🇺🇸 🇻🇪 Kidnapping de Maduro : les États-Unis « vont dicter » toutes les décisions du Venezuela, annonce la Maison Blanche (L’Humanité) / Pour Trump, la tutelle américaine sur Caracas durera «beaucoup plus longtemps» qu’un an (Libération)


Après le kidnapping du président vénézuélien, Nicolás Maduro, le 3 janvier dernier, la Maison Blanche affirme ouvertement avoir pris le contrôle sur les décisions du pays.

« Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal sur les autorités par intérim », a ajouté la porte-parole, au cas où le message ne serait pas suffisamment clair. © Samuel Corum / Pool / ABACAPRESS.COM

L’impérialisme américain est sans fin. Ce mercredi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que les États-Unis « vont continuer à dicter » les décisions des autorités du Venezuela, alors que Delcy Rodriguez, vice-présidente du pays, a été chargée dimanche par la Cour suprême d’assurer l’intérim, en l’« absence temporaire » du président Nicolás Maduro, enlevé par Donald Trump le 3 janvier dernier.

« Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les États-Unis vont continuer à dicter leurs décisions », a déclaré la porte-parole pendant une conférence de presse tenue ce mercredi 7 janvier. Pas de place pour la subtilité, la prise en charge des rênes du pays par Washington est ouvertement déclarée. « Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal sur les autorités par intérim », a-t-elle encore ajouté, au cas où le message ne serait pas suffisamment clair.

Devant ces décisions dignes d’une mauvaise dystopie, le secrétaire d’État, Marco Rubio, s’est défendu : « ce n’est pas de l’improvisation ! ». Devant la presse, il a déroulé un plan en trois étapes pour le Venezuela  (…)

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Pour Trump, la tutelle américaine sur Caracas durera «beaucoup plus longtemps» qu’un an (Libération)

Dans un entretien au «New York Times» publié jeudi 8 janvier, le président américain a dit prévoir de reconstruire le Venezuela et de garder la main sur son industrie pétrolière.

Donald Trump gesticule face aux républicains de la Chambre des représentants lors de leur retraite annuelle consacrée aux questions d’actualité, au Kennedy Center, à Washington, États-Unis, le 6 janvier 2026. (Kevin Lamarque / REUTERS)

L’ingérence prend toute l’ampleur attendue. Les États-Unis pourraient conserver le contrôle du Venezuela durant plusieurs années, a affirmé le président américain Donald Trump dans un entretien publié ce jeudi 8 janvier par le New York Times. «Seul l’avenir nous dira» combien de temps Washington entend garder la tutelle sur Caracas, a-t-il ajouté. Interrogé pour savoir si la situation durerait trois mois, six mois, un an ou plus, Donald Trump a répondu : «Je dirais beaucoup plus longtemps.»

«Nous allons reconstruire le pays de manière très rentable», a poursuivi le président américain, répétant son plan extractiviste pour le pays. «Nous allons utiliser du pétrole et en importer. Nous allons faire baisser les prix du pétrole et donner de l’argent au Venezuela, dont il a désespérément besoin.» Des propos dans la continuité de ceux tenus quelques heures plus tôt par des responsables de son administration prévoyant de prendre le contrôle effectif de la vente du pétrole vénézuélien pour une durée «indéterminée». (…)

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Venezuela : Washington annonce prendre le contrôle de la commercialisation du pétrole national « pour une période indéterminée » (L’Humanité)

Derrière le kidnapping du président vénézuélien, Nicolás Maduro, les États-Unis cherchaient à mettre la main sur les ressources en pétrole de son pays. Objectif officiellement déclaré par le ministre américain de l’Énergie ce mercredi, qui annonce la prise de contrôle de Washington sur la commercialisation du pétrole vénézuélien, « pour une période indéterminée ».

L’excuse, déjà peu convaincante, de la capture de Nicolás Maduro pour narcotrafic disparaît un peu plus chaque jour du discours officiel. Ce mercredi, le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a affirmé que Washington prenait le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien « pour une période indéterminée ».

« Les ressources sont immenses », s’est enthousiasmé le ministre, s’attendant à « obtenir plusieurs centaines de milliers de barils par jour de production supplémentaire à court et moyen terme, si les conditions sont réunies ».

Première réserve de pétrole brut de la planète – 17 % du pétrole mondial, près de 303 milliards de barils, devant l’Arabie saoudite et l’Iran – le Venezuela est une poule aux œufs d’or noir. Faire main basse sur ce trésor est un objectif stratégique capital pour Washington dans la course au leadership sur les hydrocarbures qui l’oppose à Moscou et Pékin.

« Nous allons commercialiser le pétrole brut provenant du Venezuela, d’abord celui qui est stocké, puis, pour une période indéterminée, à l’avenir, nous vendrons la production provenant du Venezuela sur le marché », a déclaré le ministre lors d’un événement organisé par la banque Goldman Sachs à Miami sur le thème de l’énergie. (…)

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