🇺🇸 🇨🇴 🇨🇺 🇲🇽 🇻🇪 Colombie, Cuba, Mexique, Venezuela… Pourquoi Donald Trump souffle le chaud et le froid ? (Luis Reygada / L’Humanité)
Menaces contre Cuba, négociations avec le Venezuela, apaisement avec le Mexique, rapprochement avec la Colombie… Le point sur la diplomatie régionale de Washington, deux semaines après le kidnapping du président vénézuélien, Nicolás Maduro.

© Samuel Corum / UPI / ABACAPRESS.COM
C’est peu dire que l’avenir, même à très court terme, est plus qu’incertain du point de vue de certains gouvernements latino-américains. Du Mexique à la Colombie en passant par Cuba, le spectre de l’effet domino hante un « hémisphère occidental » – le terme utilisé aux États-Unis pour évoquer un continent considéré plus que jamais comme sa chasse gardée – qui ne se remet toujours pas de l’agression subie le 3 janvier par le Venezuela.
Avec l’attaque militaire du territoire bolivarien et la séquestration de son leader, le président Nicolás Maduro, le message envoyé aux gouvernements dans la mire de Washington est limpide. Rien n’arrêtera la Maison blanche dans son objectif de « restaurer la prééminence américaine » dans son « arrière-cour », s’il le faut par la force et en piétinant le droit international, au détriment de la stabilité régionale.
Un interventionnisme annoncé noir sur blanc dans la stratégie de sécurité nationale publiée par l’administration trumpiste en décembre dernier, laquelle officialisait la renaissance d’un impérialisme états-unien décomplexé et sous stéroïdes vis-à-vis de la sous-région. Et fièrement affiché par le président républicain sous le label « Doctrine Donroe ».
Après des ingérences sans précédent dans les élections d’Argentine (octobre 2025) et du Honduras (novembre 2025), et l’impensable assaut contre le Venezuela, quelle sera la prochaine étape ? Alors que le destin de la région – et des processus politiques progressistes, anti-néocoloniaux et souverainistes – semble suspendu au bon vouloir d’un homme aussi imprévisible qu’agressif, l’Humanité fait le point sur l’état des relations avec différents gouvernements en état d’alerte.
Venezuela : une révolution bolivarienne rançonnée ?
Si le président Nicolás Maduro a bien été écarté, la Maison blanche n’est pas allée jusqu’au bout dans sa menace d’imposer un « changement de régime » au Venezuela. « Nous allons gouverner le Venezuela jusqu’à ce qu’il y ait une transition sûre », avait assuré Donald Trump dans un premier temps, tout en annonçant que les multinationales énergétiques états-uniennes allaient gérer la manne pétrolière du pays sud-américain. Mais dans les faits, la révolution bolivarienne se maintient bien debout, opérationnelle, et s’oppose fermement aux prétentions du républicain, du moins dans le discours. (…)
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