Communiqué : Une victoire historique pour les paysan.nes et les peuples du monde !

Adoption par la troisième commission de l’AG  de l’ONU de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des Paysan.nes et autres personnes travaillant en milieu rural.

Après son adoption par le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève en septembre, la Déclaration sur les droits des Paysan.nes vient d’être adoptée  par la troisième commission de l’Assemblée Générale de l’ONU.

C’est une grande victoire qui consacre plus de 20 de travail des organisations paysannes et de la plus grande d’entre elles, La Via Campesina.

C’est un texte décisif pour défendre les droits des paysan.nes contre les discriminations, contre les expulsions de leur terre, contre la criminalisation. Un texte qui reconnaît l’apport indispensable de la paysannerie pour produire la nourriture dont l’humanité a besoin et pour protéger l’environnement et le développement durable.

Ce texte a été adopté par 119 voix pour, 7  voix contre et 49 abstentions.

Il est utile de connaître les pays qui ont voté contre : les États Unis, le Royaume Uni, Israël, la Hongrie, la Suède, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Plusieurs pays latino-américains, sans surprise, se sont abstenus : le Brésil, l’Argentine, la Colombie, le Guatemala, le Honduras.

Et parmi les pays qui se sont abstenus, on note malheureusement la France, et la majorité des pays européens, notamment :l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie,la Croatie, la Finlande, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, la Grèce, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, la Roumanie.

France Amérique latine déplore que la France ne se soit pas engagée en faveur des droits de la paysannerie et du monde rural, à un moment où dans tout le pays, s’expriment le désarroi et la révolte face à des politiques de désengagement et d’abandon du monde rural et de l’agriculture paysanne et nourricière.

France Amérique latine dénonce le vote de la France à la troisième commission de l’Assemblé générale de l’ONU, comme défavorable à la paysannerie française et à la paysannerie latino-américaine et comme contraire aux principes français des droits humains.

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