🇨🇺 🇺🇸 À l’ONU, les États-Unis échouent à faire taire la dénonciation du blocus imposé à Cuba (Luis Reygada / l’Humanité)


Pour la première fois et malgré l’opposition du Département d’État, La Havane a demandé et obtenu que le débat sur le blocus imposé par Washington fasse l’objet d’un « débat d’urgence » au sein de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla. (ici en octobre 2025, au siège de l’ONU à New York) © Bianca Otero/ZUMA-REA

Il s’agit d’une offensive diplomatique sans précédent, visant à alerter l’opinion publique internationale sur l’aggravation dramatique de sa situation sur l’île caribéenne. Pour la première fois, La Havane a demandé que « le point 38 » – nom de code officiel désignant à l’Onu le dossier intitulé « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba » – fasse l’objet d’un débat d’urgence au sein de l’Assemblée générale (AG-Onu), à New York. C’est-à-dire sans attendre la date traditionnellement fixée, depuis 1992, au mois d’octobre, en fin de session ordinaire de l’instance suprême de la diplomatie multilatérale.

Une première dans l’histoire de l’affrontement qui oppose les deux pays, et qui s’est soldé par une victoire pour la diplomatie cubaine : sa demande a été validée par l’AG-Onu, 136 voix pour, neuf contre (Argentine, Costa Rica, États-Unis, Israël, Maroc, Macédoine du Nord, Paraguay, République tchèque, Ukraine) et trente abstentions (Albanie, Australie, Bahrein, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Canada, Chili, Croatie, Equateur, Égypte, Estonie, Géorgie, Allemagne, Grenade, Hongrie, Jordanie, Italie, Lettonie, Lituanie, Micronésie, Pays-Bas, Palaos, Pologne, Corée du Sud, Moldavie, Roumanie, Slovénie, Trinité-et-Tobago, Émirats arabes unis). (…)

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