Au Honduras, les tueurs de Berta Cáceres condamnés (François-Xavier Gomez/ Libération)

La justice a désigné une compagnie hydroélectrique comme instigatrice de l’assassinat de l’écologiste indigène. Mais les vrais commanditaires ne sont pas inquiétés, dénonce la famille de la militante.

Un tribunal hondurien a condamné jeudi 29 novembre sept hommes impliqués dans l’assassinat de Berta Cáceres, une militante écologiste indigène tuée par balles chez elle le 2 mars 2016 pour s’être opposée à la construction d’un barrage. Les peines de prison seront fixées le 10 janvier, a annoncé le tribunal. Les assassins encourent jusqu’à trente années de prison. La militante de 42 ans avait été tuée dans sa maison de La Esperanza, à environ 200 kilomètres de la capitale Tegucigalpa. Elle avait reçu de nombreuses menaces de mort parce qu’elle mobilisait les Indiens lencas contre la construction d’une centrale hydroélectrique sur le territoire de cette ethnie, à laquelle elle appartenait.

«Preuves solides»

À l’issue d’un procès de cinq semaines, les trois juges ont notamment déclaré coupable Sergio Rodríguez, un responsable du groupe électrique Desarrollos Energéticos S.A. (Desa) qui construisait la centrale. À l’unanimité, les juges ont estimé qu’ils avaient des «preuves solides» sur l’assassinat que Sergio Rodríguez avait organisé avec l’ancien chef de la sécurité de Desa, Douglas Bustillo, le militaire Mariano Díaz, et un autre cadre de l’entreprise d’électricité (…)

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