Dénonciation des tentatives de déstabilisation en Amérique latine
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Les années 1990 furent le théâtre de l’implantation de politiques économiques néolibérales mises en place en Amérique latine et ce depuis le coup d’état d’Augusto Pinochet et ses Chicago Boys.

Privatisations sauvages, dettes illégitimes, appauvrissement de la population, destruction des conquêtes sociales, furent leurs principales caractéristiques.

Il y a eu d’importantes protestations populaires dont en février 1989 le Caracazo, au Venezuela, qui vient de fêter son 25ème anniversaire.

Dix ans plus tard, une large partie du continent latino-américain a choisi une autre politique, de recherche d’indépendance et manifestation de souveraineté.

Des avancées ont été faites pour modifier les relations sociales marquées par les injustices et les inégalités.
L’un des exemples les plus décisifs est la révolution bolivarienne initiée par le président Hugo Chavez.

Le peuple vénézuélien, a par un vote démocratique, suite à des élections libres, réaffirmé sa volonté souveraine, de poursuivre ces changements mais les oligarchies et les politiques réactionnaires, ainsi que les manœuvres des Etats-Unis multiplient les attaques contre ces processus de changement en Amérique latine.

En peu de temps, nous avons vu des tentatives de coup d’état au Venezuela, en Equateur, en Bolivie et hélas, effectifs au Honduras et au Paraguay.

Aujourd’hui, il faut dénoncer que les mêmes entreprises de déstabilisation sont à l’œuvre au Venezuela, en Argentine et également au Brésil, sur la raison de manœuvres financières spéculatives de grande ampleur qui ont engendré dans ces trois pays inflation et déséquilibre des marchés des changes.

Nous voulons aujourd’hui, comme nous l’avons fait en d’autres occasions par le passé, manifestant ainsi un strict respect pour la volonté populaire en Amérique latine, proclamer rejet de toute tentative de coup d’état, déclarée ou masquée que voudraient perpétrer les oligarchies locales et leurs alliés nord-américains.

La France ne peut demeurer muette devant ces manœuvres de déstabilisations et doit y exiger que la volonté des peuples latino-américains, exprimée de manière démocratique, soit respectée.

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