Création d’une radio pour les femmes des communautés indiennes et paysannes de la région de Tarija

projetbolivieOù ?
La radio sera implantée dans le département de Tarija au sud de la Bolivie

Pourquoi une radio alternative ?

Depuis l’arrivée des Espagnols, les Indiens ont été largement tenus à l’écart du pouvoir politique et économique de la Bolivie par une minorité blanche et métisse. Avec l’élection, en décembre 2005, d’Evo Morales, un paysan d’origine indienne, à la présidence du pays, un processus de changement et d’intégration des Indiens est en cours.

Paysanne d’origine quechua participant à une manifestation en défense de la nouvelle Assemblée Constituante. Sur la banderole, les couleurs de la Wiphala, symbole des peuples indigènes.

A Tarija, les moyens de communication appartiennent à l’oligarchie. Radios et télévisions sont privées et ne correspondent pas à un service public au bénéfice du développement des habitants de la région. Dans les campagnes, beaucoup de communautés n’ont même pas le téléphone et, en cas d’urgence, les habitants doivent marcher plusieurs kilomètres pour accéder à un moyen de communication.

Pour lutter contre la désinformation des medias privés, des organisations et des associations de la région souhaitent mettre en place une radio [1] capable d’informer et d’animer des espaces de débats au sein des populations marginalisées de Tarija. Il leur apparaît en effet nécessaire de promouvoir un processus d’information, d’analyse, de débat destiné à impulser une participation citoyenne effective qui ne manquera pas d’avoir une incidence sur le développement intégral des communautés indiennes rurales de Tarija. La connaissance et l’accès à l’information étant en effet un facteur essentiel du développement des communautés paysannes aussi bien en matière de sécurité alimentaire, de santé que d’éducation ou d’emploi.

Quels sont les objectifs de la radio ?

  • Faciliter la circulation de l’information relative à la réalité nationale et internationale, départementale et locale
  • Créer des espaces d’analyses et de participation citoyenne pour les femmes du département de Tarija
  • Renforcer les moyens de communication des populations indiennes et/ou paysannes, plus particulièrement des femmes.
  • Doter le secteur rural de stations de radio qui satisfassent les exigences et les besoins en matière de santé, d’éducation, de culture…

A qui s’adresse t-elle ?

La radio a pour volonté de servir les communautés indiennes et/ou paysannes ainsi que les secteurs les plus pauvres des quartiers périphériques des villes afin qu’ils puissent trouver dans la radio un moyen de communication tant au niveau social, économique que culturel.

La radio sera également une radio intercommunautaire au service des différentes ethnies du département (guaranis, quechuas, …) afin qu’elles puissent échanger des informations autour des thématiques relatives à leurs réalités aussi bien au plan local, régional ou national sur des thèmes comme la santé, l’éducation, l’emploi ou la productivité agricole…

Comment fonctionnera le radio ?

La principale organisation responsable de ce projet sera la Fédération des Femmes Paysannes de Bolivie « Bartolina Sisa » [2]. Organisation d’envergure nationale, crée en 1980, les Bartolina Sisa organisent les femmes indiennes et paysannes du pays et sont présentes dans tous les départements de Bolivie.

La Fédération des Femmes Paysannes est bien implantée dans les campagnes de Tarija puisqu’elle possède des relais importants dans les communautés paysannes et indiennes du département.

Au niveau urbain, le tissu associatif et syndical préexistant ainsi que les assemblées de quartiers serviront de relais.

Enfin la radio fonctionnera sur une méthode de communication sociale, éducative et participative.

Pourquoi FAL soutient-elle ce projet de radio ?

A travers ce projet, nous souhaitons soutenir activement les luttes et les mouvements sociaux qui ont mené à l’élection d’Evo Morales, premier président d’origine indigène de Bolivie, élu en décembre 2005.

En aidant les Bartolina Sisa à avoir leur propre moyen de communication, nous contribuons à la liberté d’expression des mouvements sociaux dans une région sous fort contrôle de l’oligarchie.

Ce projet a le soutien de la Région Ile de France, de la CCAS et du CEFREC.

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