Colombie : communiqués de presse
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Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé hier qu’il retirait le mandat de médiateur au président vénézuélien Hugo Chavez, sous couvert de prétextes infondés, face à l’enjeu de la concrétisation d’un échange humanitaire pour la libération des otages.

Cette annonce n’est pas une surprise car le mandataire colombien a multiplié récemment les déclarations pour se ménager cette sortie fixant notamment la fin de l’année comme date butoir à la médiation.

Il vient de montrer une nouvelle fois sa détermination à torpiller toute initiative en faveur de l’échange humanitaire. Dans cette affaire, la liste des médiateurs de bonne volonté qui ont jeté l’éponge est malheureusement longue. C’est un nouveau coup bas pour les familles des personnes détenues et des prisonniers du conflit interne, qui suscite à la fois colère et déception.

La médiation du président vénézuélien, acceptée tant par le Gouvernement de la Colombie que par les FARC offrait une occasion extraordinaire, elle a obtenu des premiers résultats inédits et très encourageants, en très peu de temps.

France Amérique Latine juge très important qu’elle se poursuive et soutient pleinement l’initiative de demande de preuves de vie des otages, adressée aux FARC par le président vénézuélien, en dépit de la fin de la médiation officielle.

Aujourd’hui, la crainte est grande que la solution militaire reprenne le pas sur la négociation et ne mette la vie des otages en danger. Seule la mobilisation internationale et le soutien indéfectible à la recherche d’un dialogue équilibré entre les forces en présence permettront une issue favorable.

France Amérique Latine appuie la démarche du président Hugo Chavez de poursuivre ses efforts, et appelle le gouvernement français, le Parlement Européen et la Communauté internationale à reprendre l’initiative pour exiger fermement du président colombien Alvaro Uribe, qu’il s’engage sur la voie de la négociation.

Comme France Amérique Latine a pu l’exprimer dans le cadre de la mission d’observation sur les exécutions extralégales en Colombie en octobre dernier, la situation colombienne est particulièrement grave et préoccupante et dans ce contexte, l’échange humanitaire peut être une avancée significative pour une solution politique du conflit.

Paris, le 23 novembre 2007

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