Communiqué France Amérique Latine après le sommet de Copenhague
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  LOGOFAL125France Amérique Latine tient à exprimer sa consternation, après l’échec du Sommet de Copenhague sur le changement climatique.

Nous refusons d’admettre, au regard de l’imminence d’une crise climatique mondiale, que les chefs d’Etat et de gouvernement, et notamment ceux parmi les plus riches, comme les dirigeants de l’Union Européenne ou des Etats-Unis, n’aient abouti à aucun engagement digne de ce nom.

Nous condamnons fermement l’irresponsabilité des « leaders mondiaux », tels que Messieurs Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou Madame Angela Merkel. Nous partageons cette réflexion, exprimé par le Président Hugo Chavez, selon laquelle, si le climat avait été une banque, ces grands défenseurs du monde libéral, auraient trouvé les moyens de le sauver.

Nous nous félicitons de voir qu’en Amérique Latine, d’autres voix sont porteuses d’espoir, comme celle du Président Evo Morales qui, sans tarder, a pris l’initiative d’organiser un sommet mondial au mois d’avril à Cochabamba en Bolivie : un sommet pour sauver la planète, pour préserver sa biodiversité irremplaçable dans tous ces écosystèmes, tels que les forêts tropicales ou les océans, capteurs naturels du Co2.

C’est encore le Président Rafael Correa qui a pris l’initiative de ne pas exploiter le pétrole dans le sous sol équatorien, du parc naturel de Yasuni, pour préserver ces réserves naturelles et la biodiversité bien nécessaire pour protéger la Mère Terre. Une proposition qui pose, néanmoins, la question de la globalisation des moyens financiers pour compenser les pays qui protègent l’environnement.

FAL est convaincu que l’initiative bolivienne débouchera sur des solutions tangibles pour que les pays riches puissent enfin prendre leur responsabilité, en vue de résoudre le problème de la réduction des gaz à effet de serre et de la préservation de la biodiversité.

Nous devons tenir compte des avertissements des scientifiques du GIEC, et prendre nos responsabilités devant le nombre de plus en plus important de migrants, leur souffrance, à la suite de catastrophes climatiques.

C’est pourquoi, FAL rejette la pseudo-résolution de Copenhague et soutient le sommet de Cochabamba à l’initiative de la Bolivie.

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