Pérou. Solidarité avec Hugo Blanco et Malena Martínez Cabrera / Communiqué du Comité de Solidarité avec Cajamarca de Paris et de l’association France Amérique Latine / 28 juin 2020
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Depuis Paris, le Comité de Solidarité avec Cajamarca et France Amérique Latine s’associent à la campagne nationale et internationale pour dénoncer publiquement les accusations et calomnies faites par un groupe d’ex-militaires, policiers et politiques de droite péruviens à l’encontre du dirigeant historique Hugo Blanco et de Malena Martínez Cabrera, réalisatrice du film « Hugo Blanco, río profundo ».

Texto en español abajo

Le 14 mars dernier, la veille du confinement pour le COVID 19, nous avions organisé à Paris un événement intitulé « Hugo Blanco: de la lutte pour la terre à la défense de la Pachamama » ; l’objectif était de rendre hommage au combattant infatigable respecté nationalement et internationalement et de faire un travail de mémoire collective, en retraçant sa longue trajectoire de luttes pour la justice sociale, la défense de la terre, de l’eau, de la vie et de notre planète. Il nous semblait important que la jeunesse franco-péruvienne à Paris découvre ces chapitres de l’histoire sociale invisibilisés et «gommés» de l’histoire officielle au Pérou.

À cette occasion, nous avions pu affirmer que non seulement Hugo Blanco faisait partie de l’histoire du Pérou, mais qu’il faisait également partie de notre histoire car depuis soixante ans, nous avions partagé les causes qu’il défendait, ses luttes, son évolution politique et ses espoirs.

Des luttes pour la terre et pour la dignité contre un système féodal qui exploitait inhumainement les paysans indigènes de la vallée de la Convención, jusqu’à la lutte pour la défense de l’eau, des territoires et de la vie contre le projet mortifère de Conga à Cajamarca, en passant par Pucallpa et Puno, Hugo Blanco a toujours été présent pendant soixante ans aux côtés des populations indigènes, des paysans, des travailleurs et de la jeunesse péruvienne.

En août 2014, à Cajamarca, les membres du Comité et de France Amérique Latine intégrant la délégation française à la Rencontre internationale des gardiens des lacs réalisée dans la communauté d’El Tambo avaient été heureux de le retrouver et de participer avec lui, à la marche de solidarité jusqu’à la maison de Maxima Acuna de Chaupe à Tragadero Grande – Celendín.

À Paris, dès les années 1960, les intellectuels (comme Sartre et Simone de Beauvoir) et les militants français avaient participé aux campagnes de solidarité et de défense des droits humains pour lutter contre la menace de condamnation à mort qui pesait sur lui, pour dénoncer ses emprisonnements, les tentatives d’assassinat, les séquestrations, les extraditions successives dont il faisait l’objet. Convient-il de rappeler qu’Hugo Blanco a échappé neuf fois à la mort et a réalisé quatorze grèves de la faim sans jamais renoncer ni trahir ses engagements ?

Au cours de la soirée du 15 mars dernier , qui s’est révélée un succès malgré les conditions difficiles dues à la crise sanitaire, nous avions projeté deux court-métrages de la réalisatrice Malena Martínez et nous avions eu la chance de compter sur la participation directe d’Hugo Blanco -via internet- qui, à 86 ans, nous a rappelé avec insistance l’urgence de lutter contre le réchauffement climatique et la destruction de notre planète, pour la survie même de l’espèce humaine. Précurseur, il l’a toujours été. Ce soir là , alors que nous ignorions encore le développement catastrophique de la pandémie du COVID, ses réflexions étaient particulièrement d’actualité et nous incitaient à réfléchir à l’ après-COVID » qui ne peut être un retour à la “normalité” puisque cette normalité est la cause même de la catastrophe !

En accord avec la réalisatrice, la projection du film « Hugo Blanco, río profundo » était prévue pour juin à Paris. Le COVID-19 a modifié et reporté nos projets. Dans le contexte actuel, nous serions particulièrement heureux de participer à sa promotion internationale en le diffusant à l’automne pour lutter ainsi contre la campagne de criminalisation et la tentative de censure qui pèse sur le film, la réalisatrice et le protagoniste.

  • Non, Hugo Blanco n’est pas et n’a jamais été un terroriste ni un assassin !
  • Pour la liberté d’expression et contre la tentative de censure au Pérou !

Solidaridad con Hugo Blanco y Malena Martínez Cabrera/ Comunicado del Comité de Solidaridad con Cajamarca – Paris y de France Amérique Latine / 28 de Junio de 2020

Desde París, el Comité de Solidaridad con Cajamarca y France Amérique Latine se asocian a la campaña nacional e internacional para denunciar públicamente las acusaciones y calumnias hechas por un grupo de ex-militares, policías y políticos de derecha peruanos contra el dirigente histórico Hugo Blanco y Malena Martínez Cabrera, directora de la película «Hugo Blanco, río profundo».

El pasado 14 de marzo, en la víspera del confinamiento para el COVID 19, organizamos en París un evento titulado «Hugo Blanco: de la lucha por la tierra a la defensa de la Pachamama». El objetivo era rendir homenaje al combatiente incansable respetado nacional e internacionalmente y hacer un trabajo de memoria colectiva, trazando su larga trayectoria de luchas por la justicia social, la defensa de la tierra, del agua, de la vida y de nuestro planeta. Nos parecía importante que la juventud franco-peruana en París descubriera estos capítulos de la historia social invisibilizada y «borrada» de la historia oficial en Perú.

En aquella ocasión, pudimos afirmar que no sólo Hugo Blanco formaba parte de la historia del Perú, sino que también formaba parte de nuestra historia porque durante sesenta años, compartimos las causas que defendía, sus luchas, su evolución política y sus esperanzas.

Luchas por la tierra y la dignidad contra un sistema feudal que explotaba inhumanamente a los campesinos indígenas del valle de la Convención, hasta la lucha por la defensa del agua, de los territorios y de la vida contra el proyecto mortífero de Conga en Cajamarca, pasando por Pucallpa y Puno, Hugo Blanco ha estado presente durante 60 años junto a los pueblos indígenas, campesinos, trabajadores y jóvenes peruanos.

En agosto de 2014, en Cajamarca, los miembros del Comité y de France Amérique Latine que integraban a la delegación francesa en el Encuentro Internacional de los Guardianes de los Lagos realizado en la comunidad de El Tambo, habían sido felices de conocerlo y de participar con él a la marcha de solidaridad hasta la casa de Maxima Acuna de Chaupe en Tragadero grande – Celendín.

En París, desde los años 1960, los intelectuales (como Sartre y Simone de Beauvoir) y los militantes franceses han participado en las campañas de solidaridad y defensa de los derechos humanos para luchar contra la amenaza de condena a muerte que pesaba sobre él, para denunciar sus encarcelamientos, las tentativas de asesinato, los secuestros, las extradiciones sucesivas de que era objeto. ¿Cabe recordar que Hugo Blanco escapó a la muerte nueve veces y realizó 14 huelgas de hambre sin renunciar nunca a sus compromisos ni traicionarlos?

Durante la noche del pasado 15 de marzo, que se ha revelado un éxito a pesar de las difíciles condiciones debidas a la crisis sanitaria, habíamos proyectado dos cortometrajes de la realizadora Malena Martínez y tuvimos la suerte de contar con la participación directa de Hugo Blanco -a través de Internet- que, a los 86 años, nos recordó con insistencia la urgencia de luchar contra el calentamiento climático y la destrucción de nuestro planeta, para la supervivencia misma de la especie humana. Precursor, siempre lo ha sido. Esa noche, mientras ignoramos el catastrófico desarrollo de la pandemia del COVID, sus reflexiones eran particularmente de actualidad y nos incitaban a reflexionar sobre el POST-COVID que no puede ser un retorno a la “normalidad” ¡ya que esta normalidad es la causa misma de la catástrofe!

De acuerdo con la directora, la proyección de la película «Hugo Blanco, río profundo» estaba prevista para junio en París. El COVID 19 ha modificado y aplazado nuestros proyectos. En el contexto actual, estaríamos especialmente contentos de participar en su promoción internacional difundiéndolo en otoño para así luchar contra la campaña de criminalización y la tentativa de censura que pesa sobre la película, la realizadora y el protagonista.

  • ¡Hugo Blanco no es un terrorista ni un asesino!
  • ¡Por la libertad de expresión y contra el intento de censura en Perú!
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