Présidentielle : l’Uruguay n’est plus à gauche (François-Xavier Gomez, Libération)
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L’élection du candidat de centre droit Luis Lacalle Pou met fin à quinze ans de gouvernements sociaux-démocrates qui ont montré l’exemple en Amérique latine par leurs avancées sociétales : avortement, cannabis, mariage pour tous…

Luis Lacalle Pou, président nouvellement élu, lundi à Montevideo. 
Photo Mariana Greif. Reuters

Le candidat de centre droit Luis Lacalle Pou sera le prochain président de l’Uruguay après quinze ans d’hégémonie de la gauche. Avec moins de 30 000 voix d’avance (sur 2,4 millions de votants), il bat sur le fil son adversaire, Daniel Martínez, candidat du Frente Amplio (Front élargi). Les sondages prédisaient pourtant une victoire confortable à Lacalle Pou, 46 ans, héritier d’une dynastie politique et dont le père a lui-même présidé le pays de 1990 à 1995. Mais dimanche soir, la différence entre les deux candidats du deuxième tour était si étroite que tous les bulletins ont été recomptés.

La victoire de Luis Lacalle Pou tourne la page de quinze ans de présidence de gauche en Uruguay, qui avait vu l’alternance au pouvoir du président Tabaré Vázquez (2005-2010, 2015-2020) et de l’ex-guérillero d’extrême gauche José Mujica (2010-2015). Une manifestation de la «vague rose» qui avait déferlé sur l’Amérique latine avec les gouvernements de Néstor et Cristina Kirchner en Argentine, Hugo Chávez au Venezuela, Luiz Inácio Lula da Silva au Brésil, Evo Morales en Bolivie ou encore Rafael Correa en Équateur. (…)

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