🇪🇨 🇺🇸 Les États-Unis coulent des bateaux de narcotrafiquants présumés au large de l’Équateur (France 24 / RFI)
L’armée américaine a coulé une embarcation au large des côtes de l’Équateur en raison de ses liens présumés avec le narcotrafic, la troisième en une semaine, suscitant l’inquiétude des habitants et organisations de défense des droits humains.

L’administration Trump a lancé il y a un an une campagne de frappes aériennes, dans le Pacifique oriental et la mer des Caraïbes, contre des chaloupes présumées appartenir à des trafiquants de drogue, faisant plus de 200 morts.
Dans le port de pêche de Manta (sud-ouest), d’où sont partis les bateaux interceptés cette semaine, des pêcheurs et leurs familles ont assuré vendredi n’avoir aucun lien avec le narcotrafic. Ils remettent en cause les opérations antidrogue américaines.
« Nous avons tous peur qu’il nous arrive quelque chose », confie Fausto Soza devant la capitainerie, où les familles de pêcheurs viennent chercher des informations alors qu’elles sont sans contact de leurs proches.
Le pêcheur assure que, depuis deux mois, il n’ose plus sortir en mer.
« Station de ravitaillement »
Jeudi soir, le Commandement Sud américain (Southcom) a annoncé avoir mené une opération militaire contre une embarcation qui servait selon lui de « station de ravitaillement » au gang équatorien Los Choneros.
Le bateau a été intercepté par un navire militaire, aidé d’un hélicoptère, qui l’a abordé, puis l’a fait exploser et couler, selon une vidéo divulguée par l’armée américaine, montrant aussi une immense colonne de fumée s’élevant du site.
Le Commandement Sud a indiqué que les membres de l’équipage avaient été « transférés en toute sécurité » aux autorités équatoriennes avant la destruction du bateau.
C’est la troisième embarcation ainsi coulée en une semaine, après deux autres présumées appartenir également à Los Choneros, gang lié à l’important cartel mexicain de Sinaloa selon l’armée américaine.
En juillet, l’ONG Human Rights Watch avait affirmé que trois embarcations avaient été attaquées par les forces américaines au large de l’Equateur, faisant au moins huit disparus, ce que nie Washington.
« Je ne sais même plus quoi faire (…) Je ne mange pas, je ne dors pas en pensant à mon fils, je veux qu’on me le rende », déclare en pleurs Maria Cueva, dont le fils de 25 ans fait partie des personnes portées disparues. (…)
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Équateur: un nouveau bateau soupçonné de narcotrafic coulé par la marine étatsunienne, le quatrième de la semaine
Les États-Unis ont coulé samedi 5 septembre un quatrième navire soupçonné de liens avec le narcotrafic au large de l’Équateur, lors d’une opération conjointe avec ce pays diffusée sur les réseaux sociaux par l’armée étatsunienne.
Selon le Centcom, le commandement militaire étatsunien, le bateau détruit « opérait en soutien à l’organisation narcoterroriste violente Los Choneros », gang lié à l’important cartel mexicain de Sinaloa selon Washington. « Une fois le navire principal sécurisé et l’équipage débarqué, les forces américaines l’ont coulé avec les embarcations de soutien qui y étaient rattachées », a écrit sur X le Commandement Sud de l’armée américaine (Southcom).
De son côté, la Marine équatorienne a déclaré avoir pris en charge 26 membres d’équipage du navire María Candelaria, qui sont désormais en route vers le port de Manta (sud-ouest). […]
Plus de 200 personnes tuées depuis le début des opérations
En guerre contre le narcotrafic, le président Noboa a fait entrer son pays dans le Bouclier des Amériques, coalition anti-drogue d’une vingtaine d’États d’Amérique latine et des Caraïbes, créée et dirigée par Donald Trump en mars 2026.
Au total, ce sont quatre navires battant pavillon équatorien qui ont été détruits par la marine étatsunienne ces derniers jours pour de prétendus liens avec le narcotrafic. Leurs équipages ont tous nié être impliqués dans un quelconque trafic de drogue. Depuis un an – et le lancement d’une campagne de frappes aériennes, dans le Pacifique oriental et la mer des Caraïbes, contre des chaloupes présumées appartenir à des trafiquants de drogue –, plus de 200 personnes ont été tuées.
Si ces quatre dernières opérations n’ont pas fait de victimes, en juillet, l’ONG Human Rights Watch avait affirmé que trois embarcations avaient été attaquées par les forces américaines au large de l’Équateur, faisant au moins huit disparus, ce que nie Washington. (…)
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