L’Amérique centrale ne sait pas quoi faire de ses migrants cubains
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Par RFI  Avec notre correspondant dans la région, Patrick John Buffe

Un couple de migrants cubains à La Cruz, au Costa Rica, le 27 novembre 2015. REUTERS/Juan Carlos Ulate
Un couple de migrants cubains à La Cruz, au Costa Rica, le 27 novembre 2015. REUTERS/Juan Carlos Ulate

Le Costa Rica a décidé de fermer ses frontières face à l’afflux incessants de migrants cubains qui tentent de se rendre aux Etats-Unis. Plusieurs milliers d’entre eux sont bloqués à la frontière avec le Nicaragua qui refuse de les laisser passer, provoquant ainsi une crise migratoire que les autres pays d’Amérique centrale ne veulent pas assumer.
La crise migratoire qui touche l’Amérique centrale est loin d’être résolue : le Nicaragua campe sur ses positions. Quant au Belize et au Guatemala, ils ne veulent rien savoir de la proposition du Costa Rica, qui demande l’établissement d’un couloir humanitaire pour permette aux migrants cubains de continuer leur route vers les Etats-Unis.

Face au manque de volonté politique de ces trois pays, 7 000 Cubains sont toujours bloqués au Costa Rica. Devant cette impasse, le gouvernement de San José vient de décider la fermeture de ses frontières, car il estime que sa capacité d’accueil est saturée. Il ne délivrera donc plus de sauf-conduit aux nouveaux arrivants. Et ceux qui entreront illégalement sur son territoire seront renvoyés dans leur pays d’origine.

Cette fermeture des frontières costariciennes aura en plus des conséquences directes sur son voisin, le Panama, où chaque jour arrivent de nouveaux migrants cubains. Devant l’impossibilité de passer au Costa Rica, ils resteront bloqués dans ce pays. C’est pourquoi le gouvernement panaméen veut lui aussi trouver une solution rapide à cette crise et freiner ce flux migratoire incessant. égionale que les autres pays d’Amérique centrale ne veulent pas assumer.

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