Le COVID-19 en Amérique Latine (dossier-revue de presse, chapitre II, mai-juin 2020)
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Arrivé plus tard qu’en Europe, le COVID-19 est désormais implanté dans la région latino-américaine, mettant particulièrement en danger les populations les plus vulnérables. Le poids du secteur informel et la précarité dans laquelle vivent des millions d’habitant.e.s, l’accès profondément inégalitaire à l’eau, au logement et au système de santé ont déjà des conséquences dévastatrices pour la région.

Dans ce second chapitre du dossier sur le COVID-19, FAL continue de vous informer sur l’évolution de la situation depuis mai 2020. 

N’hésitez pas à consulter le premier chapitre de notre revue de presse spéciale Coronavirus (mars / avril 2020) disponible ici

Les articles sont datés et classés par pays pour faciliter la lecture de ce dossier qui sera régulièrement actualisé et où vous trouverez une compilation de documents informatifs, d’analyses et de points de vue pluriels, essentiellement en français mais aussi en espagnol. Les opinions exprimées dans ces articles sont celles de leurs auteurs et n’engagent pas notre association.

Plan de cette page de haut en bas : Amérique latine dans son ensemble et comparaisons / communautés indigènes / Brésil / Colombie / Équateur / Venezuela / Chili / Argentine / Bolivie / Pérou / Amérique centrale / Mexique / Cuba

Consulter aussi le dossier de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes avec de nombreux articles en espagnol ici Consultar también el informe del Observatorio politico de América latina y Caribe con muchos artículos en español aquí

Dossier Covidam de l’Institut des Amériques ici

Para profundizar: Informe elaborado por la Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL) sobre la evolución y los efectos de la pandemia del COVID-19 en América Latina y el Caribe aquí

Amérique latine dans son ensemble et comparaisons

En Amérique latine, la pandémie s’accentue avec plus de 40 000 morts (France 24 / 25 mai)

Comment l’Amérique latine est devenue le nouvel épicentre de la pandémie (Christophe Deroubaix / L’Humanité / 25 mai)

Tests Covid-19 près de Melgaco, dans la région de Marajoara (Brésil)
© Tarso Sarraf / AFP

Le sous-continent paie les conséquences d’une pauvreté endémique, parfois doublée d’une gestion désastreuse par les autorités. Alors que l’Europe sort du confinement à pas feutrés et que les États-Unis sont poussés à un retour chaotique à la « normale » par l’administration Trump, l’Amérique latine devient, selon l’OMS, le « nouvel épicentre » de la pandémie. Depuis plusieurs jours, les « compteurs » s’affolent. Le Brésil est le plus touché : 22 000 morts et un millier supplémentaire chaque jour. Avec 350 000 cas de contamination avérée, le géant économique et démographique (209 millions d’habitants) du sous-continent s’inscrit désormais à la deuxième place du bilan mondial, derrière les États-Unis. D’une certaine façon, les deux pays paient l’addition de la gestion de la crise par les « frères jumeaux » Trump et Bolsonaro, qui privilégient l’état de l’économie à la précaution sanitaire. (…)

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Coronavirus, catalyseur de crises en Amérique latine (entretien avec Maud Chirio et  Olivier Compagnon par Guillaume Erner / France Culture / 21 mai)

Manifestation contre le gouvernement chilien
Santiago, 18 mai. Photo : Pablo Rojas – AFP

Le continent sud-américain est touché de plein fouet par la crise liée au coronavirus. Entre recrudescence des tensions sociales au Chili dues aux pénuries alimentaires ou l’augmentation inquiétante du nombre de mort au Brésil; retour sur les différentes réactions d’un continent face à l’épidémie. Continent jusqu’ici relativement épargné par la Covid-19, l’Amérique Latine est victime d’une augmentation inquiétante des contaminations. Le Brésil, épicentre du virus sur le continent, a dépassé mardi le cap des 1000 décès en 24h, et atteint plus de 18 000 morts. Le pays est devenu le troisième en terme de contaminations au coronavirus. Dans cette région aux inégalités criantes, la lutte contre la Covid-19 met en évidence des systèmes de santé sous financés et fait craindre pour le sort des populations les plus pauvres. Comment le continent aux réalités très diverses peut faire face à la pandémie ? La crise sanitaire va-t-elle exacerber des tensions politiques sous-jacentes ? (…)

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– Maud Chirio, historienne, enseignante chercheuse à l’Université Gustave Eiffel, spécialiste du Brésil contemporain
Olivier Compagnon, historien, professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle (Institut des Hautes Etudes de l’Amérique latine) et co-rédacteur en chef de la revue Cahiers des Amériques latines.

Covid-19 : le virus gagne du terrain en Amérique latine (France 24 / 21 mai)

L’Amérique latine apparaît comme un nouvel épicentre de la pandémie de Covid-19. La progression inquiétante au Brésil où le gouvernement a recommandé l’usage de la chloroquine, substance qui fait débat dans le monde. La situation est aussi alarmante au Pérou où l’augmentation du nombre de morts est exponentielle. Les précisions d’Alvaro Sierra, directeur de la chaîne espagnole de France 24.

Amérique latine : derrière le virus, la tentation autoritaire (interview de Christophe Ventura par Fabienne Sintes / France Inter / 21 mai)

Soldats dans les rues de Santiago. 
REUTERS / Pablo Sanhueza

L’Amérique latine est désormais l’épicentre de l’épidémie. Elle comptabilise près d’un tiers des nouveaux cas journaliers dans le monde. Les mesures de confinement exacerbent les difficultés sociales : une pénurie d’essence frappe depuis plusieurs mois le Venezuela, de violentes manifestations éclatent au Chili. Le continent a comptabilisé 29 846 nouveaux cas mercredi. En tête, le Brésil a vu le nombre de malades doubler en neuf jours, pour atteindre officiellement ce jeudi 291 579 cas. Le président Jair Bolsonaro continue de militer pour une reprise de l’activité économique en minimisant la dangerosité du virus. Il gouverne à l’encontre des autorités locales et souvent sans l’accord préalable de ses ministres. Au Chili, le nombre de morts a doublé en deux jours. Des émeutes de la faim ont éclaté à Santiago : « plutôt mourir du virus que de faim ». En ayant dépassé la barre des 100 000 cas, le Pérou est le deuxième pays le plus touché de la région. Sur le continent, les équipements de santé sont très limités et le système hospitalier public vite saturé. (…)

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avec Christophe Ventura, directeur de Recherche à l’Iris.

Coronavirus: Brésil, Pérou… L’Amérique latine, nouvel épicentre de la pandémie (Le HuffPost avec AFP / 21 mai)

Unité Covid à l’hôpital de Manaus Photo AFP

L’Amérique latine et les Caraïbes sont la région où le nombre de cas de nouveau coronavirus augmente désormais le plus, avec 29.846 nouveaux cas ce mercredi 20 mai, contre 12.281 aux Etats-Unis/Canada et 10.621 en Europe. Depuis une semaine, c’est la région du monde qui enregistre le plus de nouveaux cas par jour. L’augmentation en Amérique latine est liée en grande partie à la hausse des cas au Brésil (291.579 cas ce jeudi, un chiffre qui a doublé en neuf jours), mais aussi au Pérou (104.020 cas), au Mexique (56.594 cas) et au Chili (53.617). Le Brésil est en première ligne, subissant une accélération marquée de l’épidémie avec un bilan quotidien qui vient de grimper jusqu’à 1.179 décès. Mais le président d’extrême droite Jair Bolsonaro continue de minimiser la dangerosité du virus et de critiquer le confinement. (…)

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L’Amérique Latine et les Caraïbes au temps du COVID-19 (Frédéric Thomas/ CETRI / 19 mai)

Le groupe Rockfam distribue des masques à Delmas en Haïti le 8 mai 2020
Photo : Diniace

Le covid-19 frappe le continent le plus inégalitaire du monde, en jetant une lumière crue sur ses contradictions et sa vulnérabilité. Si les États n’ont pas réagi de manière coordonnée et le paysage est hétérogène, des tendances communes se font jour : le retour de l’État, la tentation du déni et les multiples formes d’auto-organisation. L’impact de la pandémie sera particulièrement lourd, mais ouvre la chance d’une bifurcation.

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COVID-19 en Amériques : en détention pour être sorti acheter à manger (Amnesty International / 19 mai)

© REUTERS / Ivan Alvarado

Des méthodes arbitraires, punitives et répressives : c’est ce que mettent en évidence près 60 événements analysés par notre Evidence Lab et les experts régionaux dans la région Amériques ces sept dernières semaines. Depuis début avril, de nombreux pays des Amériques ont instauré l’état d’urgence et mis en place des quarantaines ou des couvre-feux, dans le but de stopper la propagation du Covid-19. Si les restrictions varient, les gouvernements réactivent globalement des pratiques répressives déjà constatées en 2019 et auparavant. Des vidéos attestent ainsi de l’usage de la détention en premier plutôt qu’en dernier recours, de l’emploi d’une force inutile et excessive ainsi que le placement en quarantaine obligatoire dans des conditions inhumaines dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Ces vidéos laissent à penser que les personnes vivant dans la pauvreté, les sans-abris et les personnes migrantes et réfugiées sont probablement plus touchées par ces mesures punitives. (…)

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L’Amérique latine en désintégration pandémique (tribune de Jean-Jacques Kourliandsky / IRIS / 14 mai)

L’Amérique latine, l’Amérique latine intergouvernementale, serait-elle victime collatérale, du Covid-19 ? Chaque pays, en effet, réagit sans se préoccuper du voisin. L’Amérique latine fait de moins en moins sens. Les projets intégrationnistes ont disparu des agendas gouvernementaux. Les discours rhétoriques d’union et d’amitié collective, exercice oratoire pourtant prisé depuis les indépendances ont disparu. Pire, on assiste à un mouvement accéléré de détricotage de l’existant. Ernesto Araujo, ministre brésilien des Affaires étrangères, a défendu ce choix diplomatique avec assurance nationaliste et idéologique, le 22 avril 2020, en ces termes : « Transférer des compétences nationales à l’Organisation mondiale de la santé » (OMS) « sous le prétexte (jamais prouvé) qu’un organisme international centralisé est plus efficace qu’une action nationale dans chaque pays n’est qu’un premier pas vers la construction de la solidarité communiste planétaire ». Le coronavirus lit-on, dans les gazettes urbi et orbi, bouleverse l’ordre du monde. (…)

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L’Amérique latine face au coronavirus (Stefanie Schüler / RFI / 12 mai)

Des membres de la police nationale bolivarienne demandent à une femme de mettre un masque.
Caracas, 16 mars 2020 AFP/Cristián Hernández

En Amérique latine, le coronavirus touche un continent déjà fragilisé par de graves difficultés économiques et par une nouvelle hausse des inégalités qui comptent parmi les plus fortes au monde. L’épidémie exacerbe aussi les tensions politiques omniprésentes après des élections contestées et l’irruption de mouvements sociaux massifs dans plusieurs pays latino-américains. Certains pouvoirs et forces politiques ne résistent pas à la tentation de tirer profit de la situation inédite qu’impose la pandémie. Les différentes réponses à la crise sanitaire, souvent teintées des idéologies dominantes du moment, renforcent la méfiance de la population et risquent de ce fait d’affaiblir l’efficacité de la lutte contre le virus. (…)

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L’Amérique latine, moins touchée par le coronavirus, mais loin d’être épargnée (Frédéric Saliba, Angeline Montoya, Amanda Chaparro et Aude Villiers-Moriamé / Le Monde / 9 mai)

Des employés municipaux de Bogotá
prêts à livrer des vivres
(Diana Sánchez / AFP)

Le Brésil, qui pourrait devenir un des épicentres mondiaux de l’épidémie, fait figure d’exception parmi les autres pays. Les cas sont toutefois en augmentation presque partout. Depuis que, le 26 février, le premier cas de Covid-19 en Amérique latine et aux Caraïbes a été détecté, le nombre de morts liées au coronavirus oscille désormais autour de 17 000, dont plus de la moitié au Brésil. Bien que certainement sous-estimé par certaines autorités sanitaires locales, ce chiffre montre que, pour une population d’environ 630 millions de personnes, le sous-continent a pour l’instant été moins touché que l’Asie, l’Europe ou les Etats-Unis. Une constatation qui a mené certains pays à envisager un déconfinement progressif, avant de changer d’avis face à l’augmentation des cas ces derniers jours et les alertes des épidémiologistes sur le danger d’une réouverture trop précipitée. Les disparités régionales sont énormes. Le Costa Rica, petit pays d’Amérique centrale de 5 millions d’habitants, ne totalisait que six morts au vendredi 8 mai, tandis que le Panamá voisin, lui, avec 900 000 habitants de moins, en dénombrait 225. (…)

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Amérique Latine et Covid19 : un continent inégalitaire face à ses contradictions (Franck Gaudichaud / Paroles d’Honneur / 27 avril)

Covid-19: quels dangers pour l’Amérique latine? (interview de Janette Habel et Christophe Ventura / Marie-France Chatin / RFI / 24 avril)

Sao Paulo
Nelson Almeida / AFP

Ces dernières années ont été particulièrement difficiles pour l’Amérique latine. Faible croissance économique, insatisfaction grandissante des populations, gouvernance pas toujours efficace. C’est dans ce contexte que le Covid-19 sévit sur le continent laissant craindre une catastrophe sanitaire, politique et sociale. 55% de la population latino-américaine travaille dans le secteur informel avec les conséquences que l’on peut aisément imaginer dans les conditions actuelles de crise. Le Covid-19 n’est pas seulement une menace sanitaire pour l’Amérique latine, mais également un possible déclencheur d’alternances dans les dynamiques politiques de la région.

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– Janette Habel, politologue, Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine
– Christophe Ventura, directeur de Recherche à l’Iris.

América Latina: estados de excepción en tiempos de coronavirus (Cecilia Osorio / El Salto Diario / 18 de abril)

Puesto de control Chile
Martin Bernetti / AFP Getty Images

La pandemia del Covid-19 enciende las alarmas en una América Latina que todavía se relame las heridas de la represión que vivió a fines de 2019. El estado de emergencia pone de nuevo a los cuerpos de seguridad a controlar las calles, mientras los Gobiernos experimentan con tecnologías digitales que vigilan a la población. (…) El estado de pánico le dio carta blanca a los Estados para implementar tecnologías de control y seguimiento, con aplicaciones que geolocalizan los móviles, bajo la excusa de monitorear a los infectados por el Covid-19 (…)

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Les communautés indigènes face au Covid-19

Sebastião Salgado : ” Le coronavirus risque d’entraîner l’extinction des tribus indigènes d’Amazonie” (Ayrton Touwaide / RTBF / 18 mai)

Le célèbre photographe franco-brésilien Sebastião Salgado et son épouse Lélia Wanick Salgado lancent un cri d’alerte pour presser le gouvernement du président brésilien Jair Bolsonaro à protéger les communautés autochtones. Les Indiens d’Amazonie sont particulièrement vulnérables à l’heure où le pays est fortement touché par la pandémie. L’appel mondial a déjà rassemblé plus de 200.000 signatures (…)

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Amazonie: les indigènes confrontés au Covid-19 et à l’invasion des orpailleurs illégaux (Sarah Cozzolino / RFI / 12 mai)

Un membre d’une communauté indigène brésilienne contacte un médecin à distance
(6 mai 2020 Photo Ricardo Oliveira / AFP)

Le coronavirus pourrait avoir des conséquences dramatiques chez les peuples indigènes d’Amazonie, qui comptent déjà leurs premiers morts. Dans une région sous équipée et dont le système de santé s’effondre, les communautés autochtones se protègent en s’isolant. Mais au coronavirus s’ajoute le problème de l’invasion de leurs terres par les mineurs et trafiquants de bois illégaux, générant conflits et risques sanitaires. (…)

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Les peuples indigènes d’Argentine, grands oubliés de la lutte contre le coronavirus (Lucas Gomes / Espaces Latinos / 12 mai)

Photo : Coco Magnanville

Le nouveau président argentin, Alberto Fernández, peut se targuer d’avoir été réactif pour prendre des mesures face au Covid-19. Dès le 20 mars dernier, avec seulement 97 infectés, il a organisé  une quarantaine totale dans son pays, à rebours de son homologue brésilien, faisant de l’Argentine un des pays du continent les moins touchés par la pandémie. Cependant, certains groupes humains de la société sont plus exposés au virus que d’autres. C’est le cas des populations indigènes qui représentent 2,38 % de la population du pays. (…)

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Des indigènes d’Équateur se joignent à l’appel à l’aide des peuples d’Amazonie (Géo / AFP / 4 mai)

Photo: Amazon Frontline

Les indigènes Siekopai d’Équateur se sont joints lundi à l’appel à l’aide d’autres ethnies d’Amazonie face au nouveau coronavirus, dénonçant un manque d’attention médicale pour une population “en danger d’extinction”, dans une région d’Amérique latine particulièrement affectée par la pandémie. “Nous ne pouvons être exclus de toute attention médicale”, a dénoncé Justino Piaguaje, président de ce peuple indigène ne comptant plus qu’environ 740 personnes, en indiquant que 14 ont été testées positives après le décès de deux chefs âgés présentant les symptômes du virus. Le territoire siekopai (séquoia) couvre environ 25.000 hectares en Équateur, dans la province amazonienne de Sucumbios (nord-est, frontière de la Colombie et du Pérou). (…)

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Le coronavirus menace de « génocide » les Indiens d’Amazonie (Pierre Haski / France Inter / 4 mai)

Aide-soignante des Witoto
Ricardo OLIVEIRA / AFP

Un appel aux autorités brésiliennes demande la protection des populations indigènes d’Amazonie contre le coronavirus, « menace extrême pour leur survie ». Leur sécurité s’est affaiblie avec la pandémie. Le covid-19 peut-il provoquer un génocide ? Cette question grave est posée dans un appel de personnalités internationales concernant le risque que fait courir la pandémie pour une des populations les plus fragiles au monde : les derniers Indiens d’Amazonie, au Brésil. (…)

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Profitant de la crise sanitaire, la déforestation et le pillage de l’Amazonie et des terres autochtones s’intensifient (Vasconcelo Quadros, Anna Beatriz Anjos (Agência Pública / Bastamag/ 1er Mai)

Sonia Guajajara (Articulation des peuples autochtones du Brésil)
Photo: Wikimedia Commons

Le gouvernement de Bolsonaro encourage les grands propriétaires terriens et les compagnies minières à piller les ressources des terres indigènes. Aujourd’hui, les populations autochtones du Brésil doivent en plus affronter l’épidémie. Elles comptent sur le travail de leurs élues et représentants communautaires sur le terrain. Au 13 avril, le coronavirus avait déjà tué trois personnes parmi les peuples autochtones du Brésil : un adolescent Yanomami de 15 ans dans l’État du Roraima, un Borari de 87 ans à Alter do Chão, au Pará, et un homme Muro de 55 ans à Manaus. Le virus avait infecté au moins neuf autres personnes au total, 23 autres cas considérés suspects étaient traités, selon les données officielles du ministère de la Santé brésilien. Sous la pression d’une vague d’invasions de leurs territoires, les communautés autochtones doivent faire face, quasiment seules, à l’arrivée de l’épidémie dans les villages. (…)

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Indigènes du Mexique : comment faire face à une épidémie, à la discrimination et à l’abandon historique de l’État ? (Thelma Gómez Durán / Espoir Chiapas / 28 avril)

Cherán ferme les accès à la communauté pour éviter la contagion (Photo Facebook du Conseil des Jeunes de Cherán Keri)

Les peuples indigènes du pays ont décidé de fermer leur territoire et de ne pas permettre l’entrée d’étrangers. L’isolement est l’une de leurs mesures pour empêcher la propagation de l’épidémie dans leurs communautés. La mort d’un indigène Zoque au Chiapas, mais aussi la mort de migrants à New York en provenance de la Montaña du Guerrero, montrent certains des effets que la pandémie a déjà sur les communautés indigènes du Mexique. Avril est un mois spécial pour le peuple Purepecha qui vit à Cherán. C’est à la mi-avril 2011 que ce peuple indigène du Michoacán a décidé d’utiliser son organisation communautaire pour défendre sa forêt, expulser ceux qui la coupaient et, ce faisant, secouer les partis politiques et entamer un processus juridique pour faire reconnaître son gouvernement traditionnel. Avril est également la période de leur fête patronale et c’est le moment où de nombreux migrants qui travaillent aux États-Unis arrivent généralement dans la communauté. Mais en avril 2020, c’était différent. Cherán a suspendu toutes les célébrations. La mesure a été prise collectivement, à la suite du processus mis en place depuis neuf ans pour décider de toute action qui affecte la communauté. (…)

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Indígenas en México: ¿cómo enfrentar una epidemia, la discriminación y el abandono histórico del Estado? (Thelma Gómez Durán / Mongabay Latam / 28 de abril)

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Brésil

Brésil : le funeste déni de Bolsonaro (Florian Delorme / France Culture / 20 mai)

Graffiti de l’artiste brésilien Airz Ocrespo. Crédits : Carl de Souza / AFP 

Incompétence, aveuglement ou indifférence ? comment comprendre l’attitude jusqu’au boutiste de Bolsonaro dans cette crise ? En révélant la faiblesse du système sanitaire et des politiques publiques le virus ne risque-t-il pas d’aggraver les inégalités et la pauvreté ? (…)

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Covid-19 au Brésil : où trouver les données fiables sur l’épidémie (Erika Campelo, Glauber Sezerino, Luc Duffles Aldon / Observatoire de la démocratie brésilienne / 20 mai)

Infographie du Monde

Au Brésil, l’avancée du Covid-19 est extrêmement préoccupante. Tout autant que le déni et l’irresponsabilité du président brésilien Jair Bolsonaro. Le 17 mai, le gouvernement annonçait 241 000 cas confirmés pour 16 118 décès. Pour la communauté scientifique, qui s’appuie sur des suivis de plusieurs bases de données publiques et de celui de la société civile, les chiffres du gouvernement sont sous évalués ; les véritables chiffres pourraient être entre 10 et 15 fois supérieurs. Partout dans le pays continent, on manque d’information sur le Covid-19. Le gouvernement n’a jamais publié les données sur le nombre de tests réalisés depuis le début de la crise, ni d’actualisation sur la disponibilité de lits dans les unités de soins intensifs (de réanimation). Les chiffres officiels n’indiquent jamais la localité des cas confirmés, ni leur origine (où était la personne avant d’être testée positive). Parmi les manques, de ressources et de données sur les moyens dans le combat contre l’épidémie, il y a l’insuffisance d’information sur les professionnel·les de santé contaminé·es. Ce sont, majoritairement des femmes noires. Selon le Conseil fédéral des Infirmier·es, début avril, elles étaient au moins 10 000 contaminées. Le Brésil est, depuis la fin du mois avril, le pays au monde où le plus de professionnel·les de santé sont mort·es des suites de l’absence de protection contre le Covid-19 dans le cadre de leur fonction.(…)

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Coronavirus : le Brésil désarmé face à l’effondrement sanitaire (Bruno Meyerfeld / Le Monde / 18 mai)

Au cimetière Caju (Rio de Janeiro, 9 mai)
Carl de Souza / AFP

« Ils ont tué ma mère ! » Paula Ribeiro, 34 ans, parle depuis vingt minutes sans s’arrêter. Un flot de paroles, entrecoupées de larmes de désespoir, mais aussi d’une rage féroce. Le 22 avril, cette habitante de Manaus, plus grande ville d’Amazonie et épicentre de l’épidémie de Covid-19 au Brésil, a perdu sa maman. Victime de la crise due au nouveau coronavirus et de l’effondrement du système de santé du pays. « Dona » Amalia avait 53 ans. Diabétique, souffrant d’hypertension, elle tombe malade à la fin mars. Douleurs, fièvre, fatigue, puis toux et difficultés respiratoires : les symptômes classiques du Covid-19. « Mais les médecins que nous avons appelés, comme les hôpitaux, ont refusé de la tester ou de la prendre en charge. Ils nous ont dit : “Il y a trop de monde, rentrez à la maison. Ne venez qu’en cas d’urgence” », raconte Paula. Le 22 avril, l’état d’Amalia empire. Elle suffoque, agonise. « J’ai appelé le SAMU au secours, mais ils étaient déjà débordés. » Paniquée, la famille embarque la mère dans une voiture et l’amène aux urgences de l’hôpital Nilton-Lins. Mais cette unité, ouverte spécialement pour les malades du Covid-19, ne reçoit que des patients envoyés par d’autres hôpitaux. Les infirmiers hésitent à ouvrir la porte à une patiente qu’ils croient déjà morte. (…)

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Brésil – Coronavirus: la débâcle du géant d’Amérique latine? (Marie-France Chatin / RFI / 14 mai)

À Manaus, ville particulièrement touchée par la maladie
Photo REUTERS / Bruno Kelly

Tandis que l’heure est en Europe à une prudente sortie de confinement, c’est désormais l’Amérique qui passe sous les feux de la rampe. Les États-Unis sont de loin le pays le plus endeuillé de la planète avec plus de 80 000 décès. Mais un autre pays au sud du continent suscite désormais beaucoup d’inquiétudes, le Brésil. Ce géant de l’Amérique du Sud serait, selon certaines analyses, le pays le plus contaminé par le Covid-19 au monde avec plus de deux millions de cas alors que les données officielles sont très éloignées de ce chiffre, avec seulement 170 000 cas évoqués. Le pays commence à inquiéter ses voisins, dont l’Argentine, d’autant que son pic d’épidémie n’est attendu que pour juin ou juillet 2020. Le président brésilien minimise depuis le début la gravité de la crise. Le pays est, pour partie, dans le déni sur fond de profondes divisions politiques et de cacophonie entre les différents niveaux de pouvoir. (…)

Invités :
– Anaïs Flechet, historienne, maître de conférences à l’Université Paris-Saclay. « Histoire culturelle du Brésil », aux éditions de l’Institut des Hautes Études d’Amérique Latine
– Christophe Ventura, directeur de Recherche à l’IRIS, Institut des Relations Internationales et Stratégiques. 

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Covid-19 : le ministre brésilien de la Santé démissionne (Euronews / AFP / 15 mai)

En pleine pandémie de coronavirus au Brésil, Nelson Teich n’aura été ministre de la Santé que quatre semaines: il a démissionné vendredi en raison de divergences avec le président Jair Bolsonaro, qui avait limogé son prédécesseur pour les mêmes raisons. “Le ministre de la Santé, Nelson Teich, a présenté sa démission ce matin”, a annoncé le ministère, précisant que M. Teich donnerait une conférence de presse dans l’après-midi, avec “port du masque obligatoire”. Des sources contactées par l’AFP ont ajouté que le ministre, un oncologue de 62 ans, avait démissionné pour “des divergences de vues sur les mesures” de lutte contre le coronavirus avec le gouvernement. (…)

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Gestion du Covid-19 au Brésil : «Le pouvoir est dans une fuite en avant totalement irresponsable» (entretien avec Franck Gaudichaud / RT France / 12 mai)

Franck Gaudichaud, professeur en histoire et civilisation de l’Amérique Latine à l’université Toulouse Jean Jaurès analyse la situation du Brésil, où le Président Bolsonaro refuse de reconnaître la gravité du Covid-19 et condamne les mesures de confinement prises dans certaines villes brésiliennes.

Au Brésil, des manifestants anticonfinement se regroupent tous les week-ends (Bruno Meyerfeld / Le Monde / 12 mai)

Manifestation de partisans de Bolsonaro contre le Tribunal suprême fédéral
Brasilia 9 mai Ueslei Marcelino / REUTERS

Minoritaires, mais bruyants et très organisés, les protestataires nient la dangerosité du coronavirus et défendent le président Bolsonaro contre ce qu’ils croient être la préparation d’un coup d’État de la « vieille politique ». Ils sont dans la rue chaque fin de semaine. Depuis deux mois, et l’arrivée de la pandémie due au coronavirus, les manifestants « anticonfinement » brésiliens battent le pavé sans discontinuer. Samedi 9 mai encore, alors que le pays recensait plus de 10 000 victimes mortelles du Covid-19, ils étaient plusieurs dizaines sur la place des Trois-Pouvoirs de Brasilia, drapés dans des bannières auriverdes (vert et or, les couleurs du drapeau brésilien), moquant le « fake virus » et clamant leur soutien inconditionnel au président Jair Bolsonaro, « coronasceptique » assumé. (…)

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Le Brésil face au coronavirus: autoritarisme et politique de déni (Achim Lippold / RFI / 11 mai)

Le président brésilien et ses partisans qui manifestent contre le confinement
(Brasilia 19 avril 2020. Evaristo SA / AFP)

Le Brésil représente un cas singulier dans la gestion de cette crise planétaire. Alors que le pic de l’épidémie n’y est attendu que pour juin-juillet 2020, son président d’extrême droite Jair Bolsonaro continue à nier son existence, qualifiant le Covid-19 de « petite grippe ». S’en prenant régulièrement à l’Organisation mondiale de la santé et même à son propre ministre de la Santé (dont il s’est finalement débarrassé en pleine crise sanitaire), il se présente comme hostile à tout confinement. Dans ce pays de 210 millions d’habitants, la crise est gérée par les puissants gouverneurs et les maires, dont beaucoup adoptent des mesures contraires aux recommandations du président.  À cette tension entre pouvoir fédéral et régional s’ajoute une crise politique sans précédent depuis l’arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir. Sans majorité au Congrès, le président a pris l’habitude de participer aux manifestations qui prônent la suppression du Congrès et de la Cour Suprême, et donc en quelque sorte un retour à la dictature militaire. Les voix se multiplient pour demander sa démission. (…)

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Deuil national de trois jours au Brésil, où le virus se dissémine à très grande vitesse (François Cardona / RFI / 10 mai)

Enterrement d’un enfant mort du Covid
Rio de Janeiro, 8 /05 /2020
REUTERS / Pilar Olivares

Le Brésil est frappé de plein fouet par le coronavirus et vient d’entrer dans la liste des six pays qui ont le plus de décès au monde. Après avoir touché les grandes villes, comme Sao Paulo et Rio de Janeiro, l’épidémie est en train de se répandre dans tout le pays. Une récente étude fait craindre une explosion du nombre de victimes qui vient de dépasser les 10 000 morts. Avec plus de 3 800 morts, la capitale économique Sao Paulo est la ville plus touchée du Brésil. Mais une récente étude, publiée par la Fiocruz, Institut public de santé, fait craindre une propagation rapide du coronavirus dans les lieux les plus reculés du Brésil. Selon le groupe de suivi de la pandémie, créé par Fiocruz, le taux de transmission dans les villes de moins de 20 000 habitants a augmenté de plus de 50% ces deux dernières semaines. (…)

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Les favelas du Brésil sont des mouroirs pour les cas graves de coronavirus, des Noirs surtout ( Joël Chatreau  / Euronews / 8 mai)

Belo Horizonte 8 avril 2020 
Photo Douglas Magno AFP 

Au coeur des favelas du Brésil, toutes plus misérables les unes que les autres, le nouveau coronavirus a trouvé l’un de ses terreaux préférés dans le monde pour essaimer et détruire la vie. Les Noirs, qui peuplent en majorité le pays et surtout ces bidonvilles totalement insalubres, sont ainsi les premiers à subir les affres de la maladie. Des statistiques nationales l’établissent sans le moindre doute : quand des patients blancs entrent à l’hôpital, ils ont carrément plus de chances d’en ressortir vivants que les malades noirs. Un peu plus de 36% des personnes infectées par le Covid-19 et hospitalisées sont noires, mais elles représentent un peu plus de 45% des décès. Quand le fléau est entré sur l’immense territoire brésilien, les épidémiologistes l’ont constaté, les premiers cas de contamination étaient essentiellement des habitants rentrant de l’étranger, des habitants appartenant à la classe aisée qui avaient pu se payer ce genre de voyage. La population pauvre s’est alors trompée en estimant que le coronavirus ne pénétrerait pas à l’intérieur des favelas. Et comme les gens ont continué de travailler comme si de rien n’était, la pandémie s’est développée. (…)

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Brésil : avec le confinement, la bourgeoisie découvre les tâches ménagères (Chantal Rayes / Libération / 8 mai)

Le Brésil compte 6,5 millions de domestiques
Photo Yasuyoshi Chiba. AFP

Non que l’on épie le voisinage, mais il faut bien le dire, le spectacle de la bourgeoisie blanche brésilienne s’adonnant aux tâches ménagères, ça accroche le regard. Samedi soir, dans un bel immeuble en béton brut. Chiffon à la main, une jeune femme, de celles qui sont nées pour être servies, s’attaque aux vitres de la cuisine, pendant que son conjoint passe la serpillière. Ils auront résisté jusqu’au bout, avant de se résoudre, Covid-19 oblige, à se passer de l’armada de domestiques à leur service. Et c’est un choc culturel pour ces 11% de foyers qui emploient les 6,5 millions de travailleurs domestiques du Brésil. En grande majorité des travailleuses, de couleur.  La «domestica» est si ancrée dans l’imaginaire national qu’elle a son jour à elle (le 27 avril) dans le calendrier brésilien des commémorations. Souvent, l’intéressée elle-même trouve inconcevable que madame, monsieur nettoient les WC, fussent-ils les leurs. Plus maintenant. Le confinement a radicalement changé le mode de vie. Du moins provisoirement. La bourgeoisie découvre cette pièce de la maison où elle ne mettait jamais les pieds : la buanderie. (…)

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Le Brésil au bord de l’explosion (analyse du géographe François-Michel Le Tourneau / 28 Minutes, ARTE/ 6 mai)

Avec un virus qui se propage fortement et un président, Jair Bolsonaro, corona-sceptique, la crise du Covid-19 met-elle en lumière les fractures du Brésil ? 

Una médica en uno de los epicentros de la pandemia : “La gente muere sola, sola, sola” ( Josette Goulart / El País / 3 de mayo)

Uildéia Galvão, médica de Manaos. (Divulgaçao)

“Los pacientes que padecen de la covid-19 tienen mucha sed. Hay momentos en que quieren mucha agua. Ves que el paciente te pide agua y… no puedes dársela, no puedes, estás intubando a alguien, viendo a otro paciente más grave. Y no hay nadie que pueda ayudar a ese paciente”. La doctora brasileña Uildéia Galvão trabaja 12 horas al día, todos los días. A veces, 20 horas al día, para atender a los pacientes que llegan a las urgencias del Hospital 28 de agosto de Manaos, la mayor ciudad de la Amazonia. La capital del Estado de Amazonas es una de las más afectadas de Brasil por la crisis del coronavirus. (…)

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Au Brésil, l’impossible comptabilité des morts du Covid-19 (Bruno Meyerfeld / Le Monde / 2 mai)

Cimetière de Manaus,  22 avril 2020
Michael Dantas / AFP

Selon plusieurs spécialistes, les chiffres sont nettement sous-estimés, alors que plusieurs municipalités augmentent les places dans les cimetières. Avec 5 901 décès et 85 380 cas confirmés jeudi 30 avril, le Brésil est officiellement devenu l’un des pays du monde les plus touchés au monde par le coronavairus. Selon les chiffres divulgués par le ministère de la santé, le nombre de victimes aurait doublé en un peu plus d’une semaine et, si l’on en croit les sombres prévisions de l’Imperial College de Londres, pourrait rapidement atteindre les 10 000. Depuis le début de la pandémie, nombreux sont les experts au Brésil à dénoncer une gigantesque sous-notification du nombre de cas et de victimes. (…)

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Colombie

En Colombie, des chiffons rouges dévoilent l’ampleur de la précarité (reportage de Pascale Mariani / Médiapart / 12 mai)

Dans un quartier de Bogotá.
Photo Nadège Mazars (Médiapart)

Avec la pandémie du Covid-19 et le confinement obligatoire des Colombiens, de nombreuses familles sont plongées dans la misère. Pour appeler à l’aide, un nouveau code se répand dans le pays : le chiffon rouge, signe qu’une famille a faim. Quand Iván Ospina, propriétaire d’un restaurant réputé du quartier de Teusaquillo, a voulu offrir des repas aux plus nécessiteux, il a pris sa voiture avec deux aides de cuisine et a roulé le coffre plein vers Santa Fe, un secteur marginal du centre de Bogotá. C’était il y a un mois, au début du confinement obligatoire décrété par le président Iván Duque. Le restaurateur cherchait du regard des taches rouges : tee-shirts, chiffons, parfois une vieille chaussette, pendouillant sur les façades républicaines noircies par des décennies d’abandon. « On sait que là, les gens ont des problèmes. Alors on a commencé par frapper aux portes des maisons qui avaient des chiffons rouges », raconte Iván Ospina. Ces dernières semaines, de plus en plus de familles colombiennes ont accroché un bout de tissu rouge à la façade de leur maison : il indique que derrière ces murs, on n’a plus un peso pour acheter à manger. (…)

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Coronavirus: la surpopulation carcérale, cause de propagation du virus en Colombie ( Marie-Eve Detoeuf / RFI / 9 mai)

Devant la prison de Villavicencio
8 mai 2020 Daniel Muñoz / AFP

Les prisons surpeuplées d’Amérique Latine sont des pièges à Covid-19. La prison de Villavicencio, au pied de la cordillère des Andes en Colombie, bat le record absolu avec 772 cas recensés le 8 mai, dont une quarantaine de gardiens. De source officielle, il n’y a eu que trois décès. À Villavicencio, les prisonniers dorment les uns sur les autres, parfois dans les couloirs. L’établissement prévu pour 900 détenus en accueille 1 750. La surpopulation carcérale en Colombie est de 51%. A Villavicencio, elle atteint 95%. Impossible dans ces conditions assurer l’isolement des patients. Mi-avril, le gouvernement a pris un décret pour permettre la libération des prisonniers âgés de plus de 60 ans, atteints de maladies chroniques ou en détention provisoire. (…)

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Covid-19 en Colombie : recrudescence des violences et des inégalités (Priscyll A. Avoine, Jakeline V. Parra / The Conversation / 17 avril)

Voyageurs devant le principal terminal de Bogotá le 24 mars.
AP Photo / Fernando Vergara

(…) En mars, alors que les mesures contre le Covid-19 étaient lentement mises en place dans le pays, 14 personnes militantes des droits de la personne ont été tuées. Le gouvernement d’Iván Duque a réagi de manière sommaire, offrant très peu de réponses aux enjeux économiques avec lesquels la majorité de sa population devra composer. Des manifestations ont d’ailleurs eu lieu dans le centre de la capitale, mais aussi dans plusieurs prisons. Ces dynamiques propres à la Colombie et à la manière dont son gouvernement a géré la crise changent la donne pour contrecarrer le virus. Au moment d’écrire cet article, 1 161 cas de Covid-19 ont été répertoriés en Colombie, dont 19 décès. Le gouvernement Duque a été largement critiqué pour sa lenteur à prendre des mesures. Pourtant, comme le soulignent Hankivsky et Kapilashrami, respectivement chercheuses à l’Université de Melbourne et à l’Université Queen Mary of London, le leadership pour trouver des solutions à le Covid-19 passe inévitablement par la diversification des mesures et des décisions. Mais qu’en est-il des conséquences de ces mesures calquées sur celles de pays européens et nord-américains ? (…)

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Équateur

Covid-19 Ecuador: Shock neoliberal y cuarentena perpetua (análisis de Santiago Ortiz Crespo / Línea de fuego / 20 de mayo)

Le président Lenín Moreno
© Présidence de la République d’Équateur

El coronavirus ha producido un nuevo cambio en la política ecuatoriana. Si el Paro de Octubre detuvo la implementación de la subida de los combustibles, la coyuntura actual es un “shock” que profundiza el autoritarismo y la escalada neoliberal. La clase dominante tiene una brújula clara en torno a la agenda del FMI y no solo buscó aprovechar la cuarentena para depositar en los hombros de la mayoría de la población el costo de la crisis, sino para afirmar el autoritarismo permanente ante la pérdida de legitimidad del régimen. A continuación -con el antecedente del Octubre– se hace un análisis del impacto del coronavirus, de la gestión de la pandemia, y se esboza los escenarios en el futuro próximo. (…)

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Covid-19: l’Équateur reconnaît des «problèmes» dans la gestion des cadavres (RFI / AFP / 2 mai)

Guayaquil, 3 avril 2020.
REUTERS/ Vicente Gaibor del Pino

Le président de l’Équateur a reconnu vendredi que son gouvernement avait affronté des « problèmes » dans la gestion des corps des nombreuses victimes du coronavirus, en raison de l’effondrement du système hospitalier et du manque de place dans les morgues. En mars, quand le président Lenín Moreno a déclaré l’état d’urgence sanitaire, la ville de Guayaquil, épicentre de l’épidémie en Équateur, a été rapidement débordée par les cadavres. Des vidéos montrant des corps abandonnés dans les rues de la capitale économique avaient alors suscité une vague d’émotion. « Nous devons reconnaître que dans la phase initiale, nous avons eu des problèmes dans la gestion des morts parce que nous avons pris la décision de donner une sépulture digne à chaque Équatorien, non comme dans d’autres pays qui ont ouvert des fosses communes », a déclaré vendredi le chef de l’État équatorien à une chaîne de télévision et de radio. (…)

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Hécatombe à Guayaquil : la diffusion mondiale et les divisions de l’Équateur (Yves Saint-Geours / Institut des Amériques / 21 avril)

Guayaquil / Photo José Sánchez AFP

Début avril, les nouvelles, voire les images, sont parvenues, effarantes : des dizaines de corps dans les rues, juste enveloppés dans des plastiques noirs, des centaines d’autres demeurés dans les maisons. La pandémie de Covid-19 trouvait à Guayaquil un développement fulgurant, avec des urgences totalement débordées. Bon nombre d’hospitaliers ont tout simplement déserté faute de protection et les services funéraires, submergés, ont renoncé. On édifie en hâte 3 nouveaux cimetières, de 12 000 places, on enterre dans des cercueils en carton. Les dernières statistiques sur les décès à Guayaquil et dans sa province (4 millions d’habitants), épicentre de l’épidémie en Equateur (70% des cas recensés) ont été publiées le 16 avril par le responsable des services d’inhumation. Elles font apparaître une surmortalité d’environ 5.500 décès pour la première quinzaine d’avril, qui s’ajoute à une surmortalité de d’environ 1.500 décès en mars (concentrée sur la dernière semaine), soit un total de plus de 7000 décès probablement dus au SARS-Cov-2 entre la fin mars et la mi-avril. (…)

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Venezuela

Au Venezuela, la survie en période de pandémie tente de s’organiser (AFP / Euronews / 10 mai)

Au Venezuela, la survie pendant la pandémie de Coronavirus est une lutte quotidienne. Les Vénézuéliens ayant décidé de quitter le pays ne parvenant pas à soutenir leurs familles à cause de la crise sanitaire, la solidarité devient une nécessité absolue. Vicente enfourche sa “super moto” et c’est parti pour une tournée à travers Caracas. Volontaire du “Plan bon voisin”, Vicente livre gratuitement des repas aux habitants les plus âgés de la capitale vénézuélienne, confinés comme tout le monde en raison de la pandémie de coronavirus. “Je vous attendais avec impatience!”, s’exclame Iris, 87 ans, qui guettait Vicente Velutini depuis le pas de sa porte. Comme l’a édicté le gouvernement du président socialiste Nicolás Maduro, il porte un masque de protection et des gants. Dans sa besace, il a cinq repas complets pour Iris. (…)

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Le Venezuela commence à assouplir un confinement national de 45 jours, (Fania Rodrigues / Venezuela Infos / Traduction par Thierry Deronne / 8 mai)

Photo: Fania Rodriguez

La chercheuse Lily Michel Angeli, a pu quitter sa maison après 45 jours de confinement. Pour cette dame âgée ” pouvoir se promener sur un kilomètre à la ronde autorisé par le gouvernement est salutaire pour se vider la tête, pour activer le système circulatoire et nous remplir de vitamine D, grâce au bain de soleil” . Cependant, pour ce premier déconfinement temporaire, la circulation des personnes est encore modérée, à la différence d’autres pays où ce type de relâchement a entraîné une agglomération, comme en Espagne la semaine dernière. Pour le comptable Humberto Viera, les Vénézuéliens eux-mêmes ont préféré le confinement. ” Les gens s’auto-confinent parce que même s’ils peuvent sortir de chez eux, ils ont encore un peu peur” , a-t-il déclaré. M. Vieira se dit d’accord avec l’ouverture progressive et souligne que ” si le gouvernement rend les choses plus flexibles, c’est parce que la situation ne va pas si mal. Si les gens quittent la maison et prennent toutes les précautions de sécurité, comme le port de masques, je ne vois pas de problème. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est se promener comme si rien ne s’était passé” (…)

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L’ONU demande au Venezuela l’autorisation d’étudier sa stratégie de suppression de la pandémie pour la reproduire dans d’autres pays (Thierry Deronne / Venezuela Infos / 1er mai)

Visites à domicile à Caracas.
Photo Jesús García.

La coordination du Système des Nations Unies (ONU) présente au Venezuela a demandé au gouvernement de Nicolás Maduro l’autorisation d’étudier sa stratégie de suppression de la pandémie de Covid-19. « Les experts utilisent l’expression de stratégie de suppression, ainsi qu’on appelle épidémiologiquement, et demandent l’autorisation d’étudier ce modèle pour pouvoir le reproduire dans d’autres pays » a déclaré la vice-présidente de la République, Delcy Rodríguez, au terme d’une réunion du groupe de travail permanent avec les experts onusiens, au palais présidentiel. Delcy Rodríguez a précisé que les responsables de l’organisme international ont valorisé le modèle et le parcours épidémiologique qui a permis au pays d’enregistrer un aplatissement de la courbe de propagation, depuis les diverses mesures appliquées de manière précoce jusqu’à l’assouplissement adapté de la quarantaine. (…)

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Coronavirus : au Venezuela, la menace d’une tragédie sanitaire et humanitaire (Marie Delcas / Le Monde / 24 avril)

Prise de température à un poste de contrôle
Caracas, 15 avril 2020.

Manaure Quintero / REUTERS

Les hôpitaux de la République bolivarienne manquent de tout. Le président Maduro affirme que le pays compte peu de cas de Covid-19, ce que conteste l’opposition. Sur la carte mondiale du coronavirus (élaborée par l’université américaine Johns-Hopkins), le Venezuela est marqué d’un tout petit point rouge. Contre toute attente, le pays semble résister mieux que ses voisins à la pandémie. La République bolivarienne enregistrait, mardi 21 avril, 288 cas de Covid-19 et 10 décès. Masque sur le visage, le président Nicolás Maduro a annoncé lui-même ce nouveau bilan à la télévision, où il multiplie les apparitions, plus souvent entouré de ses généraux que de son ministre de la santé. « En temps normal, je déteste Maduro, mais là je dois admettre qu’il fait bien les choses », dit Frankin, infirmier dans la ville de San Cristobal, à la frontière avec la Colombie. Médecins et scientifiques ont, eux, reconnu que le gouvernement a pris à temps les dispositions qui s’imposaient. Quelques opposants aussi. « Avec un Jair Bolsonaro aux manettes du Brésil et Donald Trump à Washington, Nicolás Maduro fait figure de véritable d’homme d’Etat », soupire un député d’opposition. Alors que les hôpitaux publics vénézuéliens manquent de tout pour faire face à la pandémie et que les caisses de l’Etat sont vides, la menace d’une tragédie sanitaire et humanitaire continue de planer. « Le gouvernement ne dispose pas des ressources nécessaires pour aider les individus et les entreprises à survivre au confinement », s’inquiète l’économiste Luis Vicente León. (…)

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Chili

Au Chili, le coronavirus progresse et alimente la colère sociale (Aude Villiers-Moriamé / Le Monde / 23 mai)

Distribution de colis de vivre
Santiago du Chili, 22 mai 2020
IVAN ALVARADO / REUTERS

Sur la plaza Italia, épicentre de la contestation qui a éclaté fin octobre 2019 à Santiago pour réclamer une société moins inégalitaire, les messages lumineux projetés par un groupe d’artistes militants sur la façade des immeubles ne parlent plus de « dignité », mais désormais de « faim », en référence à la situation que traversent les quartiers pauvres de la ville en raison du coronavirus. Mi-mai, des manifestations ont éclaté dans plusieurs communes de banlieue de la capitale, des dizaines de Chiliens bravant le confinement pour dénoncer l’insuffisance des aides de l’Etat face aux difficultés économiques provoquées par la pandémie. (…)

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Au Chili, des émeutes de la faim secouent Santiago (Courrier International / 19 mai)

Manifestants face aux forces de l’ordre
18 mai quartier d’El Bosque, Santiago
PHOTO / Pablo Rojas / AFP

La capitale chilienne a résonné du bruit des casseroles sur lesquelles tapent les habitants pour se faire entendre. Strictement confinés depuis samedi 16 mai en raison de l’emballement des contagions, certains quartiers lancent ainsi l’alarme sur leur situation précaire et la famine qui les guette. “C’est le retour des casseroles”, relate El Mostrador, après qu’un quartier pauvre du sud de la capitale, El Bosque, eut manifesté sa colère en frappant sur des casseroles, le 18 mai. “Les habitants exigent du gouvernement des mesures plus concrètes. Le concert de casseroles était devenu pour la population chilienne un moyen populaire de protester contre le gouvernement, lors des premières émeutes contre le pouvoir en octobre 2019. Cette fois, les casseroles résonnent contre la faim et d’autres quartiers ont emboîté le pas à El Bosque. Depuis le 16 mai, ou plutôt le 15 mai au soir compte tenu du couvre-feu à 22 heures, toute l’agglomération du Grand Santiago est verrouillée. (…)

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Protestas en Chile por escasez de alimentos

Barricadas, detenidos por Carabineros y una exigencia clara: “queremos comer”. Esta fue la consigna de cientos de pobladores de comunas pobres de Santiago, Chile, al tomar las calles.

Gepostet von AJ+ Español am Dienstag, 19. Mai 2020
Protestas en Chile por escasez de alimentos (AJ+ español)

Vuelve a Chile la “olla común”, símbolo de la pobreza en tiempos de Pinochet (Arnald Prat Barnadas / El Diario / 13 de mayo)

Una vecina de la comuna de Puente Alto recibe cajas con comida. Santiago de Chile. EFE

La crisis económica derivada de la pandemia por coronavirus ha traído imágenes que no se veían en Chile desde los tiempos de la dictadura: miles de personas que viven en barrios con menos recursos comen cada día gracias a las “ollas comunes”, símbolos del hambre y la pobreza que acechan de nuevo al país. En la periferia de Santiago, este tipo de asistencia se ha multiplicado durante las últimas semanas, a medida que más familias se han quedado sin ingresos tras el cierre de muchos comercios, obras de construcción y la ampliación de la cuarentena obligatoria. (…)

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Le Chili va bien mettre en place des «passeports d’immunité», malgré les mises en garde de l’OMS (CNews / 27 avril)

Photo Martin Bernetti / AFP

Santiago persiste et signe. Les autorités chiliennes ont confirmé, dimanche 26 avril, qu’elles allaient bien mettre en place des «passeports d’immunité» permettant aux patients déclarés guéris du coronavirus de sortir plus rapidement du confinement. Une décision prise en dépit des mises en garde de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il n’y a aucune preuve que les personnes concernées soient réellement protégées. (…)

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Argentine

Quartiers pauvres de Buenos Aires : «On a la recette pour un désastre» (Mathilde Guillaume / Libération / 21 mai)

Conseillère de quartier
(«Villa 31», 14 mai)
Photo Pablo E. Piovano

Surpopulation, emplois précaires, absence d’eau courante… Les habitants de la «Villa 31» ne peuvent pas appliquer les mesures sanitaires et sont durement touchés par la pandémie, alors que le reste du pays est relativement épargné. «En une semaine, on est passé de zéro à 200 cas. Désormais, il y en a plus de 1 000 et l’escalade va continuer dans les prochaines semaines. Le virus a mis du temps à arriver dans le quartier mais aujourd’hui, il y circule librement, et ça aurait pu être évité.» Pour y avoir travaillé dix ans, le docteur Gabriel Sanchez connaît bien le quartier informel de la Villa 31, qui abrite 65 000 personnes dans un entrelacs de ruelles rouge parpaing. (…)

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«Villa 31», un quartier populaire de Buenos Aires à l’heure du Covid (reportage photos de Pablo Ernesto Piovano / Libération / 22 mai)

L’extension de la villa 31 a rendu nécessaire la construction d’une passerelle.
Photo Pablo E. Piovano

Difficile pour les habitants de la «Villa 31», pourtant durement touchés par la pandémie, d’appliquer les mesures sanitaires. (…)

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Argentine: Explosion des cas de Covid-19 dans un bidonville au cœur de Buenos Aires (AFP / Journal de Montréal / 14 mai)

Villa 31, Buenos Aires
christoph.wesemann (flickr)



Un bidonville enraciné au cœur de Buenos Aires, où vivent entassées plus de 40 000 personnes, est devenu en quelques jours la zone du pays où les cas de nouveau coronavirus progressent le plus fortement. Villa 31, enchevêtrement de constructions sommaires multicolores situé dans une des zones les plus chères de la capitale, est passé d’un cas fin avril à 511 personnes testées positives mardi. Une femme de 84 ans, mère du premier habitant contaminé, est décédée.  Au milieu de cette crise sanitaire, une bonne partie du “barrio” (quartier), comme l’appellent ses habitants, a été privé d’eau durant huit jours. (…)

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Covid-19 en Argentine : explosion de cas dans le bidonville “Villa 31” (France 24 / 20 mai)

En Argentine la crise sanitaire vient s’ajouter à la crise économique. Le confinement se poursuivra jusqu’au 26 mai (Étienne Faivre / Espaces latinos / 19 mai)

Photo Nicolás Aboaf/ CC BY

Aujourd’hui, on dénombre 8 055 cas confirmés, 373 morts et 2 556 personnes guéries en Argentine. Avec 44 millions d’habitants, l’Argentine fait partie des pays ayant le mieux géré la crise sanitaire due au Covid-19. Dès le premier cas de coronavirus enregistré dans le pays le 3 mars dernier, le président Alberto Fernández a déclaré un confinement obligatoire du 20 mars au 26 avril. Finalement, il se poursuivra jusqu’au 26 mai en passant par plusieurs étapes avant un retour à la normale. Ce confinement ne fut pas sans conséquences pour l’économie déjà fragile depuis des années. 

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Coronavirus : l’Argentine, inquiète, observe la vague au Brésil (Éric Domergue / La Croix / 12 mai)

Manifestation de livreurs
8 mai Buenos-Aires
(Photo Ronaldo Schemidt / AFP)

L’Argentine veut assurer le passage frontalier des marchandises essentielles à son économie, tout en redoutant que cela ruine ses efforts stricts de confinement. « Je suis très inquiet pour le Brésil » déclarait, fin avril, le président argentin Alberto Fernández. Il constatait, en pleine pandémie de Covid-19, que « de nombreux transports proviennent du marché de Sao Paulo, où le foyer d’infection est très élevé. Et il semble que le gouvernement ne le prenne pas aussi sérieusement que l’exige la situation. » (…) Malgré le confinement rigoureux en Argentine, les marchandises, considérées comme essentielles, circulent, ce qui soulève de fortes inquiétudes quant au transit en provenance du Brésil, important partenaire commercial. Même si des mesures sanitaires ont été mises en place, l’entrée de produits brésiliens se fait au compte-gouttes, car les autorités s’efforcent de freiner le passage des camions « pour préserver les populations locales ». (…)

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Quel est l’impact de la pandémie COVID-19 sur l’économie argentine ? (Gustavo Ludmer / Institut des Amériques / 5 mai)

Rues de Buenos Aires désertes
pendant le confinement.

La pandémie provoque une crise économique mondiale, comparable uniquement à la Grande Dépression des années 1930. Le Fonds monétaire international (FMI) a ainsi estimé que l’économie de la planète se contractera de 3% d’ici 2020, soit trois fois plus que le déclin de la crise des subprimes en 2009. L’agence prévoit une contraction du PIB de 7,5% pour la zone euro, de 5,9% pour les États-Unis, de 5,3% pour le Brésil et de 4,5 à 7,5% pour l’Argentine, un chiffre qui représenterait la plus forte baisse depuis 2002 pour ce dernier pays. Or cette crise liée à la pandémie intervient à un moment délicat pour l’Argentine, durant lequel elle tente de renégocier à nouveau sa dette externe. (…)

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Bolivie

Bolivie: la désinformation sur le coronavirus sévèrement punie (AFP / Le Figaro / 11 mai)

La présidente par intérim
La Paz 15 novembre 2019
Photo Ronaldo Schemidt / AFP

Le pouvoir intérimaire bolivien a instauré des sanctions pénales allant jusqu’à dix ans de prison pour toute désinformation sur le coronavirus, une décision qui a déclenché lundi une vague de protestations des associations de journalistes. Avec ce décret, «les citoyens qui essaient sur les réseaux sociaux de créer la confusion, d’avoir une mauvaise approche de l’information, devront faire attention», a déclaré lundi le ministre de la Présidence, Yerko Nunez. Le décret instaure des peines, entre un et dix ans d’emprisonnement, contre les personnes qui «diffusent sous forme écrite, imprimée, artistique et/ou sous une autre forme une information qui met en danger ou affecte la santé publique, créant l’incertitude parmi la population». (…)

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Pérou

Au Pérou, le coronavirus se propage malgré le confinement (RFI / 24 mai)

REUTERS/Sebastián Castaneda

Le Pérou a enregistré cette semaine 28 000 nouvelles infections au Covid-19. La nation andine, qui compte désormais près de 110 000 cas confirmés de coronavirus et déplore plus de 3 100 décès, devient ainsi le deuxième pays le plus touché d’Amérique latine. Le gouvernement péruvien avait été parmi les premiers de la région à ordonner, le 16 mars dernier, un confinement général de la population. Le pays recensait alors à peine 86 cas. Deux mois plus tard, l’épidémie de nouveau coronavirus se propage de manière incontrôlée, jusqu’à faire du Pérou le deuxième pays le plus touché de la région derrière le Brésil. Le premier facteur qui explique cette propagation fulgurante est l’incohérence des mesures prises par le gouvernement. Si les autorités péruviennes ont décrété très tôt un confinement général, elles n’ont dans un premier temps pas fermé les marchés publics qui se sont transformés en véritables foyers de contamination. (…)

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Éxodo al campo en Perú por el COVID-19 (AJ+ español / 18 de mayo)

“Podemos sembrar y cosechar, ahí no vamos a morir de hambre”. Miles de peruanos están regresando a sus poblaciones por el desempleo en las zonas urbanas. Sin embargo, su retorno podría perjudicar a sus comunidades.

Éxodo al campo en Perú por el COVID-19

“Podemos sembrar y cosechar, ahí no vamos a morir de hambre”.Miles de peruanos están regresando a sus poblaciones por el desempleo en las zonas urbanas.Sin embargo, su retorno podría perjudicar a sus comunidades.

Gepostet von AJ+ Español am Montag, 18. Mai 2020

Amazonia: Loreto entra en situación crítica por la pandemia (Servindi / 5 de mayo)

Autoridades de Loreto en rueda de prensa. Foto: Diresa Loreto.

Loreto es la región amazónica más afectada por la pandemia. Los casos positivos de CoVID-19 aumentan continuamente de manera diaria, y los muertos también. En medio de esta situación, se necesitan autoridades más rápidas y eficientes. La cifra de contagiados por CoVID-19 en Loreto ascendió a 1 520 personas. Según el Centro Amazónico de Antropología y Aplicación Práctica (CAAAP), la pandemia ha cobrado en la región 139 vidas. Loreto se ha convertido en una de las regiones con mayores contagios; y la más afectada a nivel amazónico. Según el Colegio Médico de la región, se ha entrado a la fase 4, es decir, la transmisión continua del virus. Otra preocupante situación, es la cantidad de cadáveres que se registran a diario. Según el Director Regional de Salud Ambiental de Loreto (DESA Loreto), Ray Fernández, indicó que se recogen cerca de 40 cuerpos al día. (…)

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Au Pérou, les habitants ont peur de sombrer dans la pauvreté avec la crise du Covid-19 (Aline Timbert / Actu Latino / 4 mai)

Information du
ministère de la Santé

Alors que la pandémie de coronavirus secoue de nombreux pays à travers le monde, contraignant les populations à faire face à la crise sanitaire, le Pérou, également frappé, subit parallèlement les prémices d’une crise alimentaire inquiétante. Le pays sud-américain voit de nombreux Péruviens quitter la capitale, Lima, pour trouver refuge dans leurs régions d’origine en zone rurale. En ville, il n’y a plus de petits boulots, plus d’opportunité d’emploi, plus de débrouille au quotidien. Prés de 170 000 Péruviens dorment dans les rues en attendant leur retour et en mendiant leur nourriture. Beaucoup de personnes sont déjà atteintes par le coronavirus et les hôpitaux régionaux ne sont pas en mesure d’accueillir les malades, faute de moyens (…)

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Amérique centrale

Nicaragua: des «enterrements express» pour cacher la réalité du coronavirus (AFP / La Croix / 19 mai)

Cimetière de Managua, 15 mai 2020
afp.com – INTI OCON

Au Nicaragua, les médecins mettent en garde contre une aggravation imminente de l’épidémie de Covid-19, alors que des familles et l’opposition accusent le gouvernement du président Daniel Ortega d’ordonner des «enterrements express» pour cacher la réalité des contaminations. Selon le ministère de la Santé, le pays d’Amérique centrale n’a enregistré que 25 contaminations pour huit décès depuis le diagnostic de premiers cas le 19 mars, des chiffres contestés par les professionnels et les ONG. « Nous entrons dans une phase de propagation communautaire rapide du virus » (…)

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Pandemia sin freno en Nicaragua podría convertirse en una «situación de alto riesgo» para países vecinos ( Leonor Alvárez / La Prensa / 10 de mayo)

Exdiplomáticos advierten que los países unilateralmente podrían prohibir la entrada de personas provenientes de Nicaragua, lo que significaría poner al país en cuarentena internacional (…)

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Entre marginalisation et autonomie : le confinement des Amérindiens au Panamá (Jean Foyer / Institut des Amériques / 4 mai)

Aide alimentaire dans la communauté d’Agligandi (Page Facebook Onmagged Dummad du Congreso General Guna)

Avec son canal, son hub aéroportuaire et son secteur touristique en plein essor, le Panamá est un carrefour international. Comme tel, il était logique que les cas de Covid-19 importés arrivent précocement (premier cas au 9 mars) dans ce petit pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants. Avec, au 3 mai, un peu plus de 7 100 cas de contamination et 200 décès, le Panama est en nombre de cas/habitant l’un des plus touchés d’Amérique Latine. Même si les chiffres sur le continent sont à prendre avec beaucoup de précaution, les proportions n’ont encore rien à voir avec celles de l’Europe. En réaction à cette arrivée précoce de la maladie, le confinement au Panamá a été également très précoce puisqu’il a débuté le 12 mars pour devenir de plus en plus restrictif. (…)

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Le Costa Rica, bon élève de la pandémie ? (Elisabeth Cunin / Institut des Amériques / 20 avril)

Conférence de presse du ministre de la santé
15 avril 2020 Photo El blog

…Les chiffres sont révélateurs. Si le Costa Rica a connu le premier cas de Covid 19 en Amérique centrale (le 6 mars 2020), il est également le pays qui compte le moins de décès dans la région (5 personnes au 19 avril 2020). Le nombre de personnes contaminées augmente régulièrement (660 cas confirmés pour une population de 5 millions d’habitants) et dépasse largement, en pourcentage, celui de ses voisins, à l’exception du Panamá. Mais le taux de létalité (0,76%) est le plus bas d’Amérique latine (suivi par le Chili avec 1,32% et l’Uruguay avec 1,93%) et même l’un des plus bas du monde (…)

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Mexique

Mexique: la pandémie, moment de vérité pour la “4T” de López Obrador ? (Nicolas Ellison / Institut des Amériques / 13 mai)

Conférence de presse du président mexicain
(page Facebook officielle)

Le Mexique (128 millions d’habitants) a dépassé les 38 000 cas officiels de Covid-19 avec près de 3900 décès enregistrés (le 12 mai). Cependant, même les sources gouvernementales admettent désormais que le bilan officiel est très largement sous-estimé. La situation actuelle révèle les effets d’une certaine posture populiste et interroge sur la capacité du gouvernement à faire face à la crise pandémique et économique – et, ce faisant, de mener à bien  le projet de “quatrième transformation” du pays ( ou “la 4T”). Annoncée par le Président López Obrador avant son élection en 2018, celle-ci devait bénéficier “les pauvres d’abord” (équivalent rhétorique de gauche de l’ “America first”) mais tarde à se concrétiser, au-delà de quelques programmes sociaux. La pandémie lui donnera-t-elle le prétexte pour justifier ce retard ou, au contraire, l’impulsion pour accélérer le rythme? Pour le moment, il semble plutôt suivre la première option. (…)

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Ce que les indigènes zapatistes ont à nous apprendre de la crise du coronavirus (Simon Marseille / Blog Médiapart / 10 mai)

« Rester à la maison ne veut pas dire se taire »
(Gran OM & Co)

Au vu de la propagation de la pandémie sur le continent américain, un pays commence à susciter de vives inquiétudes : le Mexique. Face à la menace, les indigènes du Chiapas font preuve de sang-froid. Bien que dernièrement, les dangers se multiplient dans le berceau des communautés zapatistes, la lutte ne s’essouffle pas. Dernièrement, en Amérique Latine, les projecteurs se sont tournés vers les populations indigènes d’Amazonie pour constater les conséquences désastreuses liées au COVID-19. Mais au Mexique, les natifs ne sont pas épargnés non plus. Il y a deux mois, le 18 mars, pendant sa conférence de presse matinale, l’attitude du président André Manuel Lopez Obrador (AMLO) avait fait polémique. Brandissant son amulette « garde du corps », tout en esquissant un sourire,  sinon moqueur pour le moins inapproprié, il avait prononcé ces mots : « Le cœur de Jésus est avec moi ». C’est seulement deux semaines plus tard, le 31 mars, que le gouvernement déclarera « l’état d’urgence sanitaire ». Une décision qui arrive sans doute un peu tard quand on sait que les ministères de la Santé et de l’Éducation publique avaient impulsé la fermeture des écoles et des universités la semaine du 14 mars. (…)

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Coronavirus: au Mexique, les personnels de santé se sentent abandonnés par l’État (Alix Hardy / RFI / 29 avril)

Hôpital général de Mexico.
27 avril 2020.
REUTERS/ Edgard Garrido

Au Mexique, qui enregistre officiellement 16.000 cas de Covid-19 et plus de 1500 décès, les soignants ne sont pas vus comme des héros. Depuis plusieurs semaines, la peur monte au sein de la population et les agressions se multiplient envers le personnel médical, accusé de répandre le virus. Un fardeau de plus pour les travailleurs de la santé, qui se sentent déjà abandonnés par l’État. Pas d’applaudissement, mais des agressions. C’est le lot des soignants au Mexique ces dernières semaines. (…)

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La quarantaine et « les autres » : Covid et populations précarisées au Mexique (Michelle Salord / Institut des Amériques / 25 avril)

Photo Andalusia Knoll Soloff 

Le 24 mars, le gouvernement mexicain déclarait l’entrée dans la phase 2 face à la pandémie mondiale. Cette mesure entérinait la suspension immédiate des activités sociales et économiques non essentielles dans le pays et dans la capitale jusqu’au 30 mai désormais, ainsi que des mesures plus strictes de confinement avec notamment la fermeture de certaines rues piétonnes, de plusieurs commerces et la présence de militaires dans la rue. Il y avait alors 405 cas de Covid-19 confirmés et 5 décès. La pandémie semblait néanmoins lointaine. Près de trois semaines après l’annonce de la phase 2, les chiffres ont bien changé. Au 25 avril, on compte plus de 12872 cas confirmés et près de 1221 décès (chiffres officiels) et la tendance est à l’accélération. Les grandes enseignes de distribution ont été dévalisées de produits en tout genre par les classes sociales qui ont les moyens de consommer : papier toilette, boîtes de conserves, gel hydroalcoolique, bières et alcools divers. Ceux qui ont la possibilité – le privilège ? – de pouvoir rester à la maison et travailler de chez eux le font, et les autres… Qui sont les autres ? Dans un pays aussi vaste, compliqué et inégalitaire que le Mexique, la figure de l’altérité pourtant si présente est sujette à l’invisibilisation systémique. Cette crise sanitaire mondiale ne fait que le confirmer. (…)

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Cuba

À Cuba, une médecin et ses étudiants à la chasse au coronavirus (AFP / FA Martinique / 17 mai)

Liz Caballero avec des étudiantes
Foto Adalberto Roque/AFP

Depuis que Cuba a vu arriver en mars le coronavirus, la docteure Liz Caballero n’a pas pris un jour de repos. Chargée de former des étudiants envoyés de maison en maison en quête de nouveaux cas, elle se sent investie d’une « tâche importante ».« Notre routine a changé » avec l’apparition de la maladie, raconte à l’AFP cette médecin de 46 ans à la voix calme, qui exerce depuis 1998 dans un centre de santé du quartier Vedado, à La Havane. Quand Liz sort le matin de chez elle, c’est aux côtés d’une autre blouse blanche, celle de son mari Ruben, médecin à la direction municipale de la santé. Peu avant huit heures, sur le trottoir de leur rue, on les voit main dans la main, conversant pendant quelques pas, derrière leurs masques, avant de partir chacun vers une longue journée de travail. (…)

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Face au virus, Cuba veut devancer l’apparition des symptômes (AFP / Libération / 6 mai)

Porte à porte à la recherche de cas de Covid-19
(28 avril 2020, Zaragoza, Cuba)
Photo YAMIL LAGE. AFP

Isoler les cas suspects avant l’apparition des symptômes et chercher tout malade qui s’ignore, maison par maison: c’est la méthode adoptée par Cuba pour lutter contre le coronavirus, en espérant ainsi atteindre le pic plus tôt que prévu. Mardi, l’île de 11,2 millions d’habitants comptait 1.685 cas dont 69 décès, avec seulement 17 cas détectés lors des 24 heures précédentes. Avec 954 guérisons et deux patients étrangers évacués, Cuba n’a plus que 660 cas actifs. Par comparaison, la République dominicaine voisine, un peu moins peuplée (10,6 millions d’habitants), recense 8.480 cas dont 354 décès, pour 1.905 guérisons. Une différence ? Les autorités cubaines ont choisi de devancer au maximum l’apparition des symptômes chez les cas suspects. Car ceux qui ne toussent pas encore, mais sont déjà atteints sans le savoir, présentent un grand risque de contagion. “Si je détecte un cas confirmé, je cherche jusqu’à la dernière personne qui a pu avoir un contact avec lui au cours des 14 derniers jours et être contaminée”, indique le docteur Francisco Duran, directeur du département Epidémiologie du ministère de la Santé, qui présente chaque jour à la télévision le bilan de la maladie. (…)

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Cuba : les États-Unis asphyxient l’île pendant l’épidémie (France Télévisions / 30 avril)

Alors que les États-Unis sont le pays le plus touché par le coronavirus, le gouvernement cherche à affermir son blocus sur son voisin Cuba.

Caraïbe

Haïti: l’épidémie de coronavirus touche désormais l’ensemble du territoire (Amélie Baron / RFI / 11 mai)

Port-au-Prince, Haïti, 12 avril 2020
REUTERS / Jeanty Junior Augustin

Haïti est désormais confrontée à l’épidémie de nouveau coronavirus sur l’ensemble de son territoire. La pointe sud-ouest du pays a enregistré ses premiers cas lundi et les autorités sanitaires essaient de convaincre les habitants de respecter les gestes barrière pour réduire la propagation. Au dernier bilan, Haïti n’a pour l’heure recensé que 182 cas, dont 15 personnes sont décédées. La Grand’Anse est le dernier des dix départements d’Haïti à avoir recensé des personnes infectées par le virus Covid-19. En publiant les derniers résultats du laboratoire national, le ministère de la Santé a indiqué que deux des 31 nouveaux cas provenaient de ce département situé à la pointe sud-ouest. (…)

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Haïti face à la Covid 19 ( Jean Marie Théodat / Institut des Amériques / 28 avril)

Atlas interactif du suivi de la pandémie en Haïti

Avec soixante-seize personnes contaminées et six décès (à la date du 28 avril 2020) Haïti est dans la Caraïbe l’un des pays les moins touchés par la Covid-19.  L’expansion de la pandémie (déjà 282 morts en République Dominicaine voisine) ne semble pas inquiéter outre mesure ni les autorités, ni les habitants, alors que les vulnérabilités sont multiples et la préparation des dispositions de secours rien moins qu’assurée : on assiste depuis plusieurs semaines à une réaction globale qui varie de l’incrédulité au déni. (…)

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