FAL Vaucluse : Projection-débat autour du documentaire “Derrière les collines” le jeudi 13 septembre
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“La Colombie est un pays où des fleuves d’or se mèlent à des fleuves de sang” Eduardo Galeano.

D’Uribe à Dos Santos, le nouveau patron colombien, qu’est-ce qui a changé ? Presque rien ou si peu…Les crimes, les déplacements de population et l’impunité sont toujours monnaie courante, et il faut que le monde s’empare d’appels à la libération d’otages des FARC pour que nos médias en parlent. Les FARC recherchent des solutions négociées, des personnalités comme Piedad Cordoba, ex-sénatrice, agissent pour dénouer les situations mais les dirigeants jusqu’alors font tout pour faire capoter les issues possibles. Jusqu’à quand ? Nous verrons…Et puis c’est le silence en Occident… Et c’est ainsi pour presque tous les pays de l’Amérique du Sud. Comment savoir ce qui va, ce qui ne va pas ? Pourtant ce serait édifiant d’en savoir plus dans nos pays où les médias-mensonges sont majoritaires pour nous rendre résignés et apathiques.

FAL 84 est créé pour donner à voir et en débattre. Mutualisant nos actions avec FAL Bouches du Rhône , l’association vous invite à la Projection du documentaire

” Derrière les collines “

jeudi 13 sept 2012 :18:30
Médiathèque Jean Louis Barrault, la Rocade 84000 AVIGNON
– suivie d’une discussion avec la réalisatrice, Samanta Yépez,

En 2007, une mission internationale pour les droits humains est partie en Colombie pour se pencher, sur place, sur la question des exécutions extra légales commises par la force publique colombienne. Des observateurs internationaux se rendent en Colombie pour enquêter sur les crimes d’Etat.
La réalisatrice les accompagne. Caméra à l’épaule, elle recueille la parole de celles et ceux qui témoignent de la mort de leurs proches. Leur fils, leur sœur, leur père ont été tués par l’armée qui présente les victimes comme des guérilléros morts au combat. « Ils n’étaient pas guérilleros, il n’y a pas eu de combat ».

Ce film est habité par la dignité de ces paysans, la peur des représailles ne les empêche pas de dénoncer ces crimes. En s’accrochant à leur seule parole, ce documentaire rend hommage à leur courage.

Samanta Yépez la réalisatrice, sensible à la condition humaine, a déjà traité du vécu des exilés. Dans Memoria elle suit la condition de personnes parmi les milliers qui ont été obligé de s’exiler durant les dictatures qui ont abattu les peuples de l’Argentine et du Chili dans les années 70. Dans La Séparation elle accompagne trois équatoriens. Le pays a connu en 1999 une crise économique sans précédent, le FMI étant passé par là…L’Espagne avait besoin de main d’œuvre bon marché, et pour beaucoup Murcia, région agricole d’Andalousie, semblait être l’Eldorado. Le but initial était de repartir en Équateur, pour retrouver leurs familles mais l’instabilité économique de leur pays les incite à rester en Espagne. Mais dans quelles conditions ! déchirure de la séparation – comment maintenir les liens avec leur famille et leur pays – combat personnel et quotidien pour s’adapter. Samanta Yépez nous livre dans ces deux documentaires une analyse sociologique réelle de la condition d’exilé. Et là, c’est pire il y a des morts, des disparus, c’est en Colombie qu’elle mène l’enquête :

et beaucoup de colombiens ne sont-ils pas en exil forcé dans leur propre pays ?

42 minutes France, Colombie, Équateur 2011 Réalisation, image, son : Samanta Yépez www.franceameriquelatine.org

Entrée libre cependant aidez nous pour nos actions à venir, FAL 04 90 38 23 03

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