🇺🇸 🇻🇪 États-Unis / Venezuela : accords pétroliers (revue de presse)
Les 28 et 29 août, un accord bilatéral a été annoncé entre le Venezuela et les États-Unis. Il permettra à Washington de contrôler environ un cinquième des réserves pétrolières du Venezuela et d’exploiter dix-sept gisements pétroliers vénézuéliens dont le potentiel est évalué à 65 milliards de barils. L’Assemblée nationale du Venezuela a entériné cet accord le mardi 1er septembre Delcy Rodríguez a signé, mercredi 2 septembre, en présence du secrétaire d’État américain à l’Énergie, une série de contrats énergétiques avec plusieurs compagnies internationales. Revue de presse.
Venezuela : les États-Unis prennent-ils le contrôle du pétrole ? (entretien avec Thomas Posado / RFI)
Washington et Caracas ont conclu ce qu’ils présentent comme un accord pétrolier historique. À la clé : l’accès américain à 17 champs pétroliers vénézuéliens, représentant quelque 65 milliards de barils, avec plus de 100 milliards de dollars d’investissements annoncés. Alors que les États-Unis cherchent à sécuriser leur approvisionnement énergétique et que Caracas veut relancer une industrie pétrolière à bout de souffle, que prévoit réellement cet accord ? Le Venezuela conserve-t-il réellement sa souveraineté sur ses ressources ou cet accord marque-t-il une forme de domination américaine ?
Avec Thomas Posado, maître de conférence en civilisation latino-américaine à l’Université de Rouen, auteur de « Venezuela : de la révolution à l’effondrement » (éditions Presses universitaires du Midi)
Venezuela : l’Assemblée approuve l’accord pétrolier avec les Éats-Unis (France 24à
L’Assemblée nationale du Venezuela, où le pouvoir a la majorité absolue, a approuvé mardi 1er septembre l’accord « historique » sur le pétrole avec les États-Unis, qui contrôleront 17 gisements, accord qualifié d’opaque au sein de la société civile.
Le Venezuela signe des accords énergétiques avec des multinationales, sous la pression de Trump (France 24)
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a supervisé, mercredi 2 septembre à Caracas, la signature d’accords d’une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars entre le Venezuela et les géants pétroliers américain Chevron et italien ENI, ainsi qu’avec la société énergétique GE Vernova.

Le Venezuela a signé, mercredi 2 septembre, de nouveaux accords avec les compagnies pétrolières américaine Chevron et italienne Eni pour étendre leurs opérations dans le pays, ainsi qu’avec GE Vernova pour redresser l’industrie électrique. Le tout sous les auspices du ministre américain de l’Énergie, Chris Wright.
Depuis la capture du président Nicolás Maduro par l’armée américaine il y a neuf mois, Donald Trump entend relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.
La visite de son ministre à Caracas intervient après l’annonce d’un accord bilatéral pouvant permettre à Washington de contrôler environ un cinquième des réserves pétrolières du pays.
Chris Wright a dit espérer que ces nouveaux contrats signés sous sa supervision avec des multinationales privées apportent « paix » et « prospérité » au Venezuela, qui possède les plus grandes réserves de pétrole brut de la planète. (…)
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Pétrole vénézuélien: «C’est un accord désastreux qui porte atteinte aux intérêts du pays» (Le grand invité international / RFI)
Rafael Ramirez, ancien ministre du Pétrole du Venezuela (2002-2014), ancien président de la compagnie pétrolière d’État du Venezuela (PDVSA, 2004-2014) et bras droit du président Hugo Chávez, avant d’être écarté du pouvoir par son successeur, Nicolas Maduro, est l’invité du jour. Il revient sur l’accord pétrolier dit « historique » conclu dernièrement avec les États-Unis et sur la situation politique du Venezuela.
RFI : Comment voyez-vous l’accord annoncé par Donald Trump sur le pétrole vénézuélien ? Le « plus grand accord pétrolier de l’histoire » selon lui. Est-ce un bon accord selon vous ?
Rafael Ramirez : Non, pas du tout. C’est un accord désastreux qui porte atteinte aux intérêts du pays. C’est une régression dans l’histoire de notre secteur pétrolier car on nous arrache le contrôle de 65 milliards de barils de pétrole, 21% de nos réserves. Et puis, les États-Unis agissent comme si nous étions une province de leur pays. On ne connait pas les détails de l’accord. Mais ce que l’on sait, c’est qu’il s’agit de céder cette énorme quantité de réserves de pétrole. Il s’agit là d’une confiscation de nos ressources et d’un abandon de notre souveraineté nationale.
Dans un communiqué, la Maison Blanche parle d’une concession de 100 ans. Vous parlez d’un pillage…
Oui, parce que tout d’abord, 100 ans, c’est une spoliation. D’autant plus que le Pentagone, donc les forces armées nord-américaines, sont partie prenante de cet accord. C’est un modèle néocolonial imposé à la suite des événements du 3 janvier, quand notre pays a été bombardé, que les forces armées vénézuéliennes n’ont pas riposté… mais le gouvernement de Delcy Rodríguez a déclaré qu’il ferait tout ce que Washington lui demanderait. Depuis, nous sommes sous tutelle américaine. (…)
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