Dossier Brésil : l’extrême droite au pouvoir (articles, vidéos, interviews)

Ce dimanche 28 octobre, le candidat de l’extrême droite brésilienne, Jair Bolsonaro a remporté les élections présidentielles avec 55,1% des suffrages exprimés. France Amérique Latine vous propose un dossier de presse avec une sélections d’articles, de vidéos et d’interviews pour comprendre les résultats, le projet du candidat élu et les enjeux de ce scrutin pour le Brésil, l’Amérique Latine et le reste du monde. Ce dossier est régulièrement actualisé. Les articles les plus récents sont en haut de page. 

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Brésil, un théologien conservateur à la tête du ministère de l’éducation (Aglaé de Chalus/ La Croix)

Peu connu, le très conservateur Ricardo Vélez Rodríguez a été choisi jeudi 22 novembre par le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro pour diriger le ministère de l’éducation. En annonçant jeudi 22 novembre, via son compte Twitter, la nomination de Ricardo Velez Rodriguez comme futur ministre de l’éducation, le président brésilien élu Jair Bolsonaro, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019, a mis fin à plusieurs semaines de spéculations autour de ce poste hautement stratégique, doté d’un budget de 27 milliards d’euros. La question de l’éducation a été au centre de la campagne électorale de Jair Bolsonaro, qui accuse l’école d’endoctriner les élèves.

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Ultra-libéral, pro-pesticides et climatosceptique : le nouveau gouvernement brésilien de Bolsonaro (Rachel Knaebel/ Bastamag)

Élu avec 55 % des voix le 28 octobre, le nouveau président du Brésil, Jair Bolsonaro entrera officiellement en fonction le 1er janvier prochain. Il a commencé à composer son gouvernement. Des généraux s’occuperont des ministères de la Défense et de l’Intérieur, un ultra-libéral, issu des « Chicago boys », siègera à l’Economie, une pro-pesticide, liée aux intérêts de l’agro-business, héritera de l’agriculture, un climato-sceptique pro-Trump dirigera la diplomatie… Panorama du futur gouvernement d’extrême-droite.

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La République brésilienne peut-elle survivre à Bolsonaro ? (Nicolas Bove/ Les Inrocks)

Les déclarations et propositions présentées tout au long de la campagne présidentielle brésilienne représentent-elles un risque pour la République brésilienne? “Soyez-en témoins, ce gouvernement sera le défenseur de la constitution, de la démocratie et de la liberté. Ce n’est pas la promesse d’un parti ou d’un homme, mais un serment fait à Dieu. La vérité va libérer ce pays et la liberté va nous transformer en une grande nation. La vérité qui nous a conduit jusqu’ici, continuera à illuminer notre chemin.” Jair Bolsonaro est entré dans son costume de Président-élu avec la sacralité d’un prêcheur évangélique, un ton qui a de quoi inquiéter les Brésiliens encore attachés à la République laïque et démocratique. Cette déclaration est “inquiétante et préoccupante” parce qu‘“aux yeux de Bolsonaro, la Bible et la constitution ont le même statut. La vérité de la Bible est une et indivisible. Tout ce qui ne fait pas partie de son lexique religieux n’entre pas dans sa vérité”, selon Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’OPALC. La campagne présidentielle de Jair Bolsonaro, qui a boycotté les médias traditionnels pour la faire sur les réseaux sociaux – fustigeant les partis traditionnels et leurs membres désignés comme corrompus et prenant un ton menaçant contre les minorités (indigènes et sexuelles), les opposants politiques et les femmes ; prônant enfin un discours extrêmement licencieux à l’égard des violences policières – semble faire peser une menace sur les institutions républicaines et démocratiques brésiliennes. (…)

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Le Brésil est-il fasciste ? (Renaud Lambert/ Monde Diplomatique/ article réservé aux abonnés)

Les élections d’octobre 2018 au Brésil ont été marquées par la percée de M. Jair Bolsonaro et de sa formation d’extrême droite, le Parti social-libéral (PSL). Misogyne, homophobe, raciste, entouré de partisans d’un retour au pouvoir des militaires, M. Bolsonaro incarne un courant politique resté discret en Amérique latine depuis la fin des dictatures. l y a encore quelques mois, le Brésil allait basculer à gauche. Tout indiquait que M. Luiz Inácio Lula da Silva (Parti des travailleurs, PT) remporterait aisément la présidentielle d’octobre 2018. Avec 40 % des intentions de vote, l’ancien chef de l’État jouissait d’une avance confortable sur ses rivaux, y compris dans un contexte de volatilité qui compliquait les estimations. Condamné pour corruption à la suite d’un procès douteux — marqué par une intransigeance que la justice a épargnée aux dirigeants de droite—, « Lula » a toutefois dû renoncer à sa candidature le 11 septembre 2018. Depuis, un député d’extrême droite qui propose de purger le pays du communisme et de restaurer l’ordre a émergé comme l’homme fort du cinquième pays le plus peuplé de la planète. Les Brésiliens seraient-ils donc devenus fascistes en quelques semaines ? (…)

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« Il est plus que probable que les mouvements sociaux seront criminalisés au Brésil » (entretien avec Christophe Ventura/Le Médiapresse)

Le Média : Bolsonaro vient d’être élu président de la République fédérative du Brésil. Libéral, autoritaire, raciste et homophobe, comment le qualifier politiquement ? 

C. Ventura : Je le qualifie de « libéral autoritaire ». C’est un régime qui a une fonction : ajuster la société brésilienne aux exigences nouvelles de ses élites économiques et financières locales et internationales. Pour ce faire, il faut un pouvoir en mesure de réduire, si nécessaire par l’autoritarisme et la répression, les droits démocratiques, économiques et sociaux de la population (…)

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Brésil : le juge tombeur de Lula adoubé par Bolsonaro (Chantal Rayes/ Libération)

En charge de l’opération «Lava Jato» qui a entravé le retour de l’ancien dirigeant et ouvert un boulevard à l’extrême droite, le magistrat Sérgio Moro a accepté jeudi de devenir «superministre» de la Justice du président élu (…) Si, pour prendre ses nouvelles fonctions (le 1er janvier 2019, en même temps que le président élu), il doit quitter la magistrature, son flirt avec Jair Bolsonaro est cependant un coup dur porté à sa crédibilité, voire à celle de l’opération Lava Jato : il accrédite le discours de l’ancien président Lula, qui l’accuse de manquer d’impartialité et de l’avoir condamné sans preuves, dans le seul but de l’évincer du jeu politique (…)

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Olivier Dabène, président de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes et professeur à Sciences Po, analyse la situation (France Culture)

Bolsonaro, un produit de la crise démocratique initiée par la droite brésilienne (interview de Christophe Ventura par Figarovox) 

Élu ce dimanche président du Brésil, Jair Bolsonaro n’est pas un populiste comme les autres. Selon Christophe Ventura, ce candidat a fait se rencontrer un ras-le-bol populaire généralisé, et de puissants intérêts économiques qui se sont ralliés à sa vision ultralibérale. “Les ressorts de cette élection ne sont pas neufs, car en réalité l’accession de Bolsonaro à la présidence du Brésil est la matérialisation et l’approfondissement d’une crise multiforme engagée depuis plusieurs années et dont il exprime une des réponses possibles. Cette crise est d’abord économique et sociale. Depuis cinq ans, le Brésil vit une forte dégradation économique (dont deux années de récession en 2015 et 2016) qui est devenue sociale (chômage, précarisation généralisée, augmentation du coût de la vie, réduction des protections sociales, des services publics, des revenus par habitant, augmentation des inégalités, etc.). Les classes populaires et une partie importante des classes moyennes n’ont cessé, dans ce contexte, de voir leur condition d’existence, leur mobilité sociale, pour elles et leurs enfants, se détériorer” (…)

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Fascisme au Brésil : demain, la résistance ? (Glauber Sezerino/ Equal Times)

Le Brésil connaît la pire crise sociale, économique et politique de ces 30 dernières années. Et elle ne fait peut-être que commencer. Des mobilisations de rue massives en juin 2013, en passant par un coup d’État institutionnel en août 2016 et l’implémentation d’un agenda économico-social marqué par l’autoritarisme et l’austérité, à la campagne présidentielle extrêmement violentes d’octobre 2018, le pays semble loin des années fastes du début du XXIe siècle. Encore plus tragique, les résultats de l’élection présidentielle ont laissé toutes et tous abasourdis, même les plus pessimistes d’entre nous. Le dimanche 28 octobre, le candidat d’extrême-droite Jair Bolsonaro (Parti social-libéral – PSL) a remporté le scrutin avec 55,13 % des voix, face au candidat du Parti des Travailleurs, Fernando Haddad. Avec le soutien d’une partie des élites traditionnelles, notamment des grands propriétaires terriens, des lobbies pro-armement et de puissantes églises évangélistes, Jair Bolsonaro a réussi à incarner faussement le candidat « antisystème », qui se prétend capable de régler les problèmes de violence et de corruption du pays (…)

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«Vous valez mieux que Bolsonaro»: un soir d’élection sous tension au Brésil (Chantal Rayes/ Libération)

Le candidat d’extrême droite, un nostalgique de la dictature militaire, a décroché dimanche une très nette victoire contre son adversaire du Parti des travailleurs, Fernando Haddad. La jeune démocratie brésilienne, rétablie en 1985, tremble sur ses bases… «Ele sim !» «lui, si». Parti des fenêtres des beaux quartiers, le cri a déchiré la nuit, défiant les vaincus. Ceux qui, ces dernières semaines, ont scandé «Ele não» («Pas lui»), pour tenter d’empêcher l’élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil. Las. Le candidat d’extrême droite, un nostalgique de la dictature militaire, a décroché une très nette victoire, avec 55,13% des suffrages exprimés contre 44,87% pour son adversaire du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad (…)

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Les paroles de Bolsonaro (Traduction de la première déclaration officielle du nouveau président brésilien par Felipe Bosch, Christian Frank et Julia de Ipola . Avant-propos de Rodrigo Nabuco de Araujo/GEG Europe) 

“Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera. Je n’ai jamais été seul, j’ai toujours senti la présence de Dieu et la force du peuple brésilien. Les prières d’hommes, de femmes, d’enfants et de familles entières qui, face à la menace de continuer dans un chemin qui n’est pas celui que les Brésiliens désirent et méritent, ont placé le Brésil, notre Brésil bien-aimé, au-dessus de toute chose.  Je vous prends pour témoin : ce gouvernement se fera défenseur de la Constitution, de la démocratie et de la liberté. Ceci est une promesse, non pas la promesse d’un parti, ni la parole vaine d’un homme, c’est un serment envers Dieu…

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Le Brésil de Bolsonaro: l’ordre moins le progrès (Laurent Delcourt/ CETRI)

La foule qui se presse, ce jour-là, autour des gigantesques « camions de son » affrétés par les organisateurs de l’événement n’est pas sans rappeler celle qui investissait les rues des grandes villes il y a deux ans pour réclamer la destitution de l’ex-présidente, Dilma Rousseff. Ces « citoyens de bien », comme ils se nomment eux-mêmes, majoritairement blancs et bien nés, vêtus tantôt de la vareuse de la Seleção, tantôt d’un t-shirt portant le message, Meu Partido é o Brasil (Mon Parti est le Brésil), devenu leur cri de ralliement, commencent à s’impatienter, après avoir défilé en chanson sur l’Avenue pauliste. Électrisés par leurs slogans, ils attendent, fébriles, le message de celui qu’ils sont venus soutenir ce 21 octobre 2018. Le discours doit être transmis en direct depuis Rio par vidéoconférence. Après quelques minutes, Jair Messias Bolsonaro apparaît finalement à l’écran et prend la parole sous les vivats de ses partisans. Porté par l’enthousiasme communicatif de cette marée jaune-verte, le candidat d’extrême droite ne prend même plus la peine d’euphémiser son discours. Le ton est sans retenue, agressif, haineux (…)

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“Bolsonaro allie néolibéralisme outrancier et conservatisme sociétal” (Interview d’Olivier Compagnon par Cathy Dos Santos / L’Humanité) 

Olivier Compagnon, directeur de l’Institut des Hautes Études de l’Amérique latine, analyse les raisons de la montée en puissance de l’extrême droite au Brésil qui se cristallise autour de Jair Bolsonaro.

(…) Lire l’interview  sur le site de l’Humanité (réservé aux abonnés)

Le monde de Jair Bolsonaro (Jean-Jacques Kourliandsky/IRIS)

La politique étrangère au Brésil comme partout est rarement au cœur des campagnes électorales. Il en a été peu question avant le deuxième tour, le 28 octobre 2018, comme d’ailleurs avant le premier tour, le 7 octobre. Le programme international de Fernando Haddad, candidat présidentiel du Parti des travailleurs (PT) n’a pas besoin de beaucoup d’explications. Le PT reste attaché à la politique extérieure indépendante, que ses présidents ont pratiquée de 2003 à 2016. En revanche, faute de débats contradictoires et de discours fondateurs, on ignore tout du programme diplomatique du candidat du Parti social-libéral (PSL), Jair Bolsonaro…

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“Nous ne savons pas quelle va être l’ampleur de la répression” (interview de Maud Chirio sur France 24)

                           

Les cinq faces du discours Bolsonaro (Le Vent Se Lève)

À l’approche des résultats d’une élection présidentielle cruciale pour le Brésil, le collectif Lyon – Brésil pour la démocratie met en lumière les principaux ressorts du discours du grand favori, Jair Bolsonaro, candidat d’une extrême-droite décomplexée aux accents autoritaires, oligarchiques et ultra-conservateurs (…) Ses déclarations, toutes plus choquantes les unes que les autres, ne l’ont pas empêché d’acquérir une forte popularité auprès de la population brésilienne. Mais Bolsonaro n’est pas arrivé là par hasard, il a su regrouper et séduire grâce à des discours qui illustrent bien les conflits qui tourmentent le Brésil depuis le début de son histoire. Cet article cherche à mettre en perspective ces discours qui ont réussi à trouver écho dans la société brésilienne, propulsant le député fédéral de Rio aux portes du poste suprême de la première puissance économique d’Amérique du Sud.

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Que faut-il penser de Bolsonaro, nouveau président brésilien? (Christophe Ventura – IRIS/Interview par Jean- Jacques Bourdin – RMC)

« Le vrai adversaire de Bolsonaro, ça va être le peuple » ( Christophe Ventura – IRIS/ interview par Regards)

Au Brésil, le nouveau président Bolsonaro est une menace pour l’Amazonie et les peuples autochtones (Fabiano Maisonnave/ Reporterre)

Jair Bolsonaro a été élu président du Brésil dimanche 28 octobre. Il veut le ministère de l’Environnement du Brésil, exposant ainsi la plus grande forêt tropicale du monde et ses habitants à des bandes criminelles de bûcherons et de mineurs. Et promet une économie ultralibérale. Le programme environnemental du nouveau président est désolant. Il n’y aura plus de ministère de l’Environnement, et une nouvelle autoroute pavée sera lancée à travers l’Amazonie. Et ce n’est pas tout. Le candidat favori, qui a obtenu une quasi-majorité des votes lors du premier tour de l’élection présidentielle le 7 octobre, entend ouvrir des territoires autochtones à l’exploitation minière, assouplir l’application de la loi en matière d’environnement et l’octroi de permis d’exploitation. Tandis que les ONG internationales, telles que Greenpeace et WWF, pourraient être interdites dans le pays, M. Bolsonaro entretient une alliance étroite avec le lobby du bœuf.

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” Les fake news ont fortement influencé le scrutin” (interview de Luc Adlon- Autres Brésils sur France 24)

Bolsonaro : une catastophe qui dépasse le Brésil (Patrick Piro/Politis) 

L’élection d’un président d’extrême droite fascisant prépare pour la population une tourmente politique et sociale qui rappelle les affres de la dictature. Mais son influence va au-delà des frontières du pays, notamment sur la question climatique… Ils ont cru jusqu’au bout qu’ils pourraient en être quitte avec les palpitations d’un gros cauchemar. Mais c’est la réalité qui a réveillé des dizaines de millions de Brésiliens au lendemain de la soirée électorale, dimanche 28 octobre.

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“On a l’annonce d’un pouvoir autoritaire, militaire” au Brésil ( interview de Maud Chirio sur France Inter): écouter ici 

Résultats de l’élection au Brésil : qui a voté pour Jair Bolsonaro, qui a voté contre lui ? (Les Décodeurs/ Le Monde)

La victoire de Jair Bolsonaro est la conséquence d’une fracture, pas seulement entre le Nord et le Sud, mais entre les plus aisés et les plus pauvres. Sa victoire confirme le virage à droite toute en Amérique du Sud : en remportant 55,1 % des 104,8 millions de voix en jeu, Jair Bolsonaro a été élu dimanche 28 octobre président du Brésil. Le candidat d’extrême droite se retrouve à la tête d’un pays profondément divisé politiquement, trente ans après le retour de la démocratie. Tout le sud et l’ouest du pays, dont le revenu par habitant est plus élevé et où la densité est plus faible, a voté en faveur du candidat d’extrême droite. C’est vrai dans les États de Rondonia et du Mato Grosso situés à l’ouest, principales zones de déforestation du pays (…)

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L’exil ou la prison : ce que promet Bolsonaro à ses opposants (L’Obs avec l’AFP)

Ciblés durant la campagne, la gauche, les Noirs, les femmes ou les membres de la communauté LGBT s’inquiètent de “l’après”. Plus de trente ans après la fin de la dictature militaire, la jeune démocratie brésilienne a basculé dans une grande inconnue avec l’élection de son premier président d’extrême droite. Jair Bolsonaro, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019, a reçu dimanche un mandat clair avec plus de 55% des voix, devant Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs de l’ancien président Lula (45%), à l’issue d’une campagne qui a coupé en deux le plus grand pays d’Amérique latine.  Plus de trente ans après la fin de la dictature militaire, la jeune démocratie brésilienne a basculé dans une grande inconnue avec l’élection de son premier président d’extrême droite. Jair Bolsonaro, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019, a reçu dimanche un mandat clair avec plus de 55% des voix, devant Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs de l’ancien président Lula (45%), à l’issue d’une campagne qui a coupé en deux le plus grand pays d’Amérique latine. L’ex-capitaine de l’armée élu président du Brésil le 28 octobre s’était mis à dos une partie de l’électorat en raison de son admiration affichée pour la dictature militaire (1964-1985) et de ses dérapages racistes ou homophobes. Militants de gauche, femmes, indiens, noirs ou homosexuels, ces Brésiliens, désormais opposants, se retrouvent dans la ligne de mire du nouveau président (et de ses sympathisants) (…)

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