin Adolfo Pérez Esquivel pour faire de l’ancien chef d’État un prix Nobel de la paix. Celui qui est aujourd’hui prisonnier politique a été à l’initiative d’un programme d’éradication de la faim.


Quel goût a la farinata ? Ces granulés, exclusivement réservés aux pauvres, qui rappellent les croquettes pour animaux, et dont nul ne connaît la composition, ont été présentés en 2017 par le maire conservateur de São Paulo, João Doria, comme une révolution dans la lutte contre la faim dans la métropole. Qu’importe finalement que les experts jugent que la farinata creuserait un peu plus les inégalités au lieu de les résorber. Et qu’elle constituerait « un recul par rapport aux progrès obtenus ces dernières décennies dans le domaine de la sécurité alimentaire », selon le conseil régional de la nutrition. Au Brésil comme ailleurs, le terme de « révolution » ne cesse d’être dévoyé au profit de projets réactionnaires.

Au début des années 2000, Luiz Inácio Lula da Silva, aujourd’hui prisonnier politique embastillé sans preuve, démarrait, lui, sa présidence par l’ambitieuse campagne « Fome Zero » (Faim zéro). « Nous devons vaincre la faim, la misère et l’exclusion sociale. Notre guerre ne vise à tuer quiconque mais à sauver des vies », disait-il alors. (…)

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